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Mémoire sur le développement du pollen, de l'ovule, et sur la structure des tiges du gui (Viscum album)

«• A la fin de mon premier mémoire sur Tovule, je disais que la matière n'était pas épuisée; aujourd’hui, après un travail assidu et pénible, je serais tenté de dire qu’elle est inépuisable, tant j’entrevois encore de nombreuses et importantes questions à résoudre. » (Mirb., Mém. sur l'ounle,)

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Depuis la lecture du mémoire que je livre aujourd’hui à l’impression, on a publié différentes notices, dans lesquelles on a combattu ma manière de voir sur la structure de l’ovule du Gui. Il serait de mon devoir de défendre mon opinion, au lieu de persister dans ma façon de penser, sans répondre aux arguments spécieux que m’oppose un savant justement célèbre, si MM. les commissaires chargés de l’examen de mon travail n’avaient déjà pris ce soin. Je me bornerai donc à la publication d’une partie du mémoire, telle qu’elle à été lue à l’Académie des sciences de l’Institut de France, dans sa séance du 11 février 1839; sa lecture, l’examen des planches dont je l’ai accompagné, en fournissant maintenant les éléments de la discussion, serviront, je l’espère, également à ma défense.

Mon travail embrassait l’étude de l’ovule dans les Loranthacées; aujourd’hui, à l’exception d’un paragraphe relatif au Loranthus , et propre à confirmer mon opinion, j’ai retranché tout ce qui appartenait à cette

famille; il reste cependant beaucoup de choses à ajouter à ce que j’en ai dit ; mais , pour obtenir des résultats satisfaisants, je pense que de nouvelles recherches sont indispensables.

Des considérations de même nature ont également déterminé l’ajournement de mes remarques sur la structure et le développement de l’ovule des Santalacées et Olacinées. Des faits qui, dans le Santalum, semblaient pouvoir s’expliquer clairement par les connaissances acquises sur l’ovule végétal, m’ont paru ne pouvoir l’être d’une manière aussi satisfaisante dans le Thesium et VOsyris, et rester enfin sans explication à l’égard du 3Iioschylos. Ici encore , l’étude de fleurs conservées avec soin, et mieux encore l’examen des plantes vivantes, contribueront à éclaircir les anomalies et à faire disparaître les difficultés que j’ai rencontrées.

Paris (Muséum d’IIisloire naturelle), 7 août 1840.

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