‹ Mémoire sur le traitement curatif du choléra épidémiqueChapitre 1 sur 10 · PRÉFACE DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

PRÉFACE DU TRADUCTEUR

Lorsqu'un fléau destructeur semble avoir pris; domicile dans ootre Europe, sans que les médecins aient encore pu s*accorder sur sa nature et sur le mode de traitement qu'il convient de lui opposer, c'est un devoir pour chacun d'eux de propager les connaissances qui peuvent éclairer ce point important de doctrine et de pratique,. Pour remplir ce devoir, je publie aujourd'huL la traduction du petit ouvrage de M. Parkin , de Londres , qui a paru , l'an dernier , à Barcelone.

Aussi recotnmandable par la tbéorre ingénieuse qui y est développée, que par là méthode curalive qu'on y trouve indiquée , il est de nature à intéresser tous les médecins. Ce n'est pas un nouvel agent thérapeuliqu-e que M. Parkin fait connaître; le traitement qu il recommande est un emploi judicieux de moyens connus de tous les praticiens. Aussi, quoique les explications de détail que donne M. Parkin , du mode d'action des médicamens qu'il emploie, ne soient peut-être pas toujours heureuses, k-s médecins-praticiens auront de la confiance dans sa méthode , même avant di." l'avoir mi^e cik

pratique, parce que les effets des remèdes qu'il indique sont analogues à ceux qu'ils ont eu occasion d'observer en traitant d'autres maladies. L'expérience a déjà démontré, d'ailleurs, en Angleterre comme en Espagne , l'efficacité de la méthode de M. Parkin , dans le choléra épidémique (i).

Praticien aussi philanthrope qu'habile , M. Parkin, convaincu de l'excellence de sa méthode curative par l'heureux emploi qu'il en avait fait dans les épidémies cholériques de Londres , s'est empressé de se rendre à Barcelone , dès qu'il a su que le choléra y exerçait ses funestes ravages. 11 est arrivé dans cette ville au moment où l'épidémie était à son plus haut degré (2). Il a communiqué franchement ses idées , qui ont été adoptées et mises en pratique avec succès par plusieurs médecins très-distingués, du nombre

(1) Le choléra, m'écrit le dacteur Campdéra , de LIoret de Mar (Catalogne), peut être traité et guéri par des méthodes différentes , mais je crois préférable celle de Parkin, comme plus simple, moins dispendieuse et jamais dangereuse ; ses suites ne sont pas à craindre comme celles de la méthode anti-phlogislique ; enfin, elle olfre le plus de chances de succès sans avoir aucun inconvénient.

(?) La population de Barcelone est d'environ i4o,ooa Ames, dont la moitié environ avait émigré. Sur les 70,000 reslans , il est mort 4>ooo personnes- Le nombre

desquels était M.Saiich, médecin de riîôpitalgénéral et secrétaire de l'Académie royale de médecine et de chirurgie de B ircelone. L'épidémie ne tarda pas à se manifester à Mataro; M. Parkin s'y rendit, et sa méthode y fut employée avec un succès surprenant (i). Je liens ces détails, sur l'exactitude desquels on peut compter, de M. le docteur Campdéra, élève de l'École de Montpellier, qui se livre avec succès depuis vingt ans, en Catalogne, à la pratique de son art.

des victimes , à l'époque où la maladie a fait plus de ravages, est indiqué dans le tableau suivant:

JOCKS,

Hommes.

Fbumes.

En FANS.

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