‹ Mémoire sur le desséchement du Lac de Harlem, et sa conversion in forêt: dédié aux amis de lChapitre 6 sur 8 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Semis et plantations.

Aussitôt la concession accordée, on sèmera un terrain convenable et proportionné en or-» mes gras , pour fournir aux plantations des digues et même de l'intérieur du polder futur.

On fera aussi des plants de peupliers , non pour être arrachés et plantés ailleurs, mais pour fournir des bonnes boutures en quantité suffisante à cet immense terrain.

Aussitôt que le dessèchement le permettra , on ouvrira les . grandes et petites rigoles de siccation.

Le sol sera divisé en six coupes réglées de 3416 ip bonniers, portant les n^ d'ordre d*un à sH.

Toute la masse du Lac , les digues exceptées ^ sera semée en taillis d'essences mêlées; on y mêlera une livre (kilog«) de graine d'arbres résineux par bonnier,ces graines seront couvertes àlaherse.

Cette opération terminée, on plantera avec

précision â une aune de distance, en tout sen8> des boutures de peupliers ; le lo™* de ces boutures est destiné à croître en futaie, â dix aunes de distance; le restant des plants sera^ coupé pour repousser en taillis dans Tordrede Taménagement , de manière que la coupent* I se rabînera la 6™® année du commencement des travaux et le n® 6 la 1 2^^ annéfe, ce qui est tndÎBpensable pour parv^iir à Taménagement^

On plantera dès la seconde année trois gland» à 8 pouces de distance en triangle au centro de chaque quatre plants de peupliers, c'est* à-dire au centre de chaque aune can^

Lors des Aploitatlons des taillis, on ne^ laissera monter qu'un brin de chêne sur cha-^ que auno carré.

Aux exploitations subséquentes, ou se guîders^ non seulement d'après la végétation mais aussî d'après ce qu^on aura décidé sur la nature d^ ta fôrèt , vu que la futaie sur taillis doit êtrq traitée différemment que h futaie pleine;

On devra aussi détruire le taillis de peuplier et fur et mesure que le taillis semé l'indiquera, ieé chênes superfli^s seront coupés à chaque ordinaire de taillis , afin de le rendre plus touffu, les chênes pour venir en futaie seront choisis de ma* nière à se trouver à -^ale distance de I» futaie

tle peuplier , c est-à-dire à 5 aunes, de manière ^ue la 33™^ année , lorsque le^ peupliers seront exploités, les chênes se trouvent espacés de lo aunes, distance convenable pour venir en futaie sur taillis , vu la supériorité du sol , qui donnera 300 pieds de chêne par bonnier.

11 est nécessaire de faire observer ici , pour réfuter d'avance certains argumens qu'à fur et me- •sure que les chênes se développeront le taillis périra à défaut d'air^ ce qui n'aura pas lieu avant cinquante ans.

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