‹ Mémoire sur le claviau et sur les avantages de son inoculationChapitre 3 sur 3 · ARTICLE II · texte numérisé non relu

ARTICLE II

Traitement du Claveau.

Il se divise en préservatif et curatif.

§. I er . Moyens préservatifs.

Cet article doit compi-endre non-seulement les divers moyens propres à prévenir la ma-

(So) ladie, mais encore toutes les précautions ca* pables d'atténuer les effets de l'infection; et» sous ce dernier rapport , l'inoculation de la clavelée doit être considérée comme un moyen préservatif très-efficace.

L'insertion du virus claveleux produit des résultats si avantageux , et est devenue d'une telle importance , que nous avons cru devoir consacrer un article particulier pour cet objet.

Les moyens communément usités pour garantir les animaux d'être atteints de l'infection claveleuse , sont le plus souvent sans effet , tant parce qu'on y a recours trop tard , que parce qu'on en fait un mauvais emploi D'après ce qui a été exposé dans l'article précédent, le premier soin à prendre pour garantir un troupeau du danger du claveau , consisterait à éviter d'aller acheter dans des foires des bêtes de rechange, à faire conséquemment assez d'élèves pour remonter la troupe , ou à ne tirer les animaux de rechange que de troupeaux bien connus et voisins. On ne saurait aussi porter trop de soins à ce que Je troupeau n'aille jamais sur les roules et chemins fréquentés par les bêtes que l'on conduit aux foires ou que l'on en ramène ; mais ces sages

(Si)

pratiques sont presque toujours négligées; elles n'excitent ordinairement l'attention des propriétaires que lorsque ceux-ci s'aperçoivent que leurs troupeaux sont menacés d'être envahis par la clavelée qui exerce ses ravages dans les environs. Toutes les mesures propres à empêcher l'introduction de la maladie sont alors mises en usage , et le cantonnement n'est pas oublié ; vaines précautions : la contagion est le plus ordinairement apportée par des voies inconnues , ou que l'on n'a pu soupçonner.

Souvent les animaux sont infectés du virus claveleux sans offrir aucune apparence de la maladie , qui peut rester latente pendant une vingtaine de jours.

Dès que la clavelée se montre dans un troupeau , on se hâte de parer à la contagion , et de garantir les individus sur lesquels il ne paraît encore aucun signe d'infection. Pour cela on sépare les bêtes saines des malades; on place les premières dans un endroit isolé , quelquefois même on sacrifie les bêtes affectées. Tous ces moyens sont bons à mettre en pratique; ils produisent l'effet désiré toutes les fois que les animaux ne portent pas déjà le principe latent de la maladie ; mais lorsque l'infection a déjà envahi des bêtes considérées comme

étant saines, toutes les précautions de triage sont superflues , et ne peuvent donner qu'une sécurité trompeuse. L'inoculation pratiquée dans ces circonstances a communément des suites fâcheuses ; elle fait éclore un claveau qui est le plus souvent malin et accompagné d'accidens graves.

§. II. Traitement curatîf.

11 varie suivant les circonstances, les localités et la manière dont la maladie parcourt ses diverses périodes. Lorsque le-claveau est bénin et qu'il ne se trouve pas de bêtes gravement affectées , le traitement doit embrasser toute la troupe en masse , et doit être approprié au mode d'éducation de ces animaux. JDans ce cas , tous les breuvages et médicamens peuvent être mis de côté; les moyens essentiellement hygiéniques, joints à quelques soins particuliers que l'on varie selon la saison , suffisent pour combattre l'affection.

Le premier soin doit être de distribuer le* moutons dans les bergeries de manière à ce qu'ils y soient k leur aise , qu'ils y respirent librement, et qu'ils se trouvent à l'abri de toute circonstance susceptible d'aggraver leur maladie. Si la saison ou diverses autres causes

ne permettent pas d'envoyer Ja troupe aux champs , et que l'on soit obligé de la nourrir à la bergerie , il faut affourer trois fois par jour avec de la menue paille et de la provende. On peut remplacer cette dernière par le trèlle et le bon foin. L'on doit continuer jusqu'à la fin de la maladie le même régime»

que l'on augmente ou que l'on diminue suivant l'état des sujets claveleux. A chaque affourée , l'on fait sortir les animaux , à moios qu'il ne pleuve ou qu'il ne neige trop fortement. Pendant ce temps , on ouvre les portes et les croisées de la bergerie , afin de renouveler l'air , et l'on change l'eau contenue dans les baquets et qui sert de boisson aux moutons. Durant l'invasion du claveau, il est nécessaire de diminuer un peu la nourriture ci-dessus prescrite ; et lorsque l'affection a fait quelques progrès , il convient aussi de soutenir les forces des malades par l'usage de l'avoine ou des féveroles ou des pois concassés. On donne aussi quelques racines, telles que la pomme de terre ou du topinambour , que l'on hache au moyen d'un moulin destiné a cet usage , et que l'on fait manger dans des augettes, en y mêlant un peu de son et de sel. On mélange de même l'avoine ou la grenaille, pour chaque distribution, avec du

son et du sel. L'on doit alterner, autant qu'il est possible , ces diverses substances alimentaires , de manière que Ton distribue un jour des racines , le lendemain de l'avoine , et le troisième jour des féveroles ou autre grenaille concassée. Pour rendre les fourrages plus savoureux et plus digestifs , on les asperge ordinairement avec de l'eau salée. Chaque fois que l'on renouvelle l'eau des baquets , il importe d'y faire dissoudre un peu de boule de mars ( tartrate de potasse et de fer ) , ou de la couperose verte ( sulfate de fer ) , mais en petite quantité, afin que la boisson devienne simplement tonique , et ne s'altère pas au point d'en dégoûter les bêtes. Ces prescriptions hygiéniques indiquent la nécessité de mettre à part les animaux, de chaque bouffée , afin de pouvoir les soigner , comme il vient d'être exposé.

Lorsque les bêtes mangent aux champs, et qu'elles couchent au parc , il faut visiter souvent la troupe , s'assurer si tous les individus ont assez de force pour se procurer la nourriture nécessaire , voir s'ils ne souffrent pas de l'intempérie de la saison , enfin juger s'il ne serait pas plus convenable de les faire rentrer le soir à la bergerie , et de les af-

(35) fourer le matin , avant de les laisser repartir* Dans cette circonstance , il serait très-avantageux de faire transporter des augettes auprès du parc , afin de pouvoir donner toii9 les matins , et avant le parcours , une provision de racines ou d'avoine avec du son et du sel.

Quelques personnes conseillent indistinctement l'usage de la nourriture verte pour les bêtes malades. Cette nourriture ne peut convenir que depuis la fin de mai jusqu'à la fin de septembre. Dans le printemps, les herbes encore tendres et très-aqueuses fatiguent les animaux, déjà affaiblis par la clavelée , et leur causent des indigestions.

A chaque bouffée , même dans le claveau bénin, il se trouve presque toujours un nombre plus ou moins considérable de bêtes plus gravement affectées que les autres, et qui demandent des soins particuliers. Lorsque ces malades sont peu nombreux , qu'ils ont une certaine valeur , et que les circonstances le permettent , on les retire d'avec la troupe , oti les enferme dans un lieu séparé , et on les soumet à un traitement convenable à leur état.

Tant qu'ils peuvent mauger au râtelier, leur nourriture doit être la même que celle qui a

(36) été prescrite pour le troupeau en masse ; s'ils sont faibles, ou peut soutenir leur force par du vin chaud qu'on leur administre le matin et le soir , à la dose d'environ trois ou quatre décilitres. Les animaux sont-ils gravement affectés, et dans un état tel qu'ils ne peuvent pas manger ou ne mangent que très-peu? on a recours à des breuvages amers et légèrement acidulés : on fait une infusion de plantes amères , telles que la gentiane , l'aunée , etc. j on prend une certaine quantité de cette liqueur, dans laquelle on verse un peu de bon vinaigre ou mieux, de l'acide sulfuriqne , et l'on administre chaque breuvage tiède et à la même dose qu'il a été dit précédemment. Souvent on donne du pain trempé dans du vin chaud, ou bien du cidre que l'on fait de même chauffer. Ce moyen ; très-tonique , est le médicament le plus efficace , et celui qu'on emploie le plus utilement , sur -tout quand les malades ne peuvent plus prendre leur nourriture au râtelier ', mais, en raison de la dépense qu'il entraîne , l'on ne peut en faire usage que pour quelques bêtes , celles auxquelles on attache un intérêt particulier. Dans le traitement du claveau , l'on administre souvent un opiat composé d'un extrait de gentiane , de miel et de farine d'orge ;

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mais on doit cesser les amers aussitôt qu'on s'aperçoit que l'animal n'est pas en état de les supporter.

Si les malades ont des plaies ou ulcères étendus , plus ou moins incommodes et dangereux , on bassine ces parties avec du gros vin , ou mieux avec de l'eau styptique , deux fois par jour, et l'on y met un peu d'huile empyreumatique , pour ranimer l'entamure et la préserver de l'abord des mouches. S'ils sont atteints de tumeurs gangreneuses , on a recours aux linimens volatils , dont il sera parlé à l'article des suites de l'inoculation claveleuse.

Quelquefois le nombre des claveleux dont l'état exigerait les soins qui viennent d'être indiqués , se trouve si considérable , qu'il devient impossible de prodiguer à tous ces malades les soins précisés. Dans cette circonstance , l'on s'attache particulièrement aux individus les plus précieux , les moins affectés, ceux dont on peut espérer la guérison , et l'on néglige les bêtes qui présentent peu de ressources ou qui ont peu de valeur.

Durant le traitement et dans tout le cours de la maladie , on doit avoir la précaution de ne tourmenter les animaux que le moins pos-

6Ïble. Le vétérinaire ou propriétaire ne doit pas perdre de vue que les bêtes à laine étant d'une constitution généralement débile , et que la moindre circonstance dirige vers l'atonie, demandent à être libres et sur-tout tranquilles. C'est principalement dans l'administration des breuvages et dans le pansement des plaies que l'on doit tâcher de ne pas fatiguer ces animaiiXj Pour faire 'prendre les substances médicamentales , on commence par enfourcher la béte ; puis on saisit de la main gauche le dessous de la tête , que l'on élève légèrement en l'inclinant un peu du côté droit ; l'on écarte avec un doigt la commissure gauche des lèvres , aliu de former une poche , une sorte d'entonnoir , dans lequel on verse tout doucement le breuvage. Si l'animal vient à ébrouer , on cesse de verser, et on lui rend la tête libre. Cette précaution est de rigueur ; en la négligeant , on court le risque de déterminer la suffocation. Lorsque la bête est très-débile , et qu'elle ne présente qu'une faible résistance , il est inutile de l'enfourcher pour lui faire prendre le breuvage; l'on doit simplement la renverser, et la placer comme pour l'opération du bistournage.

(3g) ARTICLE III.

Inoculation du Claveau.

Cet article offre des considérations nombreuses très-importantes , et qui exigent beaucoup de détails , dont quelques-uns pourront paraître minutieux , mais que nous n'avons pu négliger pour l'avantage de la pratique.

Il nous a paru convenable de traiter en particulier de chacun des objets que comporte la méthode dont il s'agit, et d'en faire autant d'articles séparés , afin de mettre le vétérinaire ou le propriétaire de troupeau à même de recourir facilement à celui de ces articles qu'il aura besoin de consulter.

§. I er . But de l'opération.

Quelle que soit la simplicité, même l'efficacité de tous les traitemens indiqués , l'inoculation du virus claveleux est sans contredit le moyen le plus sûr , le plus propre à modérer les effets de la maladie , et à la rendre peu dangereuse. Cette opéi'ation , qui a pour but de donner la clavelée à un animal qui n'en a jamais été atteint , consiste à faire de légères

entamures à la peau de l'individu que l'on veut inoculer, à y introduire le virus claveleux , et à l'appliquer de manière à ce qu'il soit absorbé.

§. II. Parties oh elle doit se faire.

On la pratique ordinairement aux ars ( aisselles dans l'homme ), au plat des cuisses , sous le ventre , sous la queue , à la face , en général à toutes les parties dépourvues de laine. L'expérience a prouvé que dans les temps de chaleur , l'insertion du virus au plat des cuisses est parfois suivie d'accidens graves ; qu'elle détermine l'engorgement des ganglions lymphatiques de l'aine , et qu'elle donne lieu à des tumeurs gangreneuses qui sont toujours trèsdangereuses. Ces divers accidens dépendent souvent de ce que les piqûres sont situées trop haut et dans le fond des ars , soit antérieurs , soit postérieurs , ou de ce qu'étant opposées , elles frottent les unes contre les autres. Ainsi t en inoculant à la face interne des membres , on aura l'attention de porter le virus à une certaine distance du loud des ars, d'écarter autant que possible les piqûres les unes des autres, de les placer de manière à ce qu'elles ne soient

Jamais opposées , et ne puissent pas frotter l'une contre l'autre.

-L'insertion du claveau doit se faire de préférence , et autant que les circonstances le permettent , au printemps , en automne, et même en hiver , pourvu que le temps ne soit ni trop humide , ni trop froid. Dans les fortes chaleurs de l'été , cette opération a souvent des suites fâcheuses; elle donne lieu à des tumeurs de différente nature qui empêchent l'éruption boutonneuse , ou bien la maladie se complique soit d'inflammations intérieures ou de la fièvre typhode.

§. III. Choix du Virus.

Jusqu'à ces derniers temps , on a regardé le pus fourni par le bouton claveleux comme la véritable matière virulente, et on l'a indiqué comme la seule propre à transmettre la maladie par le moyen de l'inoculation. Gilbert attribue les qualités virulentes aux petites écailles et à la poussière qui proviennent de la destruction des croûtes ; il regarde ces débris comme éminemment contagieux; il semble même croire qu'étant entraînés par le vent, ils peuvent porter au loin l'infection. M'étant

bien assuré que la suppuration des boutons n'est qu'un épiphénomèhe , et que, dans le cours régulier de l'éruption boutonneuse, il n'y a pas formation de pus , je ne pouvais dès- Jors regarder cette production accidentelle comme la seule capable d'être inoculée , et je commençai à élever quelques doutes sur ses vertus. L'assertion de Gilbert ne me paraissait pas mieux, fondée , puisque diverses observations m'avaient prouvé que la clavelée contractée accilentellement ne fait son éruption que du sixième au huitième jour ; ce qui varie suivant qu'il fait plus ou moius chaud ou froid. J'ai même eu lieu de m'assurer d'une manière positive, ainsi que je l'ai rapporté plus haut, que la maladie peut rester latente pendant l'espace de vingt jours.

Pour fixer mes idées sur ce point important , et ne présenter que des faits constatés par l'expérience et non purement traditionnels , j'employai à diverses inoculations , et à plusieurs reprises , des portions de pellicules , des débris des croûtes , de la laine , de la matière purulente des boutons , du sang pur, du sang mélangé , enfin de la sérosité qui se trouve par-dessous la- pellicule blanche. J'ai eu lieu de faire les remarques suivantes :

i°. La laine, les débris des croûtes desséchées , et le sang pur qui sort du centre du bouton , n'ont jamais développé de vrais boutons claveleux.

2°. Les parcelles des pellicules blanches , la matière purulente et le sang chargé d'un peu de sérosité, produisent quelquefois, mais rarement, le claveau.

3». Les inoculations faites avec la sérosité pure réussissent presque constamment , et cette humeur m'a toujours paru être le véritable véhicule du virus. Je suis même porté à croire que la pellicule , le pus et le sang ne sont viruleux qu'autant qu'ils contiennent un peu de sérosité.

Ainsi la matière capable de transmettre le claveau à un individu qui n'en a jamais été atteint , est le produit d'une véritable sécrétion qui s'établit à la surface du bouton claveleux et par-dessous Fépiderme détaché. Cette sécrétion dont nous avons déjà parlé , ne fournit point de pus , comme on l'a dit et comme on le répète journellement ; elle donne une sérosité qui soulève d'abord l'épiderme , se combine ensuite avec lui , et forme ainsi la croûte dont il a été parlé précédemment.

[Aussi tout bouton recouvert d'une pellicule membraneuse ou d'une croûte très -mince, peut être considéré comme capable de fournir du virus claveleux ; et l'on s'cu assure , lorsqu'après avoir enlevé cette enveloppe , on voit suinter la sérosité. Mais si la surface dénudée de l'enveloppe reste sècbe et ne fournit point d'humeur, cet état indique que la sécrétion est supprimée , et que le bouton n'est plus propre à fournir la matière de l'inoculation.

C'est vers le septième ou le huitième jour de son apparition , que le bouton donne cette humeur séreuse , que l'on nomme communément la suppuration ; et c'est à cette même époque que le virus claveleux paraît avoir plus d'énergie , et peut être employé plus efficacement à l'inoculation.

Une autre considération bien importante, et que l'on ne doit pas perdre de vue , toutes les fois que les circonstances le permettent , c'est d'avoir la précaution de prendre le virus sur des bêles peu malades, sur-tout dans celles où le claveau est bénin , où les boutons sont petits, séparés, peu nombreux, et se trouvent en pleine sécrétion. L'on doit aussi préférer

(45) les animaux auxquels la maladie a été inoculée , à ceux qui ont été affectés accidentellement (i).

Il restait à déterminer si le virus claveleux peut être conservé et transporté comme le vaccin } et à reconnaître les moyens propres à atteindre ce double but. Ce point n'avait encore excité l'attention de personne ; et pour l'éclaircir, je commençai mes recherches dans le mois de juillet 1812, à l'époque où le claveau régnait chez M. Nast , de Chelles. Le premier dudit mois , je recueillis sur des bêtes malades, appartenant à ce propriétaire, une certaine quantité de matière virulente. J'en chargeai un fil de coton, et j'en mis entre des plaques de verre que je maintins appliquées et fermées l'une contre l'autre au moyen de la cire ductile. Le 4 du même mois, je fis, en présence des élèves de l'Ecole , l'insertion de ce virus sur trois agnelles antenoises , faisant partie du troupeau d'expériences de cet établis-

(1) Ces observations ne sont que de simples avis j l'expérience a prouvé que le virus recueilli sur des bêtes affectées d'un claveau confluent et malin , peut produire une éruption légère et faire naître une clavelée bénigne,

(40 sèment. Dès le 7 juillet, c'esl-àrdire trois jours après l'opération , il parut s'établir dans quelques piqûres un léger travail qui alla en augmentant, se montra successivement dans toutes les incisions , et devint le signal d'une véritable éruption claveleuse. Un mouvement fébrile se fit remarquer le cinquième jour après celui de la clavelisation ; il fit des progrès jusqu'au neuvième , et il commença à baisser vers le dixième jour, époque où la sécrétion séreuse se lit remarquer dans plusieurs boutons. Ce claveau inoculé fut très-bénin , il parcourut régulièrement ses phases , et les bêtes en furent complètement débarrassées au bout de vingt jours. Le 16 juillet, je fis parvenir à M. Voisin x de Versailles, l'une des trois agnelles, qui servit pour des inoculations , dont ce savant estimable a rendu un compte détaillé dans uni rapport fait à la Société d'Agriculture de Versailles.

Les deux autres agnelles furent envoyées dans les premiers jours d'août à Brie , pour être mises avec des béliers claveleux appartenant au sieur Laroche, fermier, et avec lesquels elles cohabitèrent jusqu'après la disparition complète du claveau dont ils se trouvaient atteints ; elles furent couvertes et fécon-

dées par ces mêmes béliers , et n'eurent point de nouveau la clavelée. Les agneaux de ces deux bêtes ont été inoculés en septembre 1814 , avec tous les individus provenant de l'agnelage des années 1812 et i8i3. Ils contractèrent le claveau , et furent aussi malades que les autres animaux inoculés (1).

Je ne fus pas aussi heureux dans des expériences ultérieures . pour reconnaître si le virus claveleux mis sous verre pourrait conserver ses qualités virulentes pendant quelques mois. J'enfermai à cet effet dans une cinquantaine de tubes capillaires , ainsi qu'entre des plaques de verre , du virus pris sur les trois agnelles précédentes et sur les béliers de M. Laroche. Je plaçai tous ces verres dans une grande boîte, que je refermai exactement après l'avoir remplie de son. Au bout de trois mois , j'ouvris quelques-uns des tubes ; la matière qu'ils contenaient était complètement desséchée. Après

(1) Ce dernier fait n'était pas nouveau pour moi ; j'avais eu occasion de m'assurer plusieurs fois que les agneaux qui naissent de mères infectées ne sont point exempts de la clavelée , qu'ils contractent après leurs naissance , dès qu'ils se trouvent dans les conditions requises et favorables à la contagion.

l'avoir délayée dans un peu d'eau tiède , je 11- 1 noculai sur des bêtes qui n'avaient pas eu le claveau. Cette insertion fut entièrement in* fructueuse ; elle ne développa ni boutons cla* veleux, ni tumeurs gangreneuses. Trois mois plus tard , je fis de nouvelles tentatives , tant de la matière renfermée dans les tubes capillaires, que de celle contenue entre les plaques J cette seconde tentative n'eut pas plus de succès que la première. Le restant de la matière virulente renfermée dans les tubes et entre les plaques fut employé deux mois après cette deuxième opération, environ huit mois après sa mise sous verre , sur des bêtes susceptibles de contracter la clavelée; cette troisième inoculation n'eut pas plus de résultat que lesdeux précédentes.

D'après des demandes , il m'a été fait de plusieurs départemens divers envois de virus claveleux recueilli et conservé avec les précautions précédemment indiquées ; j'ai varié autant que possible l'insertion de cette matière virulente, et je ne suis jamais parvenu à développer la clavelée (t).

(i) Ces divers essais tendent à prouver que le virus cla— yeleux conserve peu de temps ses propriétés contagieuse».

(49) Depuis la première publication de ce mé-> moire, j'ai eu lieu de m'assurer que Je plus sûr moyen de conserver le virus claveleux , est de se servir d'un fil de laine , que l'on préserve soigneusement de l'action de la lumière et du renouvellement de l'air. A ce double effet , le 61 étant bien imprégné de matière virulente , doit être mis dans un petit tube de verre noir, que l'on ferme comme les tubes capillaires ordinaires , et que l'on conserve ensuite dans une bouteille bien bouchée.

§. IV. Mode d'insertion du Virus,

Ainsi que nous l'avons annoncé précédemment , l'insertion du virus claveleux se fait en incisant légèrement la peau de l'animal sain, soit avec une lancette, soit avec une aiguille 3 ou bien avec tout autre instrument quelconque. L'entamure la plus légère , celle qui ne fait qu'eftleurer l'épiderme et mettre simplement a découvert les voies absorbantes sans produire d'effusion de saug, est toujours celle qui doit être préférée. Je ne prétends pas cependant attribuer à ces piqûres autant d'importance qu'on leur en donne. L'expérience m'a prouvé qu'elles ne sont pas plus exemptes d'accidens que les entamures profondes.

Pour pratiquer l'inoculation , on se sert le plus communément d'une lancette , avec laquelle on fait d'abord sur l'animal sain une petite excox-iation, en incisant seulement l'épiderme. Celte première excision exécutée avec toutes les précautions requises , on trempe le bout de la même lancette dans la matière virulente, puis on l'applique sur l'entamure; on remet ensuite le petit lambeau d'épiderme afin de retenir le virus sur la plaie , et de le laisser en contact avec les vaisseaux, absorbans.

Quelques personnes simplifient ainsi l'opération. Mlles commencent par charger le bout de la lancette, et le plongent ensuite dans le tissu de la peau de l'individu soumis à l'inoculation. Cette méthode , quoique moins longue , n'est pas plus sûre. Assez souvent, riustrument s'essuie en pénétrant dans la peau ; le virus reste à l'entrée de la piqûre, n'est point absorbé, et ne produit aucun effet. Quelques vétérinaires sont dans l'habitude d'insérer sous la peau de l'animal sain un bout de fil empreint de virus , et de se servir pour cela de l'aiguille à coudre. Ce moyeu est bon , et réussit presque constamment.

L'instrument le plus commode , celui qui ,

sous lous les rapports , rend l'insertion clave* leuse et plus efficace et plus expéditive , est une aiguille légèrement cannelée , montée avec une châsse, et inventée pour inoculer le virus vaccin dans l'espèce humaine. L'opérateur commence par charger de virus la cannelure de l'aiguille, puis il introduit bien doucement la pointe de cet instrument dans la peau de la bête saine, applique ensuite le doigt pardessus , comprime de manière qu'en retirant l'aiguille, le fluide contenu dans la gouttière reste dans la piqûre. Pour exécuter l'opération rapidement et en grand , il est nécessaire d'avoir deux, de ces aiguilles. Tandis que l'opérateur pratique l'insertion avec l'une d'elles , un aide habile charge l'autre , et ainsi successivement jusqu'à la fin.

Avant de procéder à l'inoculation , sur-tout lorsqu'elle doit avoir lieu sur un grand nombre de bêtes , il faut d'abord dresser un bon lit de paille devant la bergerie ou autre lieu dans lequel sont rassemblés les animaux destinés à subir l'opération : cette première précaution est nécessaire pour pouvoir les renverser sans crainte d'accidens. On fait ensuite disposer deux grosses bottes de paille , serrées avec deux ou trois forts liens ou mieux avec des cordes,

L'une de ces bottes sert à soutenir l'animal qui fournit le virus , et l'autre maintient l'individu qui reçoit ce même virus. Un autre soin que l'on doit avoir , est de placer les deux animaux, à une petite distance l'un de l'autre , et de manière à ce que l'aide et l'opérateur puissent se passer les aiguilles sans se gêner , ni se déranger de leurs places.

Celte méthode opératoire rend l'insertion du claveau facile , expéditive , et en assure même le succès , pourvu que le virus employé ait assez de force et d'activité. L'aiguille cannelée offre un autre avantage non moins précieux , celui de pouvoir , avec elle , non-seulement exécuter en peu de temps un grand nombre de piqûres , mais encore les pratiquer sans effusion de sang (i). Nous ferons remarquer en troisième lieu , que> les animaux ainsi opérés ne sont presque pas tourmentés, et n'éprouvent aucune douleur.

On pratique ordinairement quatre piqûres sur chaque bête que l'on inocule , et on les répartit aux deux côtés du corps. Dans cette

(1) Dans l'espace de huit heures , l'on peut inoculer de cette manière plus de deux cents bêtes , en faisant quatre piqûres sur chacune d'elles.

(53) opération , l'on doit constamment avoir la précaution d'éviter l'abord du sang, qui , en se mêlant avec le virus , le délaye , l'atténue et en peut anuuler les effets. L'on doit aussi mettre les mêmes soins à recueillir le virus , et à le charger aussi pur que possible dans la cannelure de l'aiguille.

§. V . Suites de l'Inoculation.

Les effets de cette opération se manifestent plus tôt ou plus tard suivant l'âge des individus , suivant les saisons et la température de l'atmosphère. Dans les agneaux, l'éruption boutonneuse est généralement un peu plus précoce que dans les adultes , et dans ceux-ci que dans les sujets avancés en âge. En été , et surtout dans les temps chauds , les pustules des piqûres se montrent au troisième ou quatrième jour de l'insertion du virus; tandis qu'en hiver* elles ne paraissent ordinairement que le quatrième, le cinquième, et quelquefois même que Je sixième jour. Quand le développement n'a point .eu lieu à ces époques, on doit en conclure que l'inoculation a élé pratiquée sans succès; et il est urgent d'inoculer de nouveau toutes les bêtes qui ont échappé à cette première opération.

L'insertion dont il s'agit produit des boutons qui surviennent d'abord aux endroits des piqûres, puisa leur pourtour, et ensuite aux autres parties du corps. Ici l'éruption boutonneuse est ordinairement peu étendue ; souvent elle se borne aux environs des incisions , d'autres fois elle devient générale et se propage par tout le corps. •

Ainsi qu'il a été dit précédemment , le claveau accidentel se propage par lunes s attaques ou bouffées ; c'est-à-dire, qu'il affecte d'abord un certain nombre de bêtes à-la-fois ; ensuite une autre partie , et ainsi successivement jusqu'à ce qu'il ne trouve plus de victimes. Les troupeaux atteints de ce genre de clavelée , en sont conséquemment tourmentés pendant quatre mois au moins , quelquefois pendant six ; tandis qu'en un mois ou six semaines , au moyen de l'inoculation renouvelée suivant le besoin, une troupe, quelque nombreuse qu'elle soit, peut être débarrassée et mise pour toujours à l'abri de ce fléau redoutable.

La bête qui a subi l'inoculation n'exige aucun soin bien particulier; il faut cependant lui faire éviter tout ce qui peut ou retarder ou aggraver les effets de l'insertion du virus. 11 est d'une sage précaution de ne pas laisser les

(55) animaux exposés à la pluie , à la neige , à un froid rigoureux, à une forte chaleur, à des orages, etc. S'il fait beau, on peut les laisser parcourir et même parquer; mais si le temps, est froid ou humide, il est indispensable de les faire rentrer le soir à la bergerie , et il est même 'convenable de les tenir renfermés pendant le jour.

Lorsque la clavelisation a donné lieu à l'éruption boutonneuse , les malades demandent les mêmes soins que ceux que nous avons indiqués pour le claveau contracté accidentellement. De même que ce dernier, le claveau inoculé peut présenter les trois variétés de tumeurs dont il a été fait mentiou à la page ig; et ces tumeurs , sur -tout les gangreneuses, sont ici plus fréquentes et plus dangereuses; souvent même elles surviennent sans que l'insertion du virus ait développé la clavelée. Les inoculations faites sur le troupeau d'expériences de cette Ecole, de concert avec M. Dupuy , professeur, nous ont fourni les moyens d'étudier sous tous leurs rapports ces tumeurs gangreneuses , dont nous présenterons ici une description détaillée. Elles paraissent communément du douzième au vingtième jour qui suit celui de l'insertion du virus , et elles surviennent

(56) toujours aux points mêmes ou au pourtour des piqûres ; on remarque dans le principe un gros bouton dur, qui présente une auréole oedémateuse, va en augmentant, devient rouge, et constitue en peu de lemps une tumeur bleuâtre, rénitente , très - douloureuse , et qui s'étend presque a vue d'oeil. L'engorgement ne tarde pas à être énorme ; la surface de la tumeur prend une teinte d'un rouge violacé , sans qu'il y ait une grande augmentation de chaleur ; et si , à cette époque , l'on ne se hâte de prodiguer les secours nécessaires , la gangrène s'établit et occasionne promptement la mort.

A mesure que le mal fait des progrès, le membre affecté prend de la roideur ; il se développe une fièvre qui a beaucoup d'analogie avec celle que l'on observe dans le typhus du gros bétail , et qui , comme cette dernière affection , est souvent accompagnée d'un braulement particulier de la tête , avec redoublement les soirs. Pendant que cette fièvre de réaction fait des progrès , l'œil du malade devient rouge , son flanc agité , sa respiration laborieuse, son pouls fréquent et petit. La faiblesse et le dégoût augmentant de plus en plus , la bête, finit par ne pouvoir plus ni prendre de

(5 7 ) nourriture , ni se soutenir; elle reste couchée, répand une odeur infecte, et ne tarde pas à succomber.

Quelques personnes attribuent le développement de ces tumeurs aux piqûres trop profondes que l'on pratique en exécutant l'inoculation. Cette remarque n'est point exacte ; nous nous sommes assurés par des expériences , que ces sortes d'accidens se déclarent aussi bien à la suite des excisions légères , que lorsque ces excisions sont profondes et qu'il y a effusion d'un peu de sang. Le tempérament du sujet ne paraît pas contribuer davantage à leur développement , puisque ces engorgemens se manifestent indistinctement dans les bêtes vigoureuses ou languissantes , dans celles qui sont jeunes comme dans celles qui sont avancées en âge.

L'observation clinique démontre que ces tumeurs sont généralement plus fréquentes à la suite du claveau inoculé , dans le temps des fortes chaleurs de l'été , lorsque les animaux sont maintenus renfermés dans des bergeries basses , peu aérées et malsaines.

Des expériences nombreuses et variées, faites à cette École , prouvent que l'on peut développer dans le cheval et autres animaux de

semblables tumeurs, eu inoculant une matière animale qui a subi un certain degré d'altération ; elles prouvent que presque toutes les substances putrides ont un principe de contagion , et que leur inoculation sur des individus vivans peut avoir de pareils résultats. L'on sait aussi que l'inoculation claveleuse occasionne souvent ces sortes d'accidens sans faire naître la clavelée. N'est-on pas en droit de conclure de ces faits, que la matière animale insérée est le vrai germe de l'infection dont il s'agit, et que le développement des tumeurs est indépendant du virus claveleux. ?

Le traitement communément usité pour combattre ces sortes de tumeurs , consiste dans l'emploi des scarifications , des embrocations vineuses et aromatiques sur les engorgemens ; dans l'administration à l'intérieur des breuvages composés d'un vin tiède , et aiguisés d'un peu d'eau-de-viecamphrée. Ayant reconnu dans diverses circonstances que les scarifications sont plus souvent nuisibles qu'avantageuses , et que les autres moyens sont généralement trop faibles pour arrêter les progrès du mal , nous nous sommes vus dans la nécessité de changer ce traitement et de le reudre plus actif, plus approprié à la nature de l'affection. Les diffé-

(5 9 ) rens essais que nous avons faits à ce sujet , nous ont appris que les tumeurs dont il est question , cèdent presque toujours à l'usage sagement combiné : i°. d'un Uniment alcalin appliqué en frictionnant la partie malade; i°. du vin chaud , du quinquina en poudçe et de l'esprit de mendérérus ( acétate d'ammoniaque ) , donnés à l'intérieur dans des proportions et combinaisons variables suivant les cas.

Le Uniment se compose ordinairement d'une partie d'ammoniaque ( alcali volatil fluor ) sur Luit à dix parties d'huile d'olive ou d'œillette. On met le tout dans une bouteille de verre, et l'on agite pendant quelque temps : il en résulte un liquide savonneux et blanc , que l'on étend sur une étoffe de laine pour en frotter légèrement les parties. Ce genre d'application détermine dans la peau une couleur violacée , qui se dissipe insensiblement , et ne doit pas être regardée comme un signe fâcheux. En augmentant la proportion d'ammoniaque , on rend le linimentplus actif, et on l'affaiblit d'autant plus, qu'on y met une plus grande quantité d'huile.

Le vin chaud se donne toujours par verrées, deux à trois fois par jour, suivant la faiblesse des animaux ; l'on y ajoute la poudre de quinquina à deux onces environ par bouteille de vin.

L'esprit de mcndérérus qui , dans certains cas , remplace avec avantage les breuvages precédens , s'administre dans l'eau un peu tiède et dans la proportion de quatre grammes ( un gros) par verrée de liquide.

Dès que les- tumeurs deviennent rénitentes , douloureuses, et que la peau prend une teinte violacée, signes certains d'une tendance à la gangrène , on doit recourir au traitement précité, et mettre de suite en usage le topique alcalin avec les breuvages de vin et de quinquina; l'on continuera l'emploi du liniment jusqu'à la chute des escares dont il sera parlé., et l'on eu renouvellera l'application une ou deux fois par jour, ou plus rarement, suivant que le mal cédera ou résistera. Lorsque le sujet est très-faible, le vin et le quinquina ne peuvent plus lui convenir; il faut y substituer les breuvages d'acétate d'ammoniaque que l'on donnera par verrées deux ou trois fois par jour , jusqu'à ce que l'animal ait repus un peu de forces. A celte époque , le vin chaud et même le quinquina en poudre sont de nouveau indiqués ,. et peuvent déterminer une plus prompte guérison. Ce traitement, que l'on varie suivant l'état des bêtes malades , selon l'opiniâtreté de l'affection, doit être modifié et combiné de manière à arrêLer les progrès du

(6i ) »«al lorsqu'il tend à la destruction ; à favoriser la direction de la nature toutes les. fois qu'elle est favorable; à réveiller dans la partie les forces qui y sont languissantes, à y exciter et y entretenir une action salutaire.

Lorsque le travail développé dans ces engorgemens a une direction bien assurée vers la guérison, il se forme dans tous les points gangreneux des escares noires, dont la chute laisse à découvert des plaies profondes qui exigent quelques soins particuliers. 11 est convenable de remplir ces plaies de poudre de quinquina , dont ou continuera l'usage jusqu'à ce que la suppuration, qui est toujours longue et difficile à s'y établir, soit de bonne nature et en pleine activité.

Dans toutes ces circonstances, la résolution s'opère à-peu-près comme il suit : les tumeurs commencent par perdre leur rénitence, et acquièrent un caractère œdémateux qu'elles conservent pendant dix à douze jours. Vers le troisième ou quatrième jour du traitement , la peau prend de la souplesse, les tumeurs se ramollissent; elles diminuent ensuite d'une manière imperceptible , mais sont toujours long-temps à se dissiper complètement.

A mesure que les engorgemens cèdent , le

ta)

membre affecté devient moins roide et reprend insensiblement sa liberté, les plaies résultantes des escares marchent à la cicatrisation , et la cure finit par se compléter.

La convalescence des bêtes est toujours longue et d'autant plus difficile que les individus ont été plus maltraités, ou que leur constitution est plus débile. On peut la solliciter et l'activer par l'usage des rôties au vin , des soupes, <fts panades

vineuses , des racines cuites , etc , suivant

les circonstances locales et selon la valeur des animaux. A la suite de l'inoculation claveleuse , exécutée dans le troupeau de cette École, eu i8i3, nous sommes parvenus à conserver des agneaux par quelques rôties et avec les restes de la soupe des élèves.

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