‹ Mémoire sur le choléra [microforme]Chapitre 17 sur 17 · UN SERVICE À RENDRE A LA SCIENCE · texte numérisé non relu

UN SERVICE À RENDRE A LA SCIENCE

AC

Se œ

Oo,

La science médicale étant er: grande mesure fondée sur l'observation des faits groupés ensembles, il est clur qu'il est de toute importance de ne pas laisser passer inapparçus les faits d’un caractère aussi tristement remarquable que ceux qui se produisent lors du passage d’une épidémie de choléra.

Il est donc bien malheureux qu'on n'ait pas, dans le temps, recueuilli d'une façoir régulière les statisques des épidémies pré écédentes er Canada: il serait impossible aujourd'hui de combler cette lacune, parce-

que les renseignements exacts et circonstanciés man- b quent, le peu qu'on en possède se trouvant disséminé et F comme perdu dans les journaux des époques concernées a et dans un petit nombre de rapports, fort intéressants, | és mais limités à quelques sujets particuliers d’'investiga- F tion. f Il faudrait tâcher de faire en sorte, si nous avons le malheur d’être visités, cette année, par le choléra, (4 que l'expérience, si chèrement acquise, ne soit pas per- P due cette fois pour la science. d Ces statistiques du choléra devraient être recueuil- d lies sur place, par les Bureaux locaux de santé et en- q voyées au Bureau central. Quelques restreintes que t soient les observations, elles ne doivent point être né- Ê

gligées : on a remarqué en Europe que les faits re-

est un tion, à est un le peu enfant, té, on nir un

rble.

‘e fon- , 1l est laisser tristeors du

s, dans statisserait parce-

s man-

iiné et

‘ernées

ssants,

estiga-

avons 1oléra, as per-

cueuilet en- $s que re néits re-

cueuillis dans les petites localités ont, dans leur ensemble, un intérêt plus grand et amènent à des conclusions plus certaines que ceux qui sont recueuillis dans les grandes villes. A valeur égale, l'officier chargé de ce travail peut apporter plus d’exactitude en opérant dans une petite localité, parceque, d'abord, 1l n’est point surchargé de besogne et qu’ensuite 1l connait ou peut facilement connaitre tout ce qui tient aux circonstances particulières de chacun des cas qui font le sujet de ses observations.

Le meilleur moyen de mettre de l’uniformité et de l’ensemble dans la collection de ces statistiques paraitrait devoir être de fournir des tableaux, en blanc, à toutes les personnes engagées dans le service des malades ou des pompes funèbres, le clergé, les médecins, les officiers de santé et autres.

Il faudrait, autant que possible, donner avec le nombre de cas de choléra dans chaque localité, le nombre de cas d'autres maladies observées, et avec le nombre de morts causées par le choléra, le nombre de morts causées par d’autres maladies.

Le récit de chaque cas de choléra devrait comprendre la date de l'attaque du mal, la date de la guérison ou de la mort, le sexe du malade, son âge, sa nationalité, son état de santé général, sa condition et ses habitudes de vivre, la durée de la maladie (en heures) : le tout suivi de telles remarques qu’il paraitra nécessaire ou intéressant de faire.

Comme matière de renseignements généraux il conviendrait encore de faire l’histoire de l'épidémie par rapport à la localité, comprenant l’époque précise de l'invasion du choléra dans l'endroit, la manière dont il a été introduit, l’époque de sa disparition ; quelles étaient les maladies régnantes lors de l’apparition du choléra et comment elles se sont présentées en fréquence et en intensité pendant l'épidémie et immédiatement après. Il faudrait ajouter à cela l’exposé

des conditions hygiéniques et sanitaires de la localité et de leur influence apparante sur les progrès et les résultats du choléra, ainsi que des moyens prophylactiques employés par les autorités locales et les particuliers.

Partout où la chose est possible, il serait aussi fort intéressant de recueuillir chaque jour des observations thermométriques, baromètriques et hygrométriques.

Une description des lieux, contenant la distribution des eaux, rivières, lacs et marécages, le rapport du nombre des cas de choléra et du nombre des morts avec le voisinage de ces subdivisions de la localité, est encore une étude d’une très grande importance à faire.

C’est par des travaux de ce genre, exécutés avec conscience, qu'un pays profite de l'expérience acquise au prix de si pénibles sacrifices, et qu'il paie, à la communauté des hommes, le tribut que chaque contrée doit à la science mise au service de l'humanité.

J. C. TACHÉ Rapporteur.

Outaouais, Département de l'Agriculture, Mars 1866,

calité es rélactirticu-

aussi

erva- VA L1

nétr1-

triburt du morts é, est faire.

avec ise au mmudoit à

Page 1