‹ Mémoire sur le choléra [microforme]Chapitre 3 sur 17 · CARACTÈRES EXTÉRIEURS DU CHOLÉRA · texte numérisé non relu

CARACTÈRES EXTÉRIEURS DU CHOLÉRA

Toute dissertation purement scientifique serait hors de place dans un écrit comme celui-ci; mais 1l importe d'y faire entrer ce qui peut donner au public une connaissance générale de la maladie dont il est question, attendu que la possession d'idées saines sur le sujet peut mettre celui qui en est nanti en état de rendre des services importants à ses semblables ; cest aussi le meilleur moyen de faire disparaître les terreurs sans causes, dont quelques uns sont tourmentés, et la confiance, non moins dangereuse, que d’autres placent en des choses qui n’en méritent aucune, quand elles ne sont pas autrement nuisibles.

] un fait ind l’er et |

d'a pro tre:

ma

ce | ses, gér So cée;

nn so la

il 1 la ( Ca po pa £rc

in:

ré:

Se] q Ut fr

te

stique

de M.

aladies l a été e com-

jet aux u pestid'autres rincipe,

leurs e carac- * jamais mnelles

e serait mais 1l a public t il est ines sur en état blables ; utre les purmend’autres +, quand

Le Choléra se montre sous presque tous les climats, un très petit nombre d’endroits du globe ayant, de fait, échappé à ses visites; il attaque les deux sexes indistinctement, tous les âges, toutes les conditions : l'enfant et le vieillard, le riche et le pauvre, le fort et le faible, tous sont sujets à ses coups.

Il sévit d'ordinaire (pas toujours cependant) d'avantage là où l’agglomération, la misère et la malpropreté se rencontrent. [L’intempérance et les autres vices rendent invariablement les effets de la maladie plus désastreux.

Souvent l'approche du choléra est signalée à l’avance par la prédominance d’autres maladies contagieuses, endémiques ou épidémiques et une tendance générale aux affections de l’estomac et des intestins. Souvent encore les approches du Choléra sont annoncées par des épizooties qui ravagent les troupeaux d'animaux domestiques.

Quelquefois l'apparition du choléra semble avoir nn effet marqué sur les maladies alors régnantes, soit qu’il en augmente ou en diminue l'intensité et la fréquence ou en altère les conditions ; quelquefois il ne semble exercer aucune influence de ce genre sur la constitution médicale du pays qu’il envahit. En Canada, cependant, on pourrait dire que le choléra a eu pour effet presque constant d'interrompre, en grande partie, le cours des autres maladies d’un caractère grave et de nature à être de cette sorte influencées.

De tous les renseignements recueillis sur cette matière et de toutes les circonstances observées, il résulte que deux ordres de faits relatifs au cholére semblent présenter partout un caractère invariable qu'il est important de noter ; l’un à trait à la mortalité proportionnelle, l’autre à l’influence de la saison froide sur la maladie,

La mortalité, dans tous les pays et dans tous les temps, n’est jamais descendue au-dessous d’un tiers

du nombre des cas de choléra confirmé et la moyenne semble avoir été de quarante à cinquante pour cent.

La saison froide a, toujours et partout, eu pour effet de diminuer l'intensité du choléra; dans les pays froids comme le nôtre, le choléra ne résiste pas à l'hiver : les quelques faits isolés à ce contraire ne peuvent, en aucune manière, faire rejeter l'ensemble des faits qui donnent à cette proposition un cachet de certitude indéniable.

Ces quelques données sur le choléra sont fort importantes : il est bon que chacun sache ce qu'il y a de certain, ce qu’il y a de douteux, le positif et le négatif, afin de voir les choses comme elles sont et de n’être pas la proie d’espérances et d’une sécurité illusoires ou de ridicules frayeurs ; car 1l en est beaucoup qui ont péri victimes dela maladie pour s'être imprudemment fiés à de vains systèmes et à de faux ‘remèdes, ou pour s'être follement exagéré l'étendue des dangers de leur situation.

Il est utile que chacun possède une connaissance élémentaire des symptômes du choléra, comme des prodromes, ou signes précurseurs de la maladie ; car, ordinairement, une attaque de choléra s'annonce par une espèce d'affection qu’on a nommé Cholérine, laquelle peut se terminer sans que le choléra confirmé vienne lui faire suite, mais qui semble, cependant, lui servir comme d’avant-coureur.

La Cholérine est caractérisée par les symptômes suivants, lesquels néanmoins n’arrivent pas toujours dans le même ordre, ni tous à la fois, ni tous exactement de même chez divers individus : bruits et mouvements dans les intestins, douleurs de ventre, diarrhée généralement bilieuse, sensation de malaise et de faiblesse, perte d’appétit, blancheur de la langue, quelquefois mal de tête et souvent envies de vomir.

Il ne faut pas oublier qu’en temps de Choléra il y a une disposition générale à la diarrhée et que le

dér:

com

si l’ tôm tôm mar ract entr vasi Péri plen péri

sieu.

miss dimi des au C de plus face den | ou $

tatid tion trar trén

: pea

des tièr( les con1

naus

rt10

moyenne pour cent.

pour effet les pays iste pas à itraire ne ’ensemble n cachet

sont fort

qu'il y a ositif et le es sont et e sécurité h est beaupour s'être ; À de faux & l'étendue

onnaissancomme des ladie ; car, nnonce par

Cholérine, léra confircependant,

symptômes as toujours pus exacteits et mouentre, diarmalaise et > la langue, s de vomir.

e Choléra il > et que Île

dérangement des intestins peut dégénérer en cholérine, comme la cholérine peut passer au choléra confirmé.

Lorsque la cholérine se tranforme en choléra, ou, si l’on aime mieux, lorsque les prodr mes ou symptômes précurseurs se confirment, de même que lorsque le choléra arrive tout d’un coup sans aucun symptôme précurseur apparant, le progrès de la maladie est marqué par des périodes successives plus ou moins caractérisées et qu'on a désigné de diverses manières, entre autres de la manière qui suit: lo. Période d'invasion, 20. Période d'état, ou algide, ou cyanique, 30. Période de réaction, 40. Période de terminaison ; ou simplement, première, seccnde, troisième et quatrième période.

La période d'invasion est caractérisée par plusieurs ou tous les symptômes suivants : diarrhée, vomissements, douleur à la région de l'estomac, crampes, diminution générale de la chaleur de la peau, froideur des extrémités, sensation progressive de constriction au creux de l’estomac, anxiété, altération particulière de la voix, pouls précipité et devenant de plus en plus faible, yeux ternes et enfoncés dans les orbites, face livide et contractée, soif irrésistible et désir ardent de boire de l’eau froide, diminution graduelle ou suppression subite des urines.

La période d'état est caractérisée par une augmentation des symptômes précédents suivis de la coloration de la peau qui devient bleuâtre et livide, d’une transpiration froide et visqueuse qui donne aux ex-

\ trémités et surtout aux doigts l’apparence ridée de la peau des noyés, d’une exacerbation du symptôme ides crampes, d’évacuations blanchâtres dont la ma-

tière ressemble à de l’eau de riz ou de gruau, lesquelles sont souvent émises sans que le malade en ait connaissance : le malade bientôt répand une odeur inauséabonde et prend un aspect sinistre, la respiration devie: & de plus en plus froide et de plus en plus

pénible, une prostration générale s'empare de toutes les forces vitales ; mais l'intelligence demeure intacte presque toujours, jusqu’au dernier moment que la mort vient terminer cet ensemble de symptômes aussi terribles qu’étranges.

La période de réaction, quand le malade survit à la période précédente, se montre par les signes suivants : le pouls revient graduellement, la coloration bleuâtre disparait à mesure que la peau reprend sa chaleur naturelle, la respiration devient plus facile et plus régulière, la voix revient par degrés à son timbre ordinaire, une sueur modérée humecte la peau en même temps que la face se gonfle plus ou moins et que les yeux semblent s’injecter de sang. Quelquefois la réaction est trop violente et, alors, il y a danger de congestion de quelqu’organe intérieur, du cerveau surtout.

La période de terminaison est caractérisée par un retour plus marqué vers l’état normal et surtout par le retour des fonctions urinaires et bilieuses à leur état de santé, en même temps que la turgescence de la face et la rougeur des yeux disparaissent ; mais ici encore 1l y a danger de voir cette courte convalescence du choléra dégénérer en une affection secondaire, dont les symptômes ressemblent, en quelque sorte, à ceux des fièvres typhoïdes.

Tous ces symptômes peuvent varier dans leur forme, ils varient beaucoup en intensité, et encore dans leur ordre de succession ; ils se rencontrent tous et bien marqués dans beaucoup de cas, tandis que plusieurs d’entre eux ne se montrent en aucune facon ou d'une façon peu marquée, dans d’autres cas ; mais, pris plusieurs ensemble, ils caractérisent le choléra asiatique et le font aisément distinguer de toutes les autres affections,

La mort peut arriver à toutes les périodes de la

“accon

Centr ‘son

( de sa ne sa] ticipe expre

ce flé:

sud-e:

Asiat| té.

le Ch Ipréfé

quefo de le marc vière

le toutes e intacte t que la mes aussi

» survit à ignes suia colorapeau revient plus ar degrés à umecte la le plus ou de sang.

alors, il y à érieur, du

isée par un surtout par ises à leur gescence de it; mais ici nvalescence ndaire, dont orte, à ceux

- dans leur

, et encore ontrent tous

tandis que aucune façon es Cas ; Mais, t le choléra

or de toutes

ériodes de la

maladie, mais généralement elle arrive à la seconde période dite d'état ou algide.

La terminaison fatale de la maladie, de même que la terminaison heureuse peuvent arriver en quelques heures et peuvent aussi être retardées de quelques Jours : des malades sont morts quatre heures seulement après la première attaque du choléra, d’autres n'ont succombé qu'après soizante dix heures de maladie ; néanmois ces cas de courte et de longue durée sont des e exceptions assez rares et la mort ou la convalescence arrivent, d'ordinaire, dans des limites de

temps beaucoup plus rapprochées que ces deux extrêmes.

Page 1