ERREURS POPULAIRES SUR LA VACCINATION
On dit souvent qu’il, est dangereux de se faire vacciner dans un temps @’épidémie. ‘‘C’est une erreur qu’il est important de détruire ; voioi commegispe préjugé a pris origine. Des médecins, par le passé, ont été tésez peu scrupuleux pour inoculer, immédiatement après leur sertie d’ine maison infectée, un vaccin qu'ils avaient sur leur.bersonnes ; ce vaccin, la lancette ou les vêtements du médecir transportaient ainsi le virus variolique, dont ils étaient imprégnés, dans les maisons où celui-ci était appelé pour vacciner, et le résultat en a été que les sujets vaccinés contractaient la variole au lieu de la vaccine.
Après des faits de ce genre, qui sont plus fréquents qu'on ne le pense, rien d'étonnant que le public craigne la vaccination en temps d’épidémie,
Il est quelque chose qui surprend tout observateur judicieux ; qu'avant de sévir sur le public, avant d'imposer des amendes, l'autorité n'ait pas commencé par défendre aux médecins de vacciner en même temps qu'ils soignaient des varioleux. C’est de première nécessité, si l’on veut conserver la confiance publique dans la vacrination.
Les autorités ne doivent imposer la vaccination qu'après avoir pris toutes les précautions possibles, Toute imposition déplaît et produit souvent l'effet contraire qu’on désire. L'esprit humain est ainsi fait, qu’il cherches à découvrir quelque défaut caché dans ce qu’on lui présente, où même à lui en attribuer qui ne lui appartient pas.
À la vaccination imposée, le public répond en la rendant
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responsable de toutes les maladies qui suivent, par le raisonnement post hoc ergo propter hoc.
Si le vaccinateur se sert d’un vaccin de son choix, il est intéressé à défendre son œuvre injustement attaquée ; mais si le vaccin est imposé par l’antorité, c’est cette dernière qui en portera le blâme ; c’est sur elle que pesera l’odieux. C’est sur elle que le vaccinateur se défendra du mauvais résultat, trouvant plus commode cette défense générale que d’entrer dans des questions de faits et de détails, d’où il n’est pas certain de sortir intact.
La responsabilité étant laissée, ‘aux vaccinateurs, il s’en suit pour ceux-ci le devoir de choisir. ua bon vacein, et d’être très particulier dans la manière de vacciner. Pour conserver sa réputation, il se croira obligé d'aller à domicile, voir les résultats de ses vaccinations, atténuer le tort que peut causer un mauvais cas et éclairer le public. JW la persuasion en parlant le langage des fans.
Pour montrer le risque que ose le vaccinateur d’être mal jugé, voici un fait personnel. Eu 1872, j'étais prié de me rendre à 10 heures dans une famille pour vacciner un enfant ; pour raison professionnelle je ne pus m'y rendre qu'à 11 heures. En entrant, je trouve l'enfant en convulsion ; on me dit que l’enfant avait eu sa première attaque à 10 heures et quart, et qu’il n'avait pas recouvré sa connaissance depuis. Ces convulsions continuèrent et amenèrent la mort dans les 24 heures.
Je me demande, si j'eus vacciné l'enfant à 10 heures, ce que la famille aurait pensé ; elle aurait naturellement mis cette mort sur le compte de la vaccination, Je me félicitai d'avoir différé ma visite en cette circonstance.
L'enfant, au moment où ilest vacciné, peut être dans la période d’incubation de diverses maladies éruptives ou autres. La vaccine, à coup sûr, n’arrêtera pas ces maladies, elles subiront leur cours en même temps que la vaccine, et son vent seront fatales. Ces maladies concomittantes et leurs suites nuisent beaucoup à la réputation de la vaccine ; pendant les trois semaines que dure cette dernière, que de maladies accidentelles peuvent survenir qui seront attribuées à la vaccination ?
Ce sont quelques-unes des difficultés que le vaccinateur doit s'attendre à rencontrer, s’il vaccine avec du bon vaccin. Je laisse le public juger ce qui doit arriver, si le vaccin est impur et dont les mauvais résultats sont évidents. Tout le monde sait avec quelle rapidité les nouvelles de cette sorte se répan-
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dent; on les amplifie de circonstances aggravantes, on s'attaque aux vaccinateurs et à l’autorité qui les emploie.
La responsabilité est telle qu’il faudrait la partager entre les parties intéressées, le vaccinateur, le vacciné et celui qui cultive le vaccin. L'autorité doit protéger le tout par une concurrence bien entendue dans la*culture du‘vaccin, par la liberté de choix pour le vacciné, et par une rémunération équivalente aux risques encourus par le vaccinateur,