‹ Mémoire sur la vaccination [microforme]Chapitre 4 sur 14 · VACCINATION HUMANISÉE PERMANENTE · texte numérisé non relu

VACCINATION HUMANISÉE PERMANENTE

Quand un théiaituin vaccine dans le public, on lui pose invariablement cette questioït : “votre vaccin est-il bon ?

C’est pour répondre à, cette question bien légitime que, il y a quinze ans, j'avais pris l'initiative d'un mode permanent de vaccination humanisée. Voici en quoi consistait ce mode : je choisissais des enfants bien cônstitués, de parents sains pour servir de sujets de vaccination ; -jinoculais toujo”1rs le plus beau vaccin venu de ces sujets, à d'hutres choisis de la même manière. Je suivis ce travail pendänt 13 ans sans jamais l’interrompre, eu sorte que en 1885 le vaccin dont je me servais était le même que j'avais inoculé pour la. première fois en 1872. Je fus très heureux dans les inoculations dé ce vaccin, et son efficacité parut augmenter au lieu de diminuer,

J’eus le plaisir de rendre à mes confrères de la ville et des campagnes le service de leur en fournir à demande. Ce vaccin fut aussi recherché en dehors de la profession médicale ; il a servi à vacciner dans plusieurs paroisses autour de Québec. Ces paroisses ont été préservées de la variole dans les épidémies qui suivirent, Je n'ai pas entendu parler d'un seul cas de variole sur les sujets vaccinés avec ce vaccin.

J’ai pu vacciner ainsi, jusqu’à l’automne 1885, plus de 7000 personnes à Saint-Roch de Québec. Je n'ai eu sur ce nombre aucun cas d’érésypèle, ni autres maladies septiques.

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