ACTION DE LA CHALEUR SUR LA METHYLAMINE
Pour étudier la manière dont le gaz métbyliaque se comporte sous l’influence d’une haute température, j’ai dirigé ce gaz sec et pur à travers un tube de porcelaine long, étroit, rempli de fragments de porcelaine et chauffé au rouge. Au sortir de ce tube, le gaz était dirigé à travers un appareil rempli d’eau destinée à le laver, et était recueilli ensuite dans des cloches remplies de mercure. On a eu soin de laisser perdre une quantité de gaz plus que suffisante pour déplacer tout l’air qui était contenu dans l’appareil au
12 AMMONIAQUES COMPOSÉES,
commencement de l’expérience. L’eau de lavage était alcaline à la fin de l’expérience; elle renfermait du cyanhydrate d’ammoniaque. Malgré cette réaction alcaline, le gaz dégageait une odeur prussique très-manifeste, et renfermait, comme l’analyse l’a démontré, environ 20 0/0 de vapeurs d’acide prussique.
Voici les résultats que m’a fournis l’analyse de ce mélange gazeux faite dans l’eudiomètre de M. Régnault.
Volume sur lequel on a opéré 708,86:
Vapeur prussique 97,65
Hydrogène 5o3,89
Hydrogène protocarboné 101,87
ce qui donne en centièmes :
Vapeur prussique
Hydrogène
Hydrogène protocarboné.
La formule suivante rend compte de cette décomposition : 3 C2 H5 Az = C2 Az H, Az H3 + C’AzH + ff + C2 H".