‹ Mémoire sur le desséchement du Lac de Harlem, et sa conversion in forêt: dédié aux amis de lChapitre 5 sur 8 · MÉ · texte numérisé non relu

MÉ

4ri 66,68a Peupliers» exploîlds^ft trente-lrois ans, donnent à raison de fl; i5 Tun» la somme de 6a94d99^<^

Dont il faut dédinre le io*^ du concessionnaire (i)^ ci ^3499960

Reste à ps^rtager; fl«^ S^ a 49, 640»

Ilrcvîent dt)nc de ce chef, la 34"** année^ undîr ^idende par action de û^ 4^7*47-

(1) Somme énorme, diront le» entiéux., mas ÎL fiiUait tovoiJ^ Bortif ce capital do. iMotbier» .

3ji

Jtésidêits ^tpersp€r>ti\^ ;

n résulte de cette opération ^ ^u'indépendâtXH du fond très-bien garni de taillis , et de 66,640 chênes et ormes de 33 antiées de croissance et dé ceux, en nombre presque incjalculable^ pré^ venant des glands plantés dantj l'intérieur de«| coupes pi mis en réserve, lôrs des exploitations du taillis, que chaque actionnaii^ aura reçu, outre les intérêts de 4 p* 7o annuellement neuf /bis tt plus la valeur nominale de son action tion compris les produits des marais isolés. Sidir veut entretenir te repeuplement des peupliers, et surtout, si on le$ plante à 5 ieuines des ancien^ wes culées , on recevra à chaque période de ! 33k années un semblable divid«[uie, ce qiitJpeut aussi être aménagé de manière à ekpl^iter :ps^ annéd un33*"<' dekiftitaie. Jesûisd'aurisiefcaffirme, Vula profondeur et la qualité du sol végétal, que si on veut laisser venir cette forêt en futWie pleine après les 33 premières années , le Lac de Harlem devien-^ dra la plus belle et la plus riche forêt de chêne de Tancien continent , et qu'à cent cinquante ans sa superficie vaudra plus de QUATRE CENT MIL- LIONS. Pour que cela soit, ellen'a qu a produire deux cents chênes de il. loô par bonnierdans i5o ans; '

Réussite des plantations.

Qui osera soutenir^ après des calculs exacts dont les données sont toutes basées sur Vexpé^ rience^ que ce JjOG desséché sera. à. charge à ses possesseurs ?

On se borAeràlt ;à t^potidè» à de tels argu-n mens ; ImZi et v^ërifiei a?aat de parler ençor^.

Yaiaement obsen^ra-t-on aus^i qu'une parjtie de la futaie peut manquer , ce que je nie positivement 9 parce que cela n.e peut arriver^ que dans des bruyères arides., ou dans des pays %ans police , et à délits de toutes natures.

c • Je sui^ donc bien loin d Vdn^ttre de teb ai^umeny; j.*osé prédire au contraire et ga* cantir, qu'il ne' manquera pas un sçmI pied d'arbre, tu : i® rexcellénce et la profondeur dusol ,, i*' le choix des essences et le degr^ d'humidité, qu'^n peut entretenir ; et 3<^ Tafes^noe de tout pâturage et délits qiielcoiDques, TU sttrtout ylaqiQra* litéde la population, qui entoufe le. lac»

Estimations et produit^. ^

Je garantis d^ plus' , que toutes mes ^jtfimations ne ^ont portées qu'aux trois qil^rts de leurs valeurs eflGectives , tandis que la?; dépense est portée dM maximum eX conforme £W^.. données des. ingénieurs^ hoUai^dais, qui sont supérieurs à ceux des autres nations , pour les travaux d.'endigueinent.

Qualités des arbres. '

La seule observation , ayant utic apparence^ de raison , qu'on pourrait faire , serait que

les chênes seront défectueux, vu rhumîditè du sol ; à cela je réponds , qu'il n'y a aucun danger , dès que Ton tient le niveau d'eau d'hiver à une aune et demie , en-dessous du sol , à partir du solstice d'été ; chose très-facile à obtenir^

Arbres défectueux.

Il est incontestable (d'ailleurs, du train que Tont les exploitations des forêts , que dlci a cent cinquante ans , une petite fêlure n'empêchera pas ces chênes de se vendre encore très* avantageusement , surtout que ces fêlures ne nuisent guères aux douves et rais qu\>n peut en tirer , si quelques pieds d'arbres étai^it

défectueux.

Arbres gelés.

Notez que ce défaut proviendra de la nonchalance des surveillans, car si on tient le niveau d'eau tel qu'il est indiqué < ci-dessus , cet accident ne peut arriver , vu que les pieds des arbres n'étant pas imprégnés d'eau , la gelée ne pourra les faire feindre.

Chêne gras.

Il est encore à observa qu'on ne plantera que lé ch^'ne gras , espèce de chêne rouvre , qui vient plus vite et résiste mieux aux gelées, comme il est supérieur à toutes les autres espèces pour les travaux de digues et autres ouvrages dans des localités humides.

Aliénation.

NoAobatant que toute la masse est destinée^ d'après ce travail , à être mise en nature de bois y rien n'empêche , si telle est la décision des cent plus forts actionnaires , qu'on expose en vente une partie de ces terres ; je suis même fortement de cet avis, particulièrement • pour les parties isoléçs sur lesquelles , il faudra prélever, les fl. i,5oo,ooo pour les plantations, comme je suis aussi d'avis qu'en définitif, il faudra aliéner la totalité ; mais je crois qu'on Tendra mieux cette propriété par lots en nature de boiSj kien tenu , et en plein rapport ^ qu'en nature de terre ou prairie , vu l'énorme masse, qui influerait par -là même sur sa valeur.

Impôts fonciers ^t entretiens.

Les contributions foncières qui ne se payent que la !i6"^ année, et les frais d'entretien des machines (i), des digues et d'administrations seront pris sur les reliquats des produits du taillis et sur les abonnemens à faire avec Amsterdam et les anciens polders ; la première pour le renouvellement des eaux stagnantes et piortelles de ses canaux , les polders pour Tévacuation continue et naturelle de leurs eaux superflues , par des aqueducs , de manière qu'ils

(i) Les moteurs seront disposes de manière k pouvoir au besoin mouvoir dee scieries à 2>ois , on d*«utres usines.

pourront supprimer (i) les'a68 mou4to» d'épuisementy qu'on y entretient à grand frais.

Intérêts à payer aux actionnaires.

Pour foire face aux intérêts de. 4 P* ^h ^ payer annuellement aux actionnaires pendant^ \^ huit premières années que les produits du laittis seront irréguliers., on am^ les reasoùr;* ce9 suivantes :

I^ Les indemnités de ff. 3(>,ooô à réefemer aux Rhi[nland et Amstelland;

2®; Les produits des: tourbes y évaluées a fl. 4^0,000 qui doivent être extraites pour ren* dre la teire proj^e à toutes cultures ; la pêche et la chasse remplaceront cette branche de l^evenu :1a pêche dans ces immenses canaux sera encore suQisante pour les besoins des environs.

3^. Les abonnemens susdits^ avec Â.msterdam.

et les polders , parce que les premières années, les entretiens auxquels ces produits sont affectés y seront nuls^

4^, Les produits <le& premières coupes de tâillia ;

5^ S^il manquait enfin ^ une somme- quel-

— — i— i^— 1 .1 I, „ I— ^^1^» ■ ■ I ■ I I — »^^»p III ■

(i) L'entretien d*an moulin ordinaire , le gage du oondacteuc «ompris coûte par an fl. 55o , ci fl. i47>W/ P^***^ ^^* ^^

conque pour parfaire ces payemeus, on négocierait des obligations souscrites par les acquéreurs des terres isolées , parce que ces 4ooo bonniers produiront facilemrat quatre millions, vu qu'ils seront exempts pendant 26 années de contributions foncières et plus encore, parce qu'elles n'auront aucun frais à supporter , pour maintenir leur degré de siccité , qui s'opérera, dans le grand polder.

Page 1