PROPORTION
des malades
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OBSERVATIONS
C'est au mois de juillet 1859 que le nombre des agents attachés au Bureau des moeurs a été porté de trois à cinq.
Conclusions. — 1° La prostitution clandestine est un mal sans cesse renaissant, mais on ne doit pas la considérer comme une source intarissable de contagion vénérienne.
2° Plus la surveillance est active, plus le nombre des filles visitées s'élève ; mais, en même temps, la proportion des malades décroit rapidement.
3"^ Cette décroissance , coïncidant avec la diminution du nombre des militaires infectés, peut être considérée comme une preuve de Tamélioration survenue dans la santé publique sous l'influence des perfectionnements apportés aux services du Bureau des mœurs et du Dispensaire.
4"" La répression administrative de la prostitution clandestine n'est pas arbitraire, car le fait scandaleux d'aller chercher ou d'envoyer chercher des hommes inconnus sur la voie publique ou dans le^ lieux publics, afin de les provoquer à l'acte génital, peut être assimilé à l'outrage public à la pudeur.
5** Le raccrochage est un délit d'outrage public à la pudeur; par conséquent, il peut et il doit être interdit, soit aux prostituées inscrites, soit aux clandestines, et il doit être sévèrement réprimé.