FORÇATS INCURABLES
( Salle 5 .)
Pain frais. ..... Vin de Journalier. . . .
Viande fraîche .
Fayols , Fèves ou Pois Ou Riz .
0,750 grammes.
0,024 centilitres
a oka p.r. I Les mardis, jeudis, o1 î samedis et dimanches
— Si
Quelques considérations sur la Psorentérie , devant précéder le Tableau N° 1 d’ Anatomie Pathologique .
Je m’empresse de déclarer ici que mes observations concordent presque en tous points avec celles qu’a faites M. Bouillaud sur le siège de la psorentérie ; comme ce professeur , je l’ai plus spécialement rencontrée dans les dernières circonvolutions de l’iléon, le cæcum, le commencement du colon et dans le duodénum.
M. Boijillàud ajoute, avec juste raison, que l’estomac est de toutes les divisions du tube digestif celle où l’éruption granuleuse se trouve le plus rarement. M. Valleix s’exprime, à l’égard de la psorentérie gastrique d’une manière analogue : « On a, dans quelques cas, dit-il, trouvé dans la muqueuse stomacale, quelques petits points saillants, blanchâtres , assez semblables à ceux de l’intestin et de l'oesophage. »
D’après M. Cruveilhier , ces granulations n’occupent pas le tissu cellulaire sous-muqueux, mais l’épaisseur même de la muqueuse ; elles lui ont paru surtout très multipliées près de l’orifice œsophagien et le long de la petite courbure du viscère. (Anatomie, tome 111, p. 207. Anat. patli. liv. xiv. pl. I).
Ces granulations ont été considérées par MM. Bouillaud , Cruveilhier, etc. comme des follicules muqueux tuméfiés.
MM. Serres et Nonat , auteurs d’un bon mémoire sur ce sujet, ont donné à l’éruption intestinale proprement dite le nom de Psorentérie. (Y oyez Gazette Médicale , 1832. p. 206.)
Sans vouloir atténuer l’intérêt qu’offre dans le choléra, l’existence fréquente de la psorentérie, il me semble que cette saillie des follicules isolés est compatible avec l’état de santé ; que la psorentérie (qui n’appartient pas exclusivement au choléra) est une sorte de mise en relief des follicules, plutôt qu’une lésion ou altération essentiellement pathologique ; qu’ enfin l’anatomie explique, d’une manière satisfaisante, son absence en certains points , et son apparente prédilection pour certains autres , c’est-à-dire cette sorte de confluence que j’ai souvent remarquée vers la fin de l’intestin grêle , sur la valvule iléocœcale elle-même, vers la partie supérieure du duodénum, etc.
Voici quelques preuves à l’appui de ces diverses assertions :
J’ai observé et montré récemment sur quatre personnes que la mort avait surprises au milieu d’une santé florissante, une psorentérie prononcée , occupant la partie inférieure de l’iléon, dans l’étendue de 2 décimètres (terme moyen) , la valvule iléo-cœcale, et deux fois le cæcum, ainsi que l’origine du colon ascendant.
Le premier sujet avait succombé au bout d’une heure , par suite de fracture du crâne et d’attrition du cerveau ; le second était un supplicié que j’ai examiné un quart d’heure après la mort ; le troisième avait été subitement asphyxié par l’entrée brusque de matières alimentaires dans le larynx et la trachée ; le quatrième, enfin, par submersion.
J’ai dit ci-dessus que l’anatomie expliquait la saillie ou relief des follicules, d’une manière satisfaisante, sinon à l’abri de toute objection. On conçoit facilement que la nature de ce Mémoire ne peut comporter des dissertations anatomiques sans fin, ni la reproduction de tout ce que le microscope a révélé sur ce sujet. Toutefois , après m’être permis de renvoyer le lecteur à l’anatomie microscopique de Manpï (p. 558), je crois devoir rappeler ici quelques notions de splancbnologie.
Les glandes ou glandules de l’intestin grêle sont tellement multipliées que la membrane muqueuse mériterait aussi bien que celle de l’estomac , le nom de tunique glanduleuse. La plupart sont des glandes simples , solitaires ou agrégées : cependant on découvre des glandes agglomérées ou acineuses dans le duodénum (glandes de Brunner).
J° Les glandes simples se présentent sous deux formes bfen différentes , pour ne pas dire opposées ; de là deux divisions :
J° Glandes de Lieberkuhn; 2° Glandes solitaires .
1° « Les premières sont les glandes simples les plus répandues : on les rencontre dans l’intestin grêle et le gros intestin. Ce sont des utricules cylindriques , etc... dont les orifices sont parfaitement libres dans le gros intestin,, et à égale distance les uns des autres ; tandis que dans l’intestin grêle les villosités les couvrent presque tous ; aussi les aperçoit-on sur le premier de ces organes , sans la moindre préparation » (V. Huschke J;
TABLEAU i.