Le changement de la couleus
et de la consistance de l'urine.
iS". Le flux hémorroïdal.
i4». Les varices.
7°. La hernie inguinale et scrotale.
La manifestation des symptômes véritablement caractéristiques d'une alfeclion , qui sont simulés dans un sens tout-â-fait opposé, sert encore à indiquer positivement la fourberie. En voici un exemple que je me plais à citer, et qui m'a été communiqué par un de mes amis, le docteur Lorej, chirurgien major retraité. Un homme simulait parfaitement une hémiplégie dont l'apparence en avait imposé à un chirurgien très-instruit : il ne fallut qu'un peu de réflexion pour faire reconnaître de suite que la maladie était feinte et que le délinquant se trahissait lui-même, parce que la contraction des.
(91 ) muscles, qui dans la maladie réelle porte la commissure des lèvres en dehors, et a pour cause le défaut d'action des muscles antagoiiistes, avait lieu du côté même prétendu paraljsé, ce qui était évidemment contraire à l'observation et à la théorie admise.
L'étude particulière des affections simulées de cette deuxième classe nous offrirait des exemples curieux de stratagèmes qui, vs'ils ne déshonoraient pas l'homme qui les emploie, et ne caractérisaient pas sa pusillanimité, ou plutôt sa lâcheté et son horreur pour le service militaire, pourraient lui mériter, comme inventeur, un léger tribut d'admiration. Les jeunes gens qui se préparent à imiter les maladies énoncées dans celte seconde section, ne tirent pas toujours de leur propre fond l'idée bizarre de leur singulière malice en ce genre : les parens , les amis , les commères et les guérisseurs de village sont leurs tons et fidèles conseillers. Les uns se teignent la peau avec une forte infusion de safran , l'encre, le suc de baies d'hièble , ou la décoction de plantes et de bois à teinture, etc.; les autres s'injectent du pus dans les oreilles; ceux-ci avalent du sang purou déîajé, en imprègnent des linges, boivent des liqueurs rouges nitrées, tiennent un morceau de bol d'Arménie dans la bouche, pour teindre leur salive, ou mangent abondamment des racines et des fruits qui colorent l'urine en rouge ; ceux-là s'appliquent ou s'introduisent artistemenl des substances préparées qui, aux jeux de riiomme non prévenu, imitent parfaitement une maladie réelle. Il en est quis'appliquentdes ligatures sur les membres pour ralen-
tir et intercepler la circulation, faire paraître le pmils plus faible, et forcer des varices légères à se prononcer de manière à représenter nn état maladif très-iipparent :mais c'est le plus souvent peine perdue pour eux, et il ne leur reste que la honte d'une tentative ridicule et infructueuse; tant il est faciie, dans les cas ci-dessus mentionnés, de séparer le faux du vrai, pour peu que l'on soit animé de son devoir, attentif, réfléchi, et bien décidé à ne point s'en laisser bonnement imposer par une simulation aussi ouverte et par trop grossière! C. Maladies simulées , factices et volontaires , imitées pa?^ F application , à V extérieur ou à V intérieur^ d^agens qui produisent une altération ou un changement contre nature dans la forme ^ le volume , rintégritë , la continuité et la sensibilité de dif/erses parties du corps.