Mémoire sur la question de l'Immaculée Conception de la très sainte Vierge
Nous donnons enfin au public ce Mémoire annoncé déjà depuis long-temps, mais dont la rédaction avait été interrompue par des obstacles indépendants de notre volonté. La matièreque nous y traitons est d’un haut intérêt pour les enfants de l’Eglise; car tout ce qui touche l’honneur et la gloire de la très sainte Vierge Marie leur est particulièrement cher.
Notre but, en traitant del’Immaculée Conception, n’est pas de produire une nouvelle thèse en faveur de l’auguste Privilège de Marie. Cette matière, si souvent et si long-temps approfondie par les plus graves docteurs, peut être considérée comme à peu près épuisée, et d’ailleurs l’attention publique a été suffisamment réveillée, dans ces derniers temps, par l’excellente dissertation de S. E. le Cardinal Lambruschini, par l’important écrit du R. P. Perrone, par l’éloquent Mandement de Mgr l’Evêque de Langres.
Nous noussommes donc attachés uniquement àla question de la définibUitê que nous avons considérée au point de vue d’une décision prochaine de l’Eglise, sur cetle matière qui semble suffisamment préparée. Notre but
Il PRÉFACE,
sera rempli, si nous avons pu parvenir à exciter dans l’ànie de nos lecteurs un désir plus ardent de voir bientôt le Privilège de la Reine du ciel reconnu officiellement et proclamé en dogme irréfragable, si nous avons réussi à dissiper les préventions que l’approche d’un si solennel évènement, semble avoir fait surgir dans l’esprit de quelques personnes.
Daigne la Vierge, conçue sans péché, agréer ce faible hommage de son indigne serviteur, et le faire servir en quelque chose à sa gloire. C’est l’unique vœu que nous formons ici, en soumettant ce Mémoire au jugement et à la correction du Siège Apostolique.