DES VEEM1E&6 A RS ACIDES
exprimer le regret de ne pouvoir donner à la fin de mon travail le caractère de certitude que je crois avoir imprimé au commencement; mais on remarquera que cette hésitation se présente précisément à une époque troublée, où la couronne passa à diverses reprises , et toujours d'une manière violente , du père au fils, et d’un frère à l'autre, sans que les historiens que nous possédons nous instruisent suffisamment du détail de ces discordes. Yisconti n’avait point connu de médaillés qu’on dût ranger à Mithridate III ; Sestini attribua depuis à ce prince des pièces dont la légende est, BA2IAEH2 BA21AEÛN APZA&Or ErEPrETOÏ AIKAIOÏ EIÏI4»ÀNOY2 «MAEA- AHN02; mais cette légende est celle qu'Orode adopta le premier, et qu’il transmit à ses successeurs. La drachme que Sestini donne à Mithridate III doit donc être restituée à Orode, lequel ouvre une ère nouvelle dans la numismatique des rois paithes, de même que dans l’histoire nous le voyons «“lever son peuple au plus haut degré de prospérité.
En terminant ce travail, je dois rappeler quelles sont les hases sur lesquelles j'ai opéré , et faire apprécier, autant que possible, le degré de certitude que je puis avoir atteint. Après avoir démontré que les pièces données jusqu'à ce jour a Phraate I" appartenaient en réalité à Mithridate 1", après avoir admis l’opinion de Yisconti sur les pièces qui reviennent à Orode, je devais échelonner entre ces deux règnes toutes les pièces qui ont été frappées dans l'intervalle, et cela par deux procédés d investigation destinés à s'accorder presque sans exception, l’étude du développement progressif des titres royaux, et c«*lle de la transition , dans l'art, du goût grec au goût oriental. J'ai suivi rigoureusement la première voie. Je ne crois pas, dans la seconde , avoir méconnu l'application des règles d'une saine critique, et en tenant compte, chemin faisant, du rapport que les faits de l'histoire pouvaient avoir avec les noms dont les princes s'étaient revêtus, j'ai rattache des séries nombreuses de monuments à chacun des règnes principaux , laissant les lacunes et les obscurités là où l'histoire, si incomplète elle-même, indique des troubles, des re-
CLASSEMENT DBS MÉDAILLES
vers politiques el des révolutions. Ainsi, les princes qui se trouvent dotés du plus grand nombre de médailles sont:
\° Mithridate I" (Arsace VI) j 2° Phraate II (Arsace VII);
3* Mithridate II (IX);
4° Phraate III (XII).
Le petit nombre et les incertitudes portent sur 1° Artaban II (VIII);
2* Sinatrocèa (XI) ;
3° Mithridate III (XIII).
Je n'ai rien trouvé qui puisse s'appliquer à Arsace X, dont le nom est inconnu. La progression des titres royaux donne les résultats suivants:
BAIIÆUI APIAKOT (un* épithète).
BAIIAEQI METAAOT APIAKOT (1 épithète).
| d‘Ar»»re Il à Artere VI.
‘BAdAEÛS METAAOT APIAKOT EIII4MN0TI (1 épithète»).
BAIIAEQI METAAOT APIAKOT <MAEAAHNOÏ (S épithrte» .) i Milhri
BAIIAEQI METAAOT APXAKOT *IAAAEA*OT (2 épithète*). ■ date i
BAIIAEQI BAIIAEQN METAAOT APIAKOT EIU4A!fOTZ {3 titre* ou i (II), épithète»)
BAllAF.ni METAAOT APIAKOT OEOIUTOPOI (2 épithète»). B AU Ami METAAOT APlAkOf HEOI1ATOPOI ETEPTETOT (3 épith.)
BAIIAEQI METAAOT APIAKOT 0EOIIATOPOI NIKATOPOI
(3 épithète»).
Phnute U (V|l).
BAIIAEQI BAIIAEQN APIAKOT AIKAIOT ETEPTETOT KAI 4>IAF.AAIfNOL fl titre» «« épithète»), Artahaa II (Vlll) f
BAIIAEQI METAAOT APIAKOT ETEPTETOT EIITOANOTX «MAEAAHNOI (4 épithète»}. Mithridate II (IX).
BAIIAEQI METAAOT APIAKOT ATTOKPATOPOI 4»IAOllATOPOI EI1T- ♦ANOTX «MAEAAHNOI (5 épithète»}. Sioatroie* (X!)?
BAIIAEQI METAAOT APIAKOT ♦IAOÜATOPOI ETEPTETOT ElIWANOTI KAI «MAEAAHNOI (A épithète»]. Ffaraete III (XII).
BAIIAEQI BAIIAEQN APIAKOT METAAOT Enn«hANOri OEOT ETI1A- TOPOI «MAEAAHNOI (? titre» ou épithète»). Le même ou Mithridate III (XIII) ?
BAIIAEQI BAIIAEQN APIAKOT «MAOI1ATOPOI AIKAIOT EIII4»ANOTI «MAEAAHNOI (5 titres, ou épiihrt*»). Mithridate III (XIIIj ou Or»de( XIV ). BAIIAEQI BAIIAEQN APIAKOT ETEPTETOT AIKAIOT EHWANOTI «M- AEAAHNOI (5 titre» ou épithète»]. Orode (XIV),
Ces titres sont disposés 1° sur deux lignes simples à gauche et à droite;
nus rn EVIERS a asacidf.s.
2° Sur trois lignes simples, à gauche , en haut et à droite;
3° Sur quatre lignes, simples sur toutes les faces, ou bien deux à droite et deux à gauche;
4® Sur quatre lignes, simples en haut à droite et en bas, doubles a gauche;
ô° Sur quatre lignes, simples en haut et en bas, doubles à droite et à gauche;
6° Sur quatre lignes, simples à droite et en bas, doubles en haut et à gauche;
7° Sur quatre lignes, simples à droite, doubles eu haut, en bas et à gauche ;
8° Sur quatre lignes, doubles aux quatre côtés;
9" Sur quatre lignes, comme au n" 7. Cette disposition reste dès lors aussi invariable que le protocole lui-méme.
Enfin, pour faire apprécier toute l'importance des rectifications que nous avons introduites dans cette série, nous devons présenter un tableau comparatif des attributions de Visconti FütwMt Tiridate (II).
Tiridate (II).
et des nôtres.
Tiridate (II)?
Artaban I" (III) Priapatius? (IV) ou Phraate I" (V).
Mithridate I" (VI).
Phraate H (VII).
Artaban II (VIII)?
Mithridate II (IX).
Sinatrocès (XI) ?
Phraate III (XII).
Mithridate III (XIII)? Orode I" (XIV).
/ Priapatius (IV).
Phraate I" (V)
> Mithridate I* r (VI).
Sinatnecès (XI).
Phraate II (VII).
Phraate II (VII).
j Artaban II (VIH).
| Phraate II (IX).
Phraate II (VU).
I Mithridate II (IX).
j Phraate II (VII).
Phraate III (XII).
Orode V’ (XIV).
CLASSEMENT DES MÉDAILLES DES TREIZE PREMIERS A RSA LES, . D'après Ut indication* du mtmoirt précèdent.