‹ Mémoire sur le genre potérionChapitre 2 sur 4 · l'OTÉKlON AMPII1TR1TAK · texte numérisé non relu

l'OTÉKlON AMPII1TR1TAK

La tige est très longue, mince , et nettement cylindrique. Dans le plus grand des spécimens, où elle est complète, puisqu'elle se continue dans la racine, elle a une longueur de 0,5 mètre, mais son diamètre n'est que de 7 centim. ') La coupe a la forme d'un entonnoir latéralement comprimé, et dont chaque côté se prolonge en une lèvre à bord mince et presque tranchant. Les bosselures de la surface . sont sinueuses et peu élevées. Celles de la partie large de la surface n'ont pas une direction déterminée, mais en regardant la coupe par un de ses côtés étroits (13), on voit que ces bosselures ont en ces endroits une direction générale, à peu près parallèle à celles des bords des lèvres.

Quelques-unes des différences entre les trois spécimens se voient immédiatement en comparant les figures. Le premier a une forme benuconp plus comprimée que les deux autres, surtout dans la partie supérieure, consti tuée par les lèvres, qui sont séparées de la partie inférieure de la coupe par une espèce d étranglement Ces lèvres mêmes atteignent des hauteurs différentes. Dans le premier, la partie la plus proéminente des lèvros s'élève jusqu'à 30 centimètres au dessus du grand nxc qui réunit les deux angles des lèvres; dans le second, cette élévation est de 24 centim.; dans le troisième, elle n'est que de 13 centimètres. Il se pourrait cependant que cette différence ne tînt qu'à une différence d'âge.

Iwi surface intérieure de la coupe d'un des spécimens, celui représenté dans la tig. XIV, est partout très raboteuse par suite de la présence d'innombrables petites pointes obtuses, faisant saillie à l'intérieur, et souvent rangées en lignes parallèles (fig. U Pl. 4). J'ai déjà fait connaître l'origine de ces petites pointes ou papilles, comme n'étant que les têtes en bouton des petits piliers qui portent le feuillet cortical (p. 10). Dans les autres spécimens, cette aspérité de la surface intérieure est réduite h quelques endroits de peu d'étendue, le reste, c'est-à-dire la plus grande partie de la surface intérieure de la coupe, est uni et ne montre que les aires poreuses concaves ordinaires.

1) Le peu d'épaisseur de cette tige, portant un corps aussi large , me fait conjecturer que cette espèce vit à une profondeur beaucoup plu» grande que le* autre.» Potériou» , ce qui eipliquerait en même temps «a plu» grande rareté dans les musées.

Quant à la structure anatomique de cette espèce , elle ne me paraît pas différer notablement de celle des autres Potérions. La structure des aires poreuses, tant extérieures qu'intérieures, est absolument identique, et, autant qu'on en peut juger par l'examen des endroits où la surface est dénudée , la structure du squelette ressemble entièrement à celle des autres spécimens. La longueur des spicules du phis grand des trois spécimens , pris à la base de la coupe , est de 0,21)8 à 0,44b" millitn. , en moyenne de 0,420 millim. Ce dernier chiffre excède un peu ceux que nous avons trouvés pour le Potério* Aeptutti (p. 13 et li>), mais la différence est si minime qu'on n'y saurait accorder une grande valeur.

En comparant ces trois spécimens à ceux que j'ai réunis sous le nom collectif de Potérion Neptuiti, on voit qu'ils s'en distinguent tellement par la forme, qu'il faut bien les en séparer comme une espace particulière. Cependant j'avoue que j'ai encore quelques doutes et que, malgré cette différence, qui parait si évidente au premier abord, je ne serais nullement surpris, si l'on parvenait à indiquer des formes intermédiaires entre les deux espèces. Il en existe déjà une au muséo de Leyde , qu'on pourrait considérer comme telle. C'est le spécimen représenté dans la figure XV. Sa forme générale est celle d'un Potérion Ampk'ttrilae , bien que la coupe soit un peu oblique; les bosselures à ses cotes étroits ont aussi lu direction plus ou moins parallèle et concentrique qu'on remarque chez les autres spécimens de cette espèce. Mais le caractère, que je considère comme formant la différence principale, savoir la présence de deux lèvres verticales , opposées l'une à l'autre, est très peu prononcé dans ce spécimen. A dire vrai , il n'y a qu'une des deux lèvres de conservée, l'autre ayant été emportée par quelque violence extérieure, comme le démontre la surface dénudée du boid de ce côté. La lèvre encore existante ne s'élève tout au plus qu'à 8 centimètres au dessus du grand axe de l'ouverture , et comme celle-ci est assez large, ainsi que l'indique sa circonférence, représentée dans la fig. XV, il faut y regarder de près pour l'apercevoir. Parmi les autres spécimens rangés dans l'espèce précédente, il y en a plusieurs, qui présentent à l'un des côtés de l'ouverture une élévation semblable, ressemblant à une lèvre de peu de hauteur. Quelquefois même il existe aussi de* traces plus

ou moins évidentes d'une seconde lèvre, au côté opposé. Il se pourrait donc très bien que cette différence, très sensible dans les cas extrêmes, s'effaçât entièrement en d'autres. Un autre caractère qui fait immédiatement reconnaître les formes typiques des deux espèces que nous avons admises, c'est la différence de la tige, qui est courte et épaisse dans le P. Neptuni, longue et mince dans le P. Amphitritw. Or dans le spécimen dont il s'agit , la tige est bien plus épaisse (9 centim.) et par contre moins longue que dans les autres formes typiques appartenant à cette dernière espèce; elle se rapproche au contraire de celle de quelques spécimens que les autres caractères font rapporter n la première espèce, tel que celui représenté dans la figure IV.

En présence de telles variations de forme, passant par des gradations presque insensibles des unes aux autres, et n'ayant rien de précis et de fixe, on peut se demander s'il existe bien réellement des espèces daus ce genre, et si les formes différentes qu'on y rencontre ne sont pas plutôt produites par l'influence de circonstances diverses, par exemple la profondeur de la mer, l'effet des vagues et des courants, sur le développement de l'embryon et de l'éponge en bas Age ; enfin ces diverses formes peuvent dépendre du nombre des embryons dont l'éponge est née Peut-être les formes courtes et trapues, à tige courte et épaisse, naissent-elles de préférence aux endroits peu profonds et très exposés à la violence des vagues , tandis que les formes plus élancées , surtout celles qui ont une tige longue et mince , pourraient bien se trouver aux grandes profondeurs , où le fond de la mer n'est plus agité par l'effet des vagues. Ce qui est certain, c'est que le spécimen , dont il est fait mention à la page 5 , comme provenant des récifs de l'île de Sepoedi , par conséquent d'une mer peu profonde , appartient aux formes trapues, à tige courte et épaisse , du Potérion Nrptuni.

Des recherches ultérieures dans les régions mêmes où se trouvent cea éponges remarquables, pourront seules élucider ces questions. Cependant elles pourraient déjà faire un pas vers leur solution, si l'on était à même d'examiner et do confronter des spécimens plus jeunes que ceux qu'on rapporte ordinairement de ces parages. Mais les spécimens plus petits

n'éveillent pas autant l'attention des marins, qui peut être les trouvent peu dignes de figurer dans un musée.

Aussi parmi les spécimens que j'ai pu examiner, n'y en a t-il qu'un seul, dont la petitesse indique qu'il est beaucoup plus jeune que les autres. C'est celui qui est représenté dans la figure XVI. Malheureusement la tige a été coupée tout pris de la base de la coupe , de sorte que sa longueur relative demeure tout à fait inconnue. Qunnt ii In coupe, elle a la forme presque exacte d'un entonnoir à ouverture ù peu près circulaire. La hauteur totale, y compris le tronçon de tige, est de 36 centimètres, et les deux axes de l'ouverturo mesurent 32 et 33 centimètres. Ses hords s'élèvent un peu de deux côtés opposés, comme si des lèvres étaient en voie de formation. La surface de la coupe est presque uuie et ne présente que ça et là quelques légers renflements, ne sélevant que très peu au dessus du niveau général.

A laquelle des deux espèces susmentionnées faut-il maintenant rapporter ce jeune spécimen ? Il me paraît impossible de répondre avec quelque certitude à cette question , car il est facile do voir que l'éponge , parvenue à cet état , peut adopter les formes les plus diverses, selon que la croissance se fera dans le sens de la largeur ou de la hauteur, et que sa forme subira aussi un grand changement, lorsque les excroissances de la paroi auront commencé ù se former. Cependant la forme en entonnoir et les traces, bien que faibles, de lèvres en voie de formation, semblent indiquer qu'un développement ultérieur lui aurait fait adopter la forme du P. Ampiilrilae.

Je n'ajouterai que peu de mots sur les affinités du genre Poférioti avec d'autres genres d 'éponges. Parmi les éponges actuellement vivantes et connues, il parait que c'est le genre Subvrile* Nardo, qui s'en approche le plus, tant par la structure du squelette que par la figure des spicules, quoique la présence d'un feuillet cortical dans le genre fotérion l'en éloigne encore beaucoup. Il est très probable que des recherches ultérieures daus les mers tropicales feront connaître d'autres genres d' éponges, qui lui ressemblent plus, mais pour le moment ses plus proches parents paraissent devoir se trouver parmi les espèces fossiles. On sait que les Pétrospongi-

des, surtout ceux de la tribu des Ocellariens, ont très souvent la forme d'une coupe, portée par une tige qui se termine par une racine. Telles sont les espèces des genres Coscinopora Go Idf. , C&eueudo/mra L amour., Fùroapongia d'Orb. etc. D'autres genres, tels surtout que le Steltiapongia d'Orb. et le Tragoêslellatum Goldf., ont des pores à la surface avec des stries rayonnantes, qui rappellent singulièrement les plis sarcodiques rayonnants des aires poreuses des Potérions. Malheureusement , la structure intime du squelette de ces Pétrospongidcs est à peu près inconnue , et il faudra par conséquent attendre des recherches ultérieures, avant de pouvoir se prononcer, avec quelque certitude, sur la véritable affinité du genre Potêrvm avec l'un ou l'autre de ces genres fossiles. Aussi ne fais-jc qu'appcller l'attention sur ces ressemblances, sans leur attribuer prématurément une valeur plus grande qu'elles ne semblent comporter.

Explication des planches.

Planche 1.

Cette planche représente I» ligure photographiée d'un des spécimen» «lu /Wm™ XiftMM» , appartenant à la variété cuptUiforiut , au quart environ de sa grandeur naturelle. Sa hauteur eut de t^.SH; la coupe seule est haute de 0*.50; sa profondeur est de 0 ,D .42; «on diamètre, à la partie la plus large , de 0-.46, L'ouverture a la figure d'une ellipse «régulière, dont le grand aie mesure (T.82

Lee excroissances ont la forme de largo* plis sinueux , à contours arrondi*. L» surl'aco est dénudée en quelque» endroit» , do aorte qu'on distingue le tisau trabéculaire aous-jacent A la base et à la partie moyenne de la coupe, un grand nombre de porta «aèrent» sont largement ouverts

La tige, haute de 0'°.29, est à peu près cylindrique, ayant un diamètre de O^.ll à an partio moyenne et s'élargissent vers la base. La portion radiculuire, reconuaissable à ses incrustations, commence vers la moitié de la hauteur de la tige.

Planche Si.

Section longitudinale du spécimen représenté dans la première planche. On y remarque le tissu trabéculaire des parois do la coupe , les larges canaux eiférents à sa partie moyenne et baailatre, et un grand nombre de pores efTérenta. largement ouvert*. A In droite du fond de la coupe se voit une petite cavité secondaire, «'ouvrant, en guise de (ul-dc'soc, dans la cavité générale. A gauche se trouve, au milieu de lu de la paroi, une cavité formée de toutes parts, hormis doux petits orifices extérieurs et un pareil qui conduit dans la cavité générale. Ces orifices ne se voient pas dans la ligure. La partie supérieure de la tige contient plusieurs larges canaux se dirigeant vers

le fond de la coupe Dans la partie inférieure ou radiculairo, ces canaux «oui obstrués par des corps incrustant*, surtout par des grains «le quart*.

Planche

Les figures du culte planche représentent quelques-un* des spécimens appartenant, an genre l'otériou, tous réduits à de leur grandeur naturelle

Par suite de cette forte réduction, nécessaire pour les réunir ton* sur une même planche, ce qui facilite la revue générale ut la comparaison dea diverses forme», lus détails de la surrace disparaissent presque entièrement

Le trait pointillé dons chaque coupe indique la surface interne de sa paroi. La figure de l'ouverture de In coupe est aussi rendue par un simplo trait, représentant en circonférence.

Fit!. I à XI, FOTCftlOX XWtCXI.

Fig 1. Var. c«j>Kl\for«te.

C'est dos divers spécimens que j'ai examinés, celui dont la largeur de la coupe est la plus grande par rapport à sa hauteur.

La hauteur totale est de CT.77 . doul 0".62 reviennent à la coupe seule Lu circonférence de celle-ci est elliptique; «on diamètre est do 0**.fl5 dans un sons et de 0 m .M dans l'autre. L'ouverture a la forme d'uue ellipse irrégulière, dont le grand axe est de 0 m .51 , le petit axe de 0*.JM. La protondeur de la coupe est de 0».3t» L'épaisseur de son burd arrondi, dont une partie »e recourbe un peu vers l'intérieur, en gtiisc de lèvre, varie de 11 à lti mtllim. Les excroissance» de la surface ont la forme de plis sinueux très forts; quelques-uns s'élèvent jusqu'à 0 ceutim. . en se recourbant en divers son», de manière à faire naître plusieurs cavités profondes Au milieu ■lu fond «e la coupe s'élève (en o , et isolément en A) un prolongement vertical de la paroi, de forme conique, mais un peu aplatie , se tenniuaut en pointe obtuse. Sa hauteur est de 9 centim. . les diamètres transversaux a la base sont de 3 et do ."» contint La surface do ce prolongement a la même structure que le reste de la paroi , et l'on y remarque plusieurs pores etl'érents. Dau» le voisinage se trouvent encore quelques autres eminouecs, mais toute» beaucoup plu* petites, ne s'élevant qu'à la hauteur d'un demi à 1 centim.

La tige est cylindrique; son diamètre est de 0 m .21 ; la partie inférieure radivulaire a été enlevée.

Vig. II. Ce beau spécimen, appartenant ainsi que le précédent au musé* du jardin soologiquc d'Amsterdam, a une forme très régulière et symétrique. Il doit aussi être rapporté à la variété cupulifurm* , bien qu'il s'éloigne dus formes ordiuairo» par son

bord un peu évasé. Sa hauteur total.' e»t de 0"'.92 , dont 0"'70, reviennent à lu coupe seule. Celle-ci a sa plu» grande largeur à l'ouverture, qui eut ù peu près circulaire, ayant un diamètre île t>.55. Lu profondeur de In coupe est de «f.O.'i. Ses paroi» sont très épaiwe», surtout dau» le* partie» inférieures, ainsi que l'indique le trait pointillé, représentant lu surface intérieure. Les excroissances qui s'élèvent ù la surface ultérieure, ont la forme do larges plis tortueux, laissant de profonde» en» ité» entre elle» La tige eut cylindrique; son diamètre eut de t)" 1 lr*. Sa longueur uo peut être déterminée, parce que la partie intérieure a été enlevée

Les figures 111, IV et V représentent île.» forme» intermédiaires , qui s'éloignent de» tbrme» typique» île la variété enjmli/or^e, quoiqu'elle» y tiennent encore par l'habitua général.

Fig. III. Ce spécimen ressemble encore beaucoup à d'autre» .spécimen* de il» variété cupuliforine, mai» la surface n'a qu'un petit nombre d'e\<-roi»Kaiices , » "éleiaut en forme do crêtes ou de longitudinale» de peu de hauteur; et la lise, quoique

cylindrique dan» sa partie moyenne, augmente eu épaisseur ver» le (mut, de sorte qu'elle semble presque se continuer dune la coupe La hauteur totale est de l>"'.72. La cuupe, à son endroit ie plu» large, a un diamètre de «""..(2; »» profondeur e»t de »•"'. Il , le diamètre de l'ouverture à peu près circulaire est de <V" 2S.

Fig. IV. Ce spécimen a une hauteur totale do <H",75, dont <H".40 reviennent à la coupe et »>"\.'J5 ù la tige, qui est relativement plus longue que ce n'est ordinairement le ea» dans la variété cupulitorme. La coupe a sa plus grande largeur A son ouverture, dont le bord est évasé. Sa figure est celle d'une ellipse irrégulière, dont le» doux axe» sont de *H'.:1S et de IV-.38 Iji profondeur de la coupe est do O» 35. Le» excroissances de la surface sont pou nombreuses, niais très variée»: quelques-une» ont la forme de pli» tortueux; d'autres, celle de crêtes; d'autre» enfin, celle de simples émineuees verraqueuse» La tige est. cylindrique et se continue dan» la raciuo.

Fie V. La figure allongée de ce spécimen le rapproche de» deux suivant». Sa hauteur est de i)'".tîti La coupe a une profondeur de (f.t>S et n'est séparée de la lige que par une ligne proéminente «. L'ouverture est une ellipse dont le graud axe est de <)"'.3t) et le petit de (VMSr. Le» eicroiswince» ù la surface sont trè» inégalement distribuée»; elles sont peu nombreuses, mais quelques-unes, de forme tuberculeuse, sont très £ ;raede».

Fig VI. Variété pociJi/arm. Ce spécimen et le suivant ont une ligure trè> allongée , i t ressemblent aux verre» dont on se sert habituellement pour le vin de Champagne. La tige se continue insensible ment dan» la coupe, dont l'ouverture est 1» partie la pins large La hauteur do ce spécimen est de <r.})3. La profondeur de la coupe eBt de 0"' 77. L'ouverture est à peu près circulaire: son diamètre est de 0'" 2S ; le bord, dont l'épaisseur varie de 8 à 15 millim . s'évwe à l'un de» côtés

on formant un<> aorte «le lèvre. Le» excroissance» 'le la surface sont forte» , très irté- L-ulière»; quelquos-urie* s'élèvent ou plie sinueux . d'autre* ont une fonne tuberculeuse idaii* ces deux formes passent insensiblement de l'une s l'autre. La tige dont l'épaisseur est do O m .ll à son endroit le plus mince, se termine par trois forte» racine» principales.

Kig VII. La dilVéronco entre ce spécimen de la variété poculiforme et le prétécédent eut bien exprimée dans la figure. C'est surtout l'absence presque complète des excroissance.-» à la surface, qui lui donne nu aspect dirt'éreiit. 8a hauteur est de t>".98, par conséquent presque la infime que celle du spécimen précédent, mais la profondeur de la cavité n'oit que de (V.SO. La coupe est comprimée dans un sons, e'ce-tà-dire que la circonférence de l'ouverture est une ellipse; le grand axe de celle-ci est do 0~.37 et le petit de 0".22. Le diamètre do lu tige à l'endroit le plus mince e»t de S cent.m.

Kig VIII. Var. ifpocraltri/ormr. Parmi les divers «périmon» que j'ai pu examiner, celui dont nous donnons ici la figure a la forme la plus régulière. Ce bel objet appartient au musée du jardin xoologiquc d'Amsterdam. Il ressemble tout ù fait à un vase. Sa hauteur est do 0 m 92 . dont 0"',60 reviennent à In coupe et 0» 32 à In tige. La circonférence do l'ouverture est de 1*\73. son grand axe do 0**.60. sou polit axe de 0™.ôl Le bord est presque tranchant. Les excroissances en forme de cotes longitudinale» peu élevée», sont distribuées trè» régulièrement. Le fond de In cavité de la coupe e«t très peu concave, presque plat. Eu « se trouve un prolongement intérieur, probablement semblable à celui de la Fig. 1, niais dont le sommet a été enlevé, do sorte que le tissu trabéeulaire intérieur se montre ù découvert

La tige, dont le diamètre ù l'endroit le plus mince est de OMti est formée par trois tiges simple», qui nu sont soudée* en une seule

Fig. IX A et B. Var. riape** B représente la coupo vue d'eu haut. Ce spécimen se distingue de tous le» autre* par sa forme très irrégulicro . et surtout pur la présence de deux lèvres horizontales («t et A) très épuisses. ce qui donne à la coupe l'aspect d'une fleur de la famille de* lW*o«>t^t 8a hauteur totale est de 0- «H, celle de la coupe est de () m .35 et celle de In tige de 0™ 33. L'ouverture a un diamètre de 0 m .37. lies lèvre» (« et i) ont jusqu'à 10 contint, de large; les portions du bord comprises entre les lèvres (r et </), ont une épaisseur de 2 cuntimètres. Les excroissances sont très i régulières, plus ou moins anguleuse», et s'étendent jusqu'aux lèvre», qui, elles-mêmes, présentent des éeliancrnre». Le» aires poreuse» et les pores sont en général plus grands que de coutume , surtout aux parties supérieures de la coupe. L'insertion de U coupe à la tige est excentrique. La tige so divise en trois lobée d'une manière tout à fait irrégulière.

Fig. X. Le spécimen, représenté dans cette Ggure, est remarquable en ce qu'on

reconnaît facilement qu'il est forme de quatre individu» réunis en un «ml corps. Dons la cavité générale s'ouvrent trois cu»ité-i secondaires, dont deux sont indiquées dans ta ftgure : eu ij et en A. A ces cavités répondent quatre tige*, dont troin (A, c, d) se sont soudée* entre elle» sur un trajet plu* ou moins long, tandis que la quatrième («), dont la partio inférieure a été enlevée, eut tout ù fait isolée. Dan* le voisinage du bord de la coupe su trouve un fort bourrelet (en c), dans lequel de» grains do quart; et de» fragmiuts <|e coquille» se trouvent incrusté», et qui «I, par conséquent, une nouvelle tige ou racine en vote de formation La coupe est dan* une position oblique et fait un angle obtus avec la tige principale. Sa longueur est de 0 m 5S , son diamètre à la partie moyenne de 0".46. L'ouverture a une figure très irrégulièro et augulouso Sou diamètre le plu» grand est de 0**.36. La surface de la partie antérieure et supérieure de la coupe, sur une étendue de Û m .16 de longueur, est unie, mai» le reste de la surface est couvort d'excroissancob en forme de plis sinueux très forts, laissant entre oui des excavations profonde».

Kig. XI. La hauteur de ce spécimen est de 0*75, dont (V.55 reviennent à la coupe. Celle-ci a la forme d'un large entonnoir à parois un peu bombées, mai» dont la surface est presque entièrement unie. Seulement quelque.* légères éroinences verruqueuue», en très petit nombre, rappellent le» excroissances pariétales d'autres spécimens. L'ouverture est triangulaire à angles arrondis; son diamètre est de 0"'.8ft dans un sens, et de (r*.58 dans l'autre. Au fond de la cavité s'ouvre une petite cai ité secondaire (a), large de 3,S centimètres et profonde do ■*. La tige, quoiqu'elle se termine dans la racine, est courte, mais très grosse, et composée de trois tiges réunies en une seule, ce qui, joint à la présieuce d'une cavité secondaire, indique que ce spécimen lui-mémo est le résultat de la réunion de deux ou "de trois individus en un seul.

FlO. XII -XVI. POTÉBIOS AMrHlTRITAE.

i'ig. XII A, vu de la face large, b vu de la face étroite. Ce Potérion , appartenant au musée du jardin zoologique d'Amsterdam, est, des divers spécimens examiné*, celui qui atteint la plu» grande bauteur. Elle est do 1"25; la coupe seule en a pour sa part 0*'.75; lu tige, qui est entière, puisqu'elle se terminu par la racine, mesure 0"\50. La coupu a la forme d'un on ton noir qu'on aurait fortement comprimé à sa partio supérieure, de manière à faire naître une espèce d'étranglement (7' en a i) à la partie moyenne. Elle se termine par deux grandes lèvres, se faisant face l'une u l'autre, à bords arrondis, presque demi-circulaires, et s'élevant jusqu'à 0 m .3O au dessus du grand axe de l'ouverture passant par leurs angles. L'ellipse trèe allongée, qui répond a l'ouverture, a un grand axe de 0° , 79 et un petit axe de i>™.23. Lee bords dos lèvres sont très minces, presque tranchants. Les trois quarts inférieurs de la coupe portent des excroissances en forme de crêtes sinueuses, qui, sur la face étroite de la coupe (H), ont en général une direction parallèle aux bords dos lèvres.

La tigo est presque evaclemeut cylindrique et a un diamètre do 0"'.07. Le» branches i do ta racine s'étendent dans uno direction opposée à celle do la plus grande largeur do In coupe

Fig. XIII. Ce spécimen , appartenant au musée de Leydo , a ttô dessiné dans uno position un peu oblique, pour luire mieux \oir les deux lèvre» et l'entré» de ia i-oupe. Sa hauteur est do 1^.07, dont 0".tl5 retient à la cou [h- 'I .-e- distingue du précédent d'abord par les paroi» plu* bombées de 1» coupe- , et- puis pane que les lèvre» >ont situées dans lo mémo plan que ia partie intérieure, cW-à-diro , qu'où no troioo pu» ici cet étranglement qu'on remarque duns lo spécimen précédent. I.e» lèvres font plus écartées et par suite l'ouverture est beaucoup plu» large dans la direction tiailnvemale. l/ouverturo est elliptique, un peu rétréeie ver» l'un dos bouts. Sou grand aie est de O»'.90. le petit axe de 0"' 53 La profondeur de la coupe est de 0°*.5U Les lèvres n'élèvent jusqu'à <J*.24 au-dessus du grand axe. Los excroissances ressemblent en général à celles de l« Fig Xll. La tige est cylindrique; non diamètre ost de □'".Oit La partie inférieure manque.

Fis XIV ./ et ». Ce troisième Mm» .imphitritae , haut do l".Oi, dont 0-.54 revient ù la coupe, e»t à quelque égards iiiterrué-diair» entre les deux précédents. La ligure do la partie inférieure de sa coupe ressemble à celle du premier (fig XII). mais ce potérion ressemble au second (fig. XlllJ par l'absence d'un étranglement. Il dillère de tous deux par le peu d'élévation des lèvres (0**.1H au dessus du grand axe), par lu forme de l'ouverture, qui est triangulaire à angles arrondi» , et par les excroissances qui s'étendent jusqu'au* bord». Le grand axo de l'ouverture cal do 0".72, le petit de 0".47. L'intérieur de la coupe est rendu très raboteux par de petite» aspérités ou papilles proéminentes. La tige est cylindrique; son diamètre n'est quo do 0"\0U. Sa partie inférieure a été enlevée ; cependant ce qui en restu a encore une longueur de 0'".60.

Fig. XV. Lu forme générale de co spécimen rappelle celle des trois précédents , surtout du dernier. Cependant il eu diffère par le défaut do symétrie dans la coupe, qui est un peu oblique, et surtout par l'absence pras^uo totale de lèvres, c'esta-dire du caractère principal qui distinguo lo P. AetphUrilar du H. Xrfit«ni. L'un des côtes du bord a été enlevé par quoique violence extérieure , mais le coté demeuré intact ne s'élève tout au plus qu'à OMIH au dessus de la partie la plu» basse du bord de l'ouverture. Celle-ci est triangulaire ù angles obtus. Son grand axe est de 0,62 et lu petit axe de tr\ 40. La liautour totale est de l)"'.0l La coupe seule est haute de 0«i.lS, et la tige, qui est complète, puisqu'elle se termine pur la racine, aune hauteur de <>".4a. Elle est cylindrique et a un diamètre de 0"U>'J. Les excroissances à la partie inférieure de la coupe sont en général plus fortes que dans le* trois cas précédents, et ressemblent plus à celles do quelques spécimens du P. Xrftoai-

Fig. XVI C'est le plus petit îles spécimens examinés (Sa hauteur totale est do OP.ZÙ , mais celle-ci relient presque entièrement ù la coupe, puisque la tige n été coupée non loin de Min insertion. La eoupo o la tonne d'un entonnoir ù ouverture presque circulaire. La profondeur de la cavité eut de O 1 " 24. Le grand axe de l'ouverture est de (V-H.*, le petit de 0"'.H2. I<e bord pré*oi>te de* iridiée* de deux lèvres opposée» l'une n I mitre, innu ces indices sont trop fuiblos pjur rnppurler ce npérimeu avec certitude à la seconde des deux espèces plutôt qu'à la première. Lu surface de la coupe est presque unie; on n'y remarque que quelque légères éminences de la paroi. L'intérieur présente quoique* lignes proéminente», à certaine distance l'une de l'autre, et sensibloincnt parallèles à la circonférence de l'ouverture.

Fig. XVII. A, H, C, 1). Sections idéales de la paroi, pour montrer les formes diverse» de* excroiiwiiice*.

44 canaux eft'érent»;

rc grain» de quart/, englobés dans la substance de la portion inférieure

Fig. 3 Portion d'une section transversale de la paroi de la coupe, à sa partie

tto feuillet cortical extérieur; i cavités intcrrnarginales; ce porcs nflérent»; H tissu Irabéculairo.

Fig. 4. Portion d'une section transversale de la paroi , dans le voisinage de la carité, à la partie moyeune de la coupe, grossie a fois; a feuillet cortical iulérieur; 6 b canaux cfl'érents ; c pore encrent

Fig. 5. Spiculas par un grossissement de 30i> fois.

Fig. 6. Section longitudinale d'une portion du tissu trabéculaire de la tige, par un grossissement de 5it fois;

aaa faisceaux de spicules;

bbb couche do sarcode desséchée

f lanchc '1.

Fig 1. Section transversale d'une tige. Grandeur naturelle.

Fig 2. Portion d'une section longitudinale de la tige, grossie 8 foin.

supérieure et extérieure, grossie Si fois;

Fig. 7 J,S,C Forme» diverses de» aires poreuses de la surface; grandeur naturelle.

Fig. 8- A, B. Aire» poreuses de l'intérieur de la cavité, de grandeur naturelle.

Fig. 9 Portion de la surface intérieure de la cavité du Fotr'nm Ampkitntac, représenté dans la figure XIV de la Planche 8.

Fig. 10. Section verticale d'un dos pores afférents, par un grossissement de 60 fois;

a couche snreodique extérieure;

a' couche sarcodique intérieure;

b feuillet cortical;

e ouverture extérieure du pore;

r' Hon entrée diinn lu cavité intermarginale.

Fig. 11. Section verticale d'un des pores oflerente, par ud grossissement de 50 foi»;

a couche sarcodique extérieure; a couche sarcodique intérieure; 4 feuillet cortical ; c pore avec ses spicule» défensive*.

Fig. 12. Aire poreuse, vue à la lumière transmise, par un grossissement de 10 fois , montrant les pli» sarcodique», qui se rencontrent au dessus do l'entrée du pore.

Fig 13. Section taugentielle du feuillet cortical, à l'endroit d'un de* pores afférents, par un grossissement de SO fois.

Fig. 14. Portion de la surface, dan» le voisinage du bord de la coupe, après que le feuillet cortical u été enlevé, par un grossissement de 2 fois; eec tétes des petite piliers.

Fig. 15 Section verticale au même endroit, le feuillet cortical étant prêtant;

a feuillet cortical ;

ce petite piliers;

i cavités intermarginales.

Fig. 16. Membrane» de sarcodu desséchée , par un grossissement de 50 fois Fig. 17. Cellules éparse» dans la sarcode, par un grossissement de 300 fois.

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