‹ Mémoire sur le desséchement du Lac de Harlem, et sa conversion in forêt: dédié aux amis de lChapitre 3 sur 8 · MM · texte numérisé non relu

MM

(A) J^estime qu'on ne devra pas ^hetet ces terres^ vu qu'au moyen de la dérivation, od gagnera Ivpace nécessaire pour asseoir les dignes»

i8 Report des autres parts. 4f < ^ 7 9 ^<^ Travaux intérUurs.

Sept réservoirs de cinq bonniers chaque, près des écluses qui se com-* muDiqueront si l'on veut, en rempla-.

cernent du canal et digue de périmètre intérieiir, qui sont inutiles à une forêt , y compris le grand réservoir de dérivation marqué (G). ci iSo^ooo

19,500 aunes de grand canal

mitoyen , digues et accottemens à

fl. 20 , ci 3go,ooo

I ia,5oo aunes de rigoles traversant

le polder dans sa largeur, à fl. â, ci 225,ooo

225,000 aunes de fossé d*accot^

tement bordant les chemins à fl. 1 , ci 225,ooo

55 ponts en briques, ci 1 10,000

1 ,5oo,ooo aunes de rigoles desépa^

ration entre les lots projetés , mais qui sont indispensables pour maintenir le degré de siccité dans le polder a 20 cts. ci 3oo,ooo

Rigoles , aqueducs et pales pour dessécher les mares et marais isolés, ci 1 00,000

Autres travaux dans lesdits marais y tels que fossés et rigoles, 5o,ooo

Frais imprévus (i}, 232,800

— ■>— I I II II Ml

Total général da la dépense, fl. 6,000,000

(i) On peut ajouter à cette tomme, celle ci-detsu a^ectée à Ta* chat de Uxwê,

«9 Devis du canal de dérweaion.

Si on le construit près de Lisse* fiooo aunes de canal de trois auneg de large par le fond , six par le haut et trois de profondeur s'il est nécessaire à fl» 3» ci

L*aqueduc sous le canal de périmètre ayant trois aunes de largue sur une et demie de haut..

Un second ac^ueduc , sous le casât de Leide à Harlem dans les mfrmcs dimensionsi que dessus^

2600 aunes de galerie coûtée en briques, et payées en grandes pierres de taille » ayant trois aunes^ de large ^ sur i ip aune de haut,, à £1. 60 , ci

La tête de la galerie domiant »ir la mer , avec portea ^ pale et mai-^ ton d'éclufiier* *

iSyOOO

3,ooa

>SN&,ck>a

Total fi. a5o,ooo

Si tm Eût Ta dérii^ation si Bennebroek ois a Hillegom , elle coûtera Ttogt mille florins de plus. Il conyiendra peut-^tre de y:oùter tout le canal ; I» gelée* seule peut nous indiquer, si cela est indispensable. €e qui coûterait fl.6b,ooo ; mais jl^ Giots que cela ne sera pas nécessaire..

Épuisements

Cette opération se f(^a de manière que W Lac soit planté en forêt la quatrième annéQ^t

Le Lac de Harlem , la Kargermeer et ta Lut^ kemeer n'ont que quatre aunes de profondeur^ Réunis y ils contiennent 4>68o,ooo,ooo barîla^ S"pitî7!!ÏÏÎ?. (bootuliltfj ^ d'eau. P^r la dérivation, il s'en écoulera: naturellement une aune, ou 1,170,000,000. barils ; restent 3,5io,ooo,ooo à extraire (i) j cet épuisement açra terminé dans les deux années^

Mes pompes se placent par deux, soit une ^ à chaque bout d'une balance , soit une à chaque coté d\in arbre de couche ; c'est cet en-^ semble , que j'ai nommé le Belge.

Voici le jiigement sévère que portent dé cqtte machine des ingénieurs très-distingués.

c< Le Belge a V avantage incontestable de pou^

» voir élever Veau sans avoir besoin d^employer"

y» un tiers au moins de la force motrice pour

3^ vctincrelesfrottemens qu'offre le mouvement de

» toutes les autres machine^ hydrauliques ; il

» est d^ailleurs d'une construction extrêmement

» simpli^j n^ étant pour ainsi dit^e composé que

^ d'une pièce fixe et d'une pièce mobile ; ainsi

% il jr Qf économie d^ établissement » économie^

(i) Je force toutes hs firactient en. plas.

» d'entretien , etc. ^ etc. ; comme û peut être ^ construit avec solidité sur des très-grandes » dimensions , au lieu que les machines kjr-^ » drauliques actuelles ne peuvent pas surpasser m certaines limites jans que leur jeu devienne^ 3» impossible; le Belge joint donc à tous ses > avantages celui inappréciable de pouvoir éle-* 3» ver des masses d'eau aussi considérables que » ïon voudra et qui surpasseront toujours d'un » tiers f toutes choses égales d ailleurs, cette» » qu^on pourra élever par les machines connues » jusqu'à ce jour. »

Chaque Belge foulera à. la hauteur de treke pieds, s'il est basoia 4oo barils d'eau par minute, donc, dans une anuée 210,^4^,000 barils; ainsi 17 machines évacueront dans Tannée 3,574»o5o,ooo bariU; 64>oSo,q0O barils plua que le Lac n'en contient

La pluie qui tombe dans le courant d'tme an« née sur la surface du Lac est de 2/3 d'aunes, ce qui revient à 390,000^000 barils, dont la moitié sera absorbée par la végétation, le soleil, le vent et les gelées. 11 n'en restera donc à e:jtraire , année commune , que 195,000,000 barils ; j'oserais même affirmer que depuis le mois de juillet, jusqu'au mois de septembre, enfin de toute celle qui tombera sur les feuilles des arbres , il a'en arrivera pas une goutte à terre.. Mais; supposons qu'il faille, épuiser chaque année 195,000^00^ barils, une seule machine sera donc

plas qtte suffisante pour maintenir la siccîté né« cessaire dans cette grande surface; surface qui s'accrdîtèra parlés parties isolées, par les eaux qu' Ams* terdam et les polders y pourraient introduire s'ils aquéraient le privilège d'avoir des aqueducs de décharge.

J'estime , quand même Amsterdam y enver-^ rait continuellement 200 barils deau par minu-^ te, que deux machines suffiraient encore pour faire le service ; la prudence commandera cependant , d'en placer trois , dont une sera en ré-^ serve afin qu^en aucun temps, on ne soit pas pri$ au dépourvu. On remarquera sans doute, que je ne fais pas entrer en ligne de compte les eaux existantes dans les parties isolées ; c'est parce que ces parties ne seront mises à sec que la seconde année , et encore à fur et mesure qu'on en aura le loisir; ces eaux n'influent donc en rien sur le dessèchement du Lac , vu que toutes les ra:achinés resteront deux à trois années entières en place pour;assurer le succès de ce grand ouvrage. Il convient de remarquer ici l'énorme quantité de moulins à vent demandés à diverses époques pour le dessèchement du Lac de Harlem, et surtout la divergence des sommes qu'ils devaient coûter.

En 1640,. 160 moulins à ft. 56oo, eî 896,000.

1741? 112 idem à gSoo^ ci i ,o64>ooOi

1769, 162^ id; à i2,ooo> ci 45840^000

1808, 122 îd. à 32,5oo, ci 3,840,000

En 1820 ^18 machines à vapeur de la force de 3o chevaux avec entretien et combustible pendant 5 années^ 3|ioo,5oo

I S^g^moi^je m'engage d'extraire en qua* tre années, non seulement les eaux

du Lac , mais aussi celles des parties isolées faisant partie de la concession aumoyendeaomanéges,ou2oma- .

chines à vapeur de la force de 1 5 chevaux , qui coûteront pour tous frais pendant les deux années qu'ils seront en activité , 483,355

Dont voici les détails :

Je fais jouer deux pompes foulantes , sans frottement, au moyen de quatre chevaux attelés à un manège; ces chevaux changent toutes les deux heures ; il faut douze chevaux pour le service continu d'un manège, ce qui revient à 214 che* vaux pour 1 7 machines , dont dix chevaux de réserve ; chaque cheval peut travailler 8 heures par 24 sans se fatiguer.

Je place 20 manèges pour en avoir trois de réserve ; chaque manège sera placé au centre de quatre pompes , qui marcheront soit par une balance , ou un balancier , soit par deux arbres de ' couche ; l'expérience nous indiquera celui de ces trois modes qu'il faudra choisir. Les trois premières machines , se feront d'après ces trois modes • le moins compliqué sera à mon avis le meilleurla simplicité en mécanique donne économie de construction et économie d'entretien.

Une machiae à manège avec ^ ses quatre pom« pes , dont deux sont en réserve , coûtera avee tous ses accessoires fl. 10,000 ; il faut ao ma-« chines complettes pour en avoir trois en réserve^ elles coûteront. fl. 200,000

Un directeur pendant deux ans.

à fL 5. pi 3,65a

Un architecte, idem, à 3. ci 2,190

Entretiens des machines , id. 4»^^^

Achat de 3i4 chevaux harnachés à fl. 235, ci 4^9 i5o

Entretiens des chevaux et harnais pendant deux ans, à fl. 1-^25. ci 195,275

Un chef d'écurie id. k fl. 2. ci l,46o

"Vingt-quatre conducteurs palefreniers id. à fl. I. et 17,520

Un maître forgeron id. à fl. i*-5o.

cî 1,095

Deux ouvriers id. à fl. 2. ci î,46o Un maître charpentier id. àfl. i^^So.

ci X9O95

Deux ouvriers id. à il. 2. ci t,46o

Huile, fer , acier, bois et charbon« ci 5)000

ii-Taiii a.

Belges mus par la <ûapisur.

Vingt machines à vapeur de la force de quinze chevaux ( dont trois en réserve ) , s'élèveront

aS

avçç tous les accessoires et bâfif .

m^as, à fij» ;i5,,ooo Vud* ci . Soo^ooo : Combustible pendant deux an^

Qé^s àmispa de 54o fl. par jour, ci 394» 200 Quarante chauffeurs pendant deux

«ns, à £!• 1. ci 39,200 ^ Un mécaniéîen pendant deux

ôns, i fl, 5. ci 3,65o

Deux ajusteurs id. à fl. â-5o. ci 3,65o

Quatre forgerons id. à fl* ï, ci 2,920

Huile. t,ooo

Frais itiiprévus. ^,000

Belges mus par te ven^:

. Vu rinconstance de cetéléqieut^y on doit ^quadrupler ces moteurs ^ sinoi^. ils seraient

préférables à tous autres»

Un moulin à trois pompes , dont une eu ré---

serve , coûtera tous accessoires compris fl. 35,ooo,

les pompes avec leurs accessoires , coilnptées

à il. 5ooo , ' . jcî pour les 80, fl. 2,800,000

Un directeur pendant deux ans, *

4 fl. 5. ci 3,65o

Quatrc'-vingts conducteurs id. à fl. I. r » . » ci , ^8,406

Entretiens pendant deux ans,) 10,840 * Idem, des pompes et accessoires , 4,^ob

fl6

Je ne ferai pas tant ressértfr la forte différence des frais qui existe entre ces trots md^ teurs , qu« tes dÎTers avantages <|ui résultent des manèges et surtout de mes ^mpes, que )c peux mobiliser plus économiquement encore.

i*. Que si ^n n'emploie pas mes pompes alors il faut au moins 4o moulins et conducteurs^ en plus , comme par les machines à vapeur , il faudra pour plus d*un million de florins de combustibles de plus, parce qu'au lieu de deux années ) il en faudra cinq complettes ppiir le seul XaC) et des machines de la force de trente chevaux qui coûteront fl. 35,ooo chaque»

a®i Si je veux atteler huit chevaux , et faire jouer les quatre pompes, je double d'activité ^ et termine Textraction des eaux en. six moi»» aviec les âo machines.

3^ Aucun danger d'incendie » accident si commun dans les moulins à vent, que personne ne veut les assurer.

4^ Que je ne place que les trois machines »

qui doivent rester en permanence , sur desr foudemens, les autres sous des hangards*

' $^ Qu'il faut entretenir i5 moulins à vent et autant de conducteurs pour maintenir le degré de diccité nécessaire au polder^ seul , ce q\|i crée une dépense de fl. S2S0 sans compter les incendies.

^7 &i Que lorsqu'il faudra le. d^fîdi^' des q^j; chines superflues , soit de 17 machines à irapeur , ou 65 moulkis à vent construits sur des fcModemens assis sur des pilotages trèsfrayeux, on ne récupérera pas Té dixième de la dépense ; tandis que lès chevaux^, s'ils spnt bian choisie et bien conduits se icendraient. sans perte,, et que. mes machines 1. étaqJt la simplicité même , pouvant être montéesi et démontées par lé moindre charpentier^ se Tendront , sinon les. prix qu'elles aurôiit coûtés , au moins a très-* petites pertes ^ tu surtout mon bicTât de i5 anniées»,

Je crois coairenable d^annencer îcî qn» mes dispositions , en, m*ocGupant de cette simple , mais grande et belle, opération sont telles €gie |e suis d'avance assuré de l'adjpnction; d'un in^ génieuv digne de ce titre pour la. direction des travauix d'avt , indépendamment: des employés de L'Etat dont je me propose.de solliciter de S* M. Vayantage< d'user dU: zèle et deS' connaissances , sauf indemnités proportionnées , le toul paur arriver aux. meilleurs résultats possibles^.

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