Sacs ou Sakis. — Nous n'avons de cette
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langue qu'un vocabulaire par M. Keating, éditeur de la relation de la dernière expédition du major Long ; il se trouve à la fin du second vo- Jume de cet ouvrage. Nous en avons fait usage. 3. Mississagués; Potéouotamis; Kikapous.
— Nous n'avons rien de ces langues que les mots
que nous avons extraits du vocabulaire compa-
ratif du docteur Barton. ô Ainsi nous avons présenté, sous la forme d’un Vocabulaire comparatif et raisonné, quarantecinq mots français rendus en autant de langues indiennes, de la famille algonquine, qu'il nous a été possible de nous procurer. Nous avons, à peu de changemens près, suivi l'orthographe des auteurs des ouvrages desquels les mots ont été tirés; on connaîtra facilement par leurs noms à quelle nation ils appartiennent. Lorsque cette orthographe, surtout l'anglaise, nous a paru difficile à déchiffrer, nous avons essayé de la rendre selon la prononciation française, entre parenthèses. Ce qui nous a le plus embarrassé dans l'écriture anglaise, c'est la voyelle z suivie d’une consonne. Les Anglais l’appellent l’z bref; c'est dans le fait notre e muet; mais on l’emploie pour exprimer toutes les voyelles brèves, que les Anglais n’articulent presque pas en parlant. Alors l’z bref vient à leur secours. S'il faut écrire fombat, tombet, tombot, s écrivent /ombut. De
plus la lettre r est presque toujours muette après a, à moins qu’elle ne soit suivie d’une voyelle. On interpose ce 7 pour que l’a n’aie pas le soñ d’un e muet. Ainsi d’Ækansas, nom d’une tribu sauvage, on a fait Arkansas.
Il faut observer que le , dans ce Vocabulaire, représente toujours lou consonne comme dans out. Le ch allemand est toujours guttural; nous l'avons rendu quelquefois par #4, mais pas uniformément. Le lecteur suppléera aux omissions qui peuvent nous avoir échappé.
Nous espérons qu’on voudra bien nous pardonner quelques corrections et additions faites à ce Vocabulaire après coup. Ceux des langues chippéway et ménoméni par le docteur James, et celui de l'outawa, par M. Hamelin, ne nous sont parvenus que lorsque celui-ci était très avancé et déja copié. Nous n'avons pas eu le temps de le refaire. Nous écrivons au-delà des mers, relativement à la France, et le programme de la commission ne nous est parvenu que tard. Nous supplions qu’on veuille bien nous accorder quelque indulgence.