‹ Mémoire sur la syphilisChapitre 8 sur 8 · II · texte numérisé non relu

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de fer, peut aA^oir son degré d’ntilité. On peut utilement la rea placer par des lotions faites avec une soliîtion de sulfate de cuivre ou de deuloclilorure de mercure. Nous avons employé alors avec avantage le nitrate d’argent. De légères applications de ce caustique sur les ulcères suffisent j^resque toujours pour les ramener dans les conditions favorables à la cicatrisation.

/ LUens^o n des ulcères vénériens dès

leur apparition est une méthode infidelle et dont les expériences de Bell ont démontré tout le danger. Tous les praticiens reconnaissent l’importance du régime et de toutes les précautions hygiéniques pendant le traitement des ulcères vénériens, cjuelle que soit la méthode dont on ait fait choix.

3° Traitemeut des huhous priinilifs et synipalicîues.

( Ade'uitcs. )

Tous les médecins sont aujourd’hui à-peu-près d’accord sur l’inutilité de faire suppurer les engorgemens des ganglions, soit qu’ils se développent spontanément à la suite d’un coït ira|>ur, soit cju’ils accompagnent lesphlegmasiesou idcérations vénériennes des membranes muqueuses, ou de la peau qui les avoisine; soit qu’ils succèdent à ces phlegmasies, la suppuration n’élimine pas la matière morbifique; elle n’est donc pas nécessaire; tous les efforts du médecin doivent tendre, au contraire, à éviter cette terminaison qui retarde

la guérison. La nécessité de la résolution étant démontrée, quels sont les moyens les plus efficaces pour l’obtenir? La conduite à tenir dans celte circonstance varie en raison de i’état aigu ou chronique de l’adénite.

Un bubon survenu à la suite du coït, et existant comme unique symptôme syphilitique, s’il est caractérisé par une inflanimalion manifeste, réclame l’emploi des applications réitérées de sangsues, de cataplasmes, enfin des antiphlogistiques. On devrait se conduire de la môme manière pour celui c|ui accompagnerait l’urétrite on des ulcères du pénis. Quelquefois alors une saignée générale , praticpiée au début d’une adénite chez un individu jeune, fort et sanguin, devient nécessaire.

L’emploi judicieux de la méthode antiphlogistique suffit, le plus souvent, pour obtenir la résolution d’une adénite aiiïuë, elle a encore l’a- \antage d’assurer le succès des révulsifs et des topiques excitans qui sont f[ueIquefois indiqués dans la nuance chronique.

Lorsque, malgré l’emploi des moyens que je viens d’indiquer il s’est formé une collection purulente, l’adénite rentre dans la classe des ]ihlegmons ordinaires, et ne réclame pas une méthode de traitement différente. Je ferai remarquer seulement que lorsque la fluctuation est évidente, on doit se hâter de donner issue au pus par une ponction.

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Que l’adénite ait été primitivement indolente, ou que, par l’emploi des antiphlogistiques, celle qui était aiguë dans le principe ait été amenée au mode chronique, les moyens thérapeutifpies sont dans les deux cas identiques. Dans cette nuance, qui constitue souvent une maladie qui réclame beaucoup de patience, tant delà part du médecin que du malade, on ne doit pas renoncer entièrement aux moyens antiphlogistiques, tels que les applications émollientes, secondées de petites émissions sanguines locales réitérées à de courts intervalles; cette pratique procure souvent de grands avantages. Lorsque la tumeur est complettement indolente, l’application d’un emplâtre vésicatoire a été quelquefois très-favorable ; mais il peut arriver aussi Cj[u’il en détermine la su|>puiation. Dans les mêmes circonstances, les frictions faites avec l’onguent mercuriel , ou la pommade ioflurée, peuvent procurer des succès, mais ces applications doivent être suspendues lorscjue les engorgemens s’échauffent et deviennent douloureux. C’est sans doute de la même manière qu’agissent les emplâtres prétendus foiidans dont l’usage, si borné aujourd’hui, était piesque général autrefois.

Le traitement mercuriel devient-il nécessaire dans les adénites pour prévenir le développement des affections secondaii'es ? Si par l’emploi des antiphlogistiques on a obtenu leur résolution , il est au moins superflu d’avoir recours à ce me-

tal dont l’action sur les viscères peut donner lieu à des inflammations plus ou moins graves. On l’administre, au contraire, avec quelcpie avantage à titre de révulsif dans les adénites chroniques, en prenant la précaution d’en graduer les doses suivant la susceptibilité des malades et l’influence qu’il exerce sur l’affection locale.

Quelquefois l’adénite qui s’est terminée par suppuration , soit qtie l’ouverture en ait été abandonnée à la nature, soit qu’elle ait été pratiquée par l’instrument tranchant, offre bientôt un vaste ulcère, parsemé de callosités, d’un aspect grisâtre , dont les bords décollés sont durs et frangés et qui fournit au lieu de pus une sanie icboreuse. Dans cet état de choses, c’est encore aux applications émollientes qu’on devra recourir plutôt qu’aux excitans de toute espèce qu’on est dans l’usage de prodiguer, cette pratique nuisant toujours parce qu’elle tend à perpétuer l’inflammation.

La pourriture d’hôpital se développant presque toujours sous l’influence d’une irritation gastro-intestinale, c’est sur le traitement méthodique de cette dernière affection qu’on devra fonder les plus grandes espérances de guérison ; la liqueur de Labarraque, employée avec succès dans cette circonstance par MM. Gorsse et Bo- BiLLiER , peut êti'e d’un utile secours dans le traitement local.

4* Traitement îles plilegmasies syphilitiques primitives de la jioaii. — (Ephe'lides , pustules.)

M. Lagneau, et beaucoup de médecins, prétendent ffue le traitement mercuriel est toujours indiqué dans le traitement des pustules. Celte prescription est trop absolue: il arrive souvent que ce symptôme, lors même ([u’il doit son origine à la contagion s y[ibilitique , reconnaît pour cause déterminante la mal[)ropreté du corps» En effet, on l’observe le plus souvent chez les malheureux , chez ceux qui sont peu soigneux de leur personne; alors les bains et un régime tempérant suffisent pour faire disparaître ces éruj)tions. Lorsqu’elles résistent à ces moyens et aux antiphlogistiques, s’il n’existe pas de contre indication , on peut administrer les préparations mercurielles. Enfin, il se présente des cas où les bains b3^drosuîfureux , de vapeurs sulfureuses ou mercurielles sont indiqués, mais on doit user, avec beaucoiq^ de précaution, des derniers à cause des accidens qui peuvent résulter de l’action du mercure à l’état de vapeur.

5“ Trailement des ve'getalious piimilives des parties

gtûiitales.

Les végétations sont rarement ''primitives. Lorsqu’elles sont le résultat d’une infection récente, on doit, comme le remarque Swediaur , les

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considérer comme nne maladie purement locale; et chercher à les détruire au moyen des topiques. Cette pratique ne doit pas, cependant, être employée indifféremment dans toutes les circonstances. En effet, il est des végétations volumineuses et douées d'une grande sensibilité , qu’il convient , avant tout , d’attaquer par des applications réitérées de sangsues, par les émolliens; et lorsqu’elles sont flétries, décolorées, on les enlève avec l’Instrument tranchant, si elles ont beaucoup de volume , ou si elles en ont peu on les détruit par le nitrate d’argent, le fer incandescent, comme le pratiquait M. Cullerilr dans son hôpital, ou avec la poudre de Sabine, incorporée dans un corps gras, comme le conseillent d’autres chirurgiens.

Ces productions ont une grande disposition à répulluler, et les cautérisations multipliées ne suffisent pas toujours pour les détruire complettement. Il y aurait quelquefois des Inconvéniens graves à s’opiniâtrer dans ces manœuvres qui peuvent amener des dégénérescences organiques. Le meilleur moyen d’empêcher leur reproduction est de pratiquer ces cautérisations avec ménagement, de les suspendre lorsqu’elles développent de l’irritation , et de n’y revenir qu’après avoir combattu l’inflammation locale.

Lorsque la forme de ces tumeurs permet de les lier, on doit préférer ce moyen à tout autre. Un traitement mercuriel étant, le plus souvent,

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. sans action sur elles, ne doit jamais être employé, parce qu’il aurait , suivant la remarque de Bell, plus d’inconvéniens que d’avantages.

1FÏIT.

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