‹ Mémoire sur les ammoniaques composésChapitre 17 sur 31 · ACTION DU BROME SUR L’ÉTHYLAMINE · texte numérisé non relu

ACTION DU BROME SUR L’ÉTHYLAMINE

Lorsqu’on traite une solution concentrée d’éthylamine par du brome, on observe une réaction fort vive et qui donne lieu à un dégagement considérable de chaleur. Pour modérer la réaction, il est bon d’ajouter le brome petit à petit et de refroidir à la glace la solution d’éthylamine. Chaque goutte de brome , en tombant dans le liquide, détermine à la surface la formation de nuages blancs très-épais ; après quelques instants de contact, la goutte de brome qui est tombée au fond se décolore, diminue peu à peu et finit par se dissoudre dans le liquide. Il se forme, sans aucun doute, un produit de substitution analogue au composé chloré, mais ce composé se dissout dans la solution concentrée de bromhydrate d’éthylamine, qui se forme en même temps. Quand la réaction est terminée, ce qu’on reconnaît à ce que le hrome ne se décolore plus dans le liquide devenu neutre, on trouve au fond de la solution de bromhydrate d’éthylamine une petite quantité d’un liquide huileux coloré en jaune orangé foncé, qui est probablement l’éthylamine bibromée. La plus grande partie de cette substance demeure dans le liquide aqueux; on peut la retirer en agitant celui-ci avec de l’éther et en laissant évaporer dans une soucoupe la solution éthérée. On obtient ainsi un liquide coloré en rouge orangé et qui, agité avec une solution faible de potasse caustique, perd un petit excès de brome, qui lui donne cette coloration. Il est plus dense que l’eau; son odeur est piquante et analogue à celle du composé chloré. Je n’en ai pas fait l’analyse.

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