‹ Mémoire sur les ammoniaques composésChapitre 22 sur 31 · C,4 II7 A * , CO · texte numérisé non relu

C,4 II7 A * , CO

qui se déduit de l’analyse suivante :

o8r,35ç)5 de matière ont donné o8',585 d’acide carbonique et o8', 345 d’eau,

kk AMMONIAQUES COMPOSÉES,

qui donne en centièmes :

Expérience. Théorie.

Carbone 44,37 C5 — 3o — 44,77

Hydrogène ïo,65 H1 — 7 — 10, 44

Azote 11 Az — i4 — 20,89

Oxygène 11 O2 — 16 — 23,90

SULFHYDRATE D’ÉTHYLAMINE.

On obtient facilement des cristaux de ce sel en faisant arriver de l’hydrogène sulfuré dans un ballon renfermant de l’éthylamine anhydre et entouré de glace. Les parois du ballon dans lequel se fait la saturation, et qu’il faut avoir soin de remplir d’hydrogène avant d’y faire arriver l’hydrogène sulfuré , se tapissent de cristaux incolores.

Le sulfhydrate d’éthylamine est un sel très-fusible et volatil. Par le refroidissement, le sel fondu se prend de nouveau en fort beaux cristaux qui présentent des lames rectangulaires paraissant appartenir à des prismes obliques à base rectangulaire, et terminés par des pointements à quatre faces.

La vapeur de ce sel est inflammable. A l’air il se colore en jaune et attire rapidement l’humidité en se transformant en gouttelettes jaunes. La solution dissout le sulfure d’antimoine hydraté et forme une liqueur incolore qui laisse déposer une poudre orangée par l’évaporation.

SULFATE D’ÉTHYLAMINE.

Sel déliquescent, incristallisable , très-soluble dans l’alcool et se desséchant dans le vide en une masse transparente d’apparence gommeuse.

La solubilité de ce sel dans l’alcool permet de séparer l’éthyJamine de la méthylamine. Si I on avait un mélange d’ammoniaque

AMMONIAQUES COMPOSÉES. 45

de méthylamine et d’éthylamine, on pourrait, pour séparer ces trois alcaloïdes, commencer par saturer par l’acide chlorhydrique, évaporer à siccité et reprendre par l’alcool absolu. La presque totalité du chlorhydrate d’ammoniaque resterait comme résidu , tandis que les deux autres chlorhydrates se dissoudraient.

Après les avoir transformés en sulfates on les traiterait de nouveau par l’alcool, qui ne dissoudrait que le sulfate d’éthylamine.

NITRATE D’ÉTHYLAMINE.

11 est facile d’obtenir ce sel en saturant l’éthylamine avec de l’acide nitrique. La dissolution, évaporée au bain-marie, laisse déposer quelquefois des cristaux sous forme de lamelles légères paraissant remplir entièrement le liquide sirupeux au milieu duquel ils s’étaient formés. Mais la quantité du sel cristallisé et très-déliquescent que j’ai obtenu a été en réalité très-peu considérable et insuffisante pour une analyse. Le liquide sirupeux décanté des cristaux a refusé de cristalliser, même après plusieurs semaines d’exposition dans le vide sec.

J’ai voulu examiner l’action de la chaleur sur le nitrate d’éthylamine : lorsqu’on chauffe le liquide sirupeux et incolore dont je viens de parler, il ne tarde pas à se décomposer en se colorant et en dégageant continuellement du gaz. Une fois bien commencée, la réaction continue d’elle-même sans qu’on ait besoin de chauffer; il arrive même un moment où il est impossible de la maîtriser, et où le liquide fortement coloré qui reste dans la cornue laisse dégager des torrents de gaz mélangés d’une vapeur facilement condensable en brouillards jaunes fort épais. Ce qui reste dans la cornue est une masse brune, qui laisse un résidu de charbon lorsqu’on pousse la distillation jusqu’au bout. Dans le récipient on trouve un liquide aqueux brun, sur lequel nagent quelques gouttelettes huileuses, dont l’odeur est particulière et désagréable. Quant aux gaz, ils sont inflammables et brûlent avec

AMMONIAQUES COMPOSÉES, une flamme jaune et livide qui indique la présence d’un composé azoté.

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