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Mémoire sur le ganglion otique

DOCTEUR EN MÉDECINE, CHIRURGIEN ORDINAIRE DE LHOTEL- DIEU , CHEF DES TRAVAUX ANATOMIQUES DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS, PROFESSEUR D’ANATOMIE, DE PHYSIOLOGIE ET DE CHIRURGIE, MEMBRE TITULAIRE DE L’ACADÉMIE ROYALE DE MÉ- DECINE, DE LA SOCIÉTÉ PHILOMATIQUE, ETC.

Quoique les investigations anatomiques les plus exactes aient été faites sur l’organe de l’ouïe , et que l’on ne puisse pas s’attendre à y trouver quelque chose de nouveau après les travaux de Fallope , Eustachi, Valsalva, Cassebohm, Scarpa,

(1) Ueber den Ohrknoten. Eine anatomisch- tine de M. Arnold m’avait guidé, et j’ai donné physiologische Abhandlung, vom Doctor Frie- l’analyse des résultats des premières investigadrich Arnold, Prosector und Privat-docent an tions de ce jeune et habile anatomiste, dans mes der Universitæt zu Heidelberg. notes placées à la fin du mémoire de M. Jacobson.

Heidelberg, 1828. J’ai promis de publier successivement, soit

Je dois la connaissance de ce mémoire à l’a- en entier, soit par extrait, les travaux les plus cumitié de M. le professeur Tiedemann qui m’en a rieux des anatomistes étrangers sur l’anatomie envoyé un exemplaire, sachant que je m’occu- fine et délicate , et mon but est d’exciter, par ces pais de recherches analogues à celles qui font le publications, le zèle de nos jeunes élèves anatosujetdu travail de M. Arnold. J’étais déjà arrivé mistcs français. Il serait certainement beaucoup à des résultats semblables aux siens et j’avais dé- plus honorable pour eux, comme je l’ai déjà dit , couvert le filet nerveux qui va au muscle du de se livrer à ce genre d’étude et d’en faire le sumarteau et la communication du ganglion auri- jet de leur thèse inaugurale, que de les voir réculaire, que j’ai nommé maxillo-tyrnpanique , péter jusqu’à satiété et nausées, les choses les avant d’avoir connaissance de ce mémoire dont plus vulgaires et les plus triviales sur le catarrhe je donne ici la traduction. Voy. le Répertoire pulmonaire, la pneumonie, la pleurésie, et la d’ Anatomie, etc. 1828. gastrite ; leur œuvre resterait et ils serviraient la

Je dois dire cependant que la dissertation la- science. ( G. B. )

Sœmmerring etc., néanmoins l’analogie de l’oreille avec l’œil, et certains phénomènes que nous remarquons Sur la première, nous ont fait présumer l’existence de dispositions qui n’ont pas encore été démontrées par les recherches de nos prédécesseurs.

L’obscurité qui régne encore dans la théorie des roouvemens automatiques du tambour, et l’insuffisance de nos explications sur la manière dont les rayons sonores, agissant avec violence sur le nerf auditif, sont transmis à l’appareil locomoteur du tympan, auraient pu, entre autres, depuis long-temps nous servir de preuve qu’il y a encore beaucoup à faire sur ce point.

Lorsque dans l’hiver de i8a5 à i8aS je m’occupai , pour la confection de ma thèse inaugurale, de recherches sur la portion céphalique du système ganglionnaire, d’abord sur le veau, ensuite chez l’homme, dans la vue de vérifier les différentes données des anatomistes sur l’existence, le mode et le nombre des connexions de ce système nerveux aveè les nerfs encéphaliques , le résultat de mes efforts non-seulement satisfit mon attente , mais il s’offrit à moi aussi , parmi les observations que j’eus occasion de faire , plusieurs faits nouveaux qui me paraissent dignes d’intérêt. Je nommerai, entre autres, un ganglion situé au côté interne de la troisième branche du nerf trifacial qui mérite l’attention des anatomistes et des physiologistes, parce qu’il est dans un rapport intime avec l’organe auditif.

Celte découverte , comme j’espère le faire voir dans ce Mémoire, éclaircira sous plusieurs rapports un des points mentionnés ci-dessus , savoir, la théorie des mouvemens automatiques du tympan. Quant à l’autre, il n’a pas encore pu être éclairci, parce que je n’ai pas encore réussi à trouver une connexion entre le ganglion précité et le nerf acoustique , connexion dont la démonstration me semble nécessaire pour l’explication de ce point de physiologie. J’espérais que la connexion que j’avais trouvée dans mes recherches, entre le nerf acoustique et le nerf facial, me conduirait à mon but; mais la brièveté du temps et d’autres circonstances ne me permirent pas alors de donner suite à mes investigations. Seulement six mois plus tard l’occasion me fut offerte de les continuer, et je ne tardai pas à avoir le plaisir de découvrir des dispositions qui correspondaient entièrement à mon attente.

Je me propose de publier bientôt une monographie comprenant toute la portion encéphalique du système ganglionnaire; j’y déposerai mes observations et mes vues sur la structure et l’usage de cette partie qui exerce une grande influence sur les fonctions des organes des sens , et dont la connaissance exacte est importante , nonseulement pour la physiologie , mais encore pour la pathologie et la thérapeutique.

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