‹ Mémoire sur le choléra-morbus asiatiqueChapitre 17 sur 40 · APPAREIL RESPIRATOIRE · texte numérisé non relu

APPAREIL RESPIRATOIRE

Ordinairement , coloration rougeâtre ou d’un brun foncé , ou livide , en un mot traces de congestion ; follicules plus développés qu'à l’état normal , contenant une matière pultacée qu’on fait sortir aisément par la pression. La paroi postérieure de la trachée présente assez souvent une teinte brune ou même noirâtre ; enfin , sa partie inférieure peut être fortement injectée , alors que la supérieure l’est à peine. M. Lévy avait déjà fait des remarques analogues.

J’ai quelquefois vu les ecchymoses sous-pleurales notées par M. Michel Lévy. Il y avait presque toujours absence de sérosité dans les cavités formées par ces membranes qui étaient souvent collantes, poisseuses aux doigts , sans que nous ayons pu cependant isoler cette sorte d’enduit , comme quelques médecins Font fait.

Ont quelquefois paru affaissés sur eux-mêmes ; et alors il y avait un intervalle d’un à deux travers de doigt entre les parois thoraciques et ces organes qui étaient congestionnés , surtout à la partie postérieure ou déclive , et renfermaient un sang noir , sirupeux , assez souvent grumeleux , s’écoulant avec lenteur lorsqu’on incisait le parenchyme pulmonaire.

Magendie, Bouillaud, Lecanu, Rose, Thompson, Becquerel ( Arch . de Méd. oct. 1849), Garrod, etc.

Résumé de l’analyse de M. Becquerel : diminution de la quantité proportionnelle d’eau ; augmentation des matériaux solides. La moyenne de ceux-ci s’élève à 110 et 113, au lieu de 80 à 85 pour 1,000. Le sang et surtout le sérum sont plus denses : assez ordinairement , l’albumine du sérum a diminué ; la proportion des globules est devenu plus considérable ; il en est de même à l’égard : — des matières grasses surtout , des matières extractives , des divers sels (chlorure de sodium, etc.). L’analyse de M. Garrod présente une certaine analogie avec la précédente. Voici les différences : 1® augmentation de l’albumine dont la proportion, d’après Becquerel, est moindre ou reste la même ; 2e présence de l’urée dans le sang des pholériques , surtout pendant la période de réaction ; il n’est pas fait mention des matières grasses.

Dans quelques circonstances , les poumons prenaient assez rapidement, à l’air, une teinte rouge qui contrastait avec la couleur noirâtre du sang , ci-dessus signalée : cette teinte rouge apparaissait dans les points intermédiaires à ceux où se voyaij le suintement noir que fournissaient les gros vaisseaux de l’organe.

Je n’ai jamais eu occasion de rencontrer l’apoplexie lobulaire, ni la congestion mélanigène observées par M. Lévy. ( Gazette Medicale , 4 Août 1849.)

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