DATE
OBSERVATIONS
Manchester Lvon
unies
Les renseignements sur lesvillesd'Anyletcrre sont extraits du Iravail de M. Richelot, déjà cUé.
Les renst'i ,iienioiiti sur les autres villes siint extraits des monodraplijes ajoutées au S"" volume de la 3"« éiliiiou de l'ouvrage de Parent Duohalelet, déjà cité, excepté les chiffres rt'lalifs à Bordeaux, t-n ia'>6 et en 18G0, qui m'ont été coraiimni'{ués par M. Di' Moulins, chef du Bureau des Hiœurs.
Cliilfres approxiinalils. (V. la noteîl.)
Bruxelles..
Nantes ....
Strasbourg.
Marseille . .
Bordeaux..
Rotterdam .
Bordeaux. .
La Hâve.. .
Paris
Turin
Brest
Liverpool .
Alarer
Edimbourg Londres . . .
(22) D'après la table de population donnée par Mathieu (Annuaire du Bureau des longitudes 1861, p. 227,) on trouve qu'une population de 150,000 âmes ne comprend qu'environ 5,900 femmes de l'âge de 25 à 30 ans ; (c'est, l'âge de la majorité des prostituées dont l'âge moyen eèt de 27 ans 9 dixièmes); donc, il existe à Bordeaux 1 prostituée sur 11 femmes de l'âge de 25 à 30 ans.
Des diiféreuces aussi coiisidérables sont liées saus doute à des causes tres-puîs^santes, mais qui sont à peu près iacoauues pour la plupart. S'il est facile de comprendre pourquoi la proportion des prostituées est considérable à Alger, dans une colonie naissante où la population militaire et la population flottante sont relativement très-nombreuses, où la bourgeoisie avec ses habitudes de vie régulière est en minorité, où la population virile prédomine, il me semble impossible d expliquer pourquoi la ville de Brest ofire deux fois plus de prostituées que Bordeaux ou Marseille ; pourquoi Lyon, quartier séttéral d'une armée de 15,000 hommes, ville manufacturiêre et commerçante, en a un tiers de moins que Strasbourg. Il y -a là de graves problèmes qui mériteraient detre approfondis, et dont la solution fournirait de précieuses indications à Tadministration publique.
Dans les villes étrangères et surtout dans les villes de la Grande-Bretagne, la police est administrée d'après des principes différents de ceux qui sont admis chez nous; cela seul pourrait expliquer les énormes différences qui ressortent de la statistique.