Il vous entend. 7. Il les entend
Forme positive.
S..1 Ninôndag.
2 Kinôndag.
3 Onôndawän.
4 Onôndan.
Forme négative.
Ninôndagÿsi.
Kinôndagôsi.
Onôndowäsin.
Onôndozin.
Ni.
P. 5 Ninôndagonan. Ninôndagôsinan.
6 Kinôndagowä. Kinôndagdsiwà.
7 Onôndowan. Onôndowäâsin.
Quatrième transition.
1. Nous t’entendons. 2. Nous l’entendons (illum). 3. Nous l’entendons (illud). 4. Nous
vous entendons. 5. Nous les entendons.
Forme positive. Forme négative.
S$. 1 Kinôndonimi. Kinôndosinonimi.
2 Kinôndowânan. Ninôndowâsinan.
3 Ninôndamin. Ninôndozimin.
P. 4 Kinôndonimi. Kinôndosinonimi.
5 Ninôndowânanig. Ninondowasinanig.
Il paraît qu’il n’y a pas de différence entre nous t’entendons et nous vous entendons.
Cinquième transition.
1. Vous m'entendez. 2. Vous l’entendez (illum). 3. Vous l’entendez (illud). 4. Vous nous entendez. 5. Vous les entendez.
S. 1 Kinôndowim Kinôndowisim.
2 Kinôndowanan. Kiuôndowâsinan.
3 Kinôndam. Kinôndozim.
P. 4 Kinôndowimin. Kinôndowisimin.
5 Kinôndowawag. Kinôndowasig.
Il paraît qu'il n'y a pas non plus de différence
entre tu nous entends et vous m’entendez.
Sixième transition.
1. Ils m’entendent. 2. Ils t'entendent. 3. Ils l'entendent (illum). 4. Ils l'entendent (illud). 5. Ils nous entendent. 6. Ils vous entendent. 7. Ils ou elles les entendent.
Forme positive. Forme négative.
NÉ Ninôndagog. Ninôndagôsig.
2 Kinôndagog. Kinôndagësig.
3 Kinôndawawa. Kinôndawâsiwa.
4 Onôndanèwa. Onôndoziniwi.
P. 5 Ninôndagôünanig. Ninôndagôsinanig.
6 Kinôndagôwag. Kinôndagüsiwag:
7 Onôndawâwan. OnGndowäâsiwan.
Nous craignons de fatiguer le lecteur avec cette masse de paradigmes ; nous en serons aussi sobre que nous pourrons. Il nous’ serait facile d'en faire des volumes ; mais nous ne croirions point par là remplir l’objet dela commission; nous croyons qu’en voilà assez pour faire connaître le mode de composition de ces formes transitives.
6. Formes causatives, réfléchies, réciproques, de continuité, de fréquence, d'habitude, d’affectahon, de supposition, etc. On concevra aisément que par la grande facilité de former des mots, les formes de cette nature doivent être très nombreuses dans ces langues. Nous nous contenterons de donner des exemples de quelques-unes, toujours dans l’idiome chippéway.
Je m'eutends moi-même. Ninôndas.
Forme négative. Ninôndazosi.
Nous nous entendons (habituellement ). Ninanôndatamin.
Forme négative. Ninanôndatisimin.
Je me fais entendre. Ninôndomonitiz.
Forme négative. Ninôndomonitizosi.
Je te fais entendre.
Forme négative.
Je vous fais entendre.
Forme négative.
Je leur fais entendre cela.
Forme négative.
Tu me fais entendre.
Forme négative.
Nous nous faisons entendre
mutuellement.
Forme négative.
Je fais semblant d'entendre.
Forme négative.
Je suppose que j'entende.
Forme négative.
Ninôndomojiwa.
Ninôndomojiwasi.
Kinôndomoninim.
Kinondomosininim.
Ninôndomona. .
Ninôndomonag.
Kinôndomoje (e muet).
Kinôndomojinin.
Ninôndomojiwaïtizomin.
Ninôndomojiwaïtizosimin.
Ninôndomokaz.
. Ninôndomokazosi.
Ninôndamitok. Ninôndajimitok.
7. Formes pronominales, adjectives, prépositionnelles, adverbiales. Nous avons expliqué plus haut comment les pronoms et les adjetifs prennent les formes du verbe, et comment ces derniers sont presque toujours des verbes euxmêmes. Les adverbes qualifient le verbe, comme les adjecüfs qualifient les noms substantifs. Ainsi, on peut aisément jomdre l’idée de l’adverbe à celle du verbe, sous les formes du dernier, toutes les fois que ces formes peuvent s’y appliquer. Par exemple, en lénâpé, de zallakik, en haut de la rivière, on fait zallahemen , remonter le fleuve; de petschi, à (ad, usque), on fait petschilülleu, il vient (à nous); de éanghitti, petit, on fait éanghelendam, avoir une petite opinion de
soi-même; de {pisgauwi, précisément, on fait tpisgauwichton , faire justement, précisément ainsi.
Les prépositions se combinent avec le verbe de différentes manières. Elles s'y adjoïgnent, comme dans nos langues, par forme de préfixes, plus ou moins variés pour l’euphonie ; mais l'idée de la préposition est assez souvent interposée dans le verbe, par des formes qui la sousentendent. Ainsi, en chippéway, on dit rinôndaga, j'entends par quelqu'un, j'apprends par un intermédiaire ; 7zuinôndäganon , j'entends ou j'apprends par lui; kirôndamon , j'entends pour toi, etc. Enlénâpé, de wintschi, avec, on fait witen , aller avec, witalogen , travailler avec, etc.
8. Forme interrogative. La manière d'interroger n’est pas la même dans toutes ces langues : dans celle de Massachusetts, on ajoute la désinence &s à la forme affirmative du verbe; on ditrzouwatchanomon, je le garde, et interrogativement, zouwatchanomonas , le gardé-je ? En ménoméni, On ajoute ef ou if, et quelquefois, seulement la lettre £, lorsque la forme verbale se termine par une voyelle : ikimenémit , me l’astu donné? En lénâpé, on fait usage, après la forme du verbe, de la particule 54 (le / de la langue russe) : 1/5 kléhélékhé , êtes-vous encore
vivant ? /éhélékhé ili nitis, mon ami vit-il encore? Enfin, en chippéway, on emploie la parti: cule zuh (orthographe anglaise qu’on prononce no où ne e muet) : kigimina nuh, me l’as-tu donné ?
Nous aurions encore beaucoup à dire sur les formes du verbe dans ces langues; mais il faut s'arrêter quelque part, et nous terminons ici ce chapitre qui est peut-être déja trop long.