‹ Mémoire sur les chemins à ornières;Chapitre 26 sur 33 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Ce mémoire , imprimé en grande partie avant que nous ayons eu connaissance à Paris des résultats extraordinaires auxquels a conduit le concours de Liverpool , renferme nécessairement plusieurs exclusions ou opinions, qui, basées sur des observations que nous avons faites l'année dernière en Angleterre , demanderaient aujourd'hui à être modifiées. Les expériences dont nous venons de donner la description semblent promettre aux chemins de fer un brillant avenir. Il paraît incontestable que les nouvelles machines locomotives, unissant la force à la légèreté, à l'économie et à d'autres qualités moins importantes, sont infiniment supérieures aux anciennes. On ne peut cependant rieu préciser

sur ce sujet avant qu'un long emploi de ce moteur perfectionné ait permis d'en apprécier exactement la supériorité, et de présenter le chiffre de l'économie qu'il procure.

C'est au temps maintenant à décider entre les canaux et les chemins de fer. Le problème est important, et, chaque jour, les documens qui tendent à en éclaircir les difficultés se multiplient; mais, dans quelques années seulement, des résultats de pratique nombreux et bien constatés pourront nous en fournir une solution. Nous osons prédire cependant que cette question ne cessera jamais de dépendre des localités, et que si les chemins de fer finissent par l'emporter dans un grand nombre de cas, les canaux n'en conserveront pas moins leur supériorité dans plusieurs circonstances. Les uns et les autres seront de grandes sources de richesse pour un pa^ Puisse la France, bientôt traversée dans tousies sens par ces grandes voies de communication , en devenir la preuve !

Légende des Planches I et IL

0,7%. 1, Pl. II, chaudière; elle est cylindrique et formée de plaques de tôle jointes ensemble par des clous rivés.

A la hauteur yf environ, est un petit plancher de la largeur de 8 à 9 pouces, que nous n'avons pas représenté , et sur lequel l'ouvrier machiniste est placé commodément pour arrêter ou faire marcher les soupapes.

Au dessus de ce plancher , la chaudière est recouverte de petites lattes de bois, qui empêchent 11 ne trop grande déperdition de chaleur. Ces lal tes ne sont également pàs indiquées dans le dessin.

P, cheminée dans laquelle se' rendent les produits de la combustion provenant des foyers qui sont dans des cylindres intérieurs à la chaudière, et la vapeur qui a servi.

T, tuyau horizontal en cuivre rouge , par lequel la vapeur passe de la boite à vapeur B dans la cheminée.

A, un des cylindres à vapeur; il est incliné de 45 degrés à l'horizon. Dans ce cylindre, se meut un piston dont la tige ik se lie, par une charnière à boule, à la bielle k'I; la boule est fixée

l88 SUR LES CHEMINS

à une boîte oo t o"o"' , qui glisse entre deux guides mm' et m"m"". La bielle i'I est attachée en / & la roue , à laquelle elle communique le mouvement circulaire.

Les fîg. a,a f , a", b, b\ c % c* représentent les détails de jonction des bielles.

B, boîte a vapeur. Un tuyau coudé en h la met en communication avec la chaudière. Le cercle h est la projection de la partie horizontale. Le conduit horizontal T , déjà mentionné , la lie à la cheminée.

V et V, roues. Les rais sont en bois, et les jantes recouvertes d'un contour en fer malléable; à i pied i pouce du centre, est un anneau circulaire en fer, auquel est attachée la bielle lk\

R et R', ressorts. Un cadre projeté en QQ', et auquel est attachée invariablement la chaudière par quatre colonnes en fonte, est suspendu à chacun de ces ressorts par quatre petites tiges verticales projetées en pp\

ecd éc'd. Système de leviers coudés pour faire marcher la tige des tiroirs, comme l'indiquent les autres figures.

Fig. 2 , Pl. II. Vue de la chaudière par devant.

F et F' sont les deux foyers avec les cendriers C et G au dessous.

La buse des soufflets passe dans un des foyers F'. Quand on veut diminuer le courant d'air, on retire la buse , et on ferme l'ouverture du cendrier avec une petite plaque.

A et A' sont les cylindres à vapeur.

Dans les nouvelles machines en construction, on compte supprimer le soufflet, parce qu'il soulève constamment le train de derrière. On disposera alors différemment les tubes pour les foyers.

R, Roue d'angle dentée, enarbrée sur l'essieu avec les roues de la machine , laquelle fait tourner horizontalement une autre roue d'angle R'. La roue R' est portée elle-même par un arbre vertical, qui fait marcher un robinet tournant. Au moyen de ce robinet, on fait agir la vapeur, par détente, pendant la moitié de la course du piston.

Nous n'avons pu voir l'intérieur de la chaudière ni obtenir à cet égard une explication suffisante; mais il paraît que les deux tubes A et B, fig. 3 , Pl. Il , qui mènent la vapeur aux boites à vapeur, se réunissent, en C, en un tube vertical , dans lequel agit le robinet tournant.

Fig. 3o , Pl. t. Vue de la machine de l'autre côté.

A, second cylindre à vapeur, disposé. comme le premier.

P 7 pompe foulante. Elle tire l'eau, par un tube

de cuir, d'un tonneau placé derrière sur un train T, et la fait monter par un canal C dans la chaudière.

Suivant le cercle nq est projeté verticalement un canal horizontal se rendant daus la chaudière.

S', soupape que Ton charge à volonté.

La tige du piston de la pompe foulante se lie invariablement, par une traverse, à celle du pistou du cylindre A, comme l'indique la fig. 3o.

Fig. 3i. Projection horizontale des parties qui se trouvent au dessous de la chaudière.

R, Roue d'angle qui fait marcher le robinet tournant pour la détente.

E, Excentrique qui communique, par l'intermédiaire de l'arbre horizontal A, le mouvement au système de tiroirs de l'un des cylindres à vapeur.

E', Excentrique qui communique, par l'intermédiaire du manchon M, le mouvement au système de tiroirs de l'autre cylindre à vapeur.

L'arbre A tourne dans son manchon M, et indépendamment de ce manchon; à celui-ci attient la tige qui communique le mouvement à l'un des systèmes de tiroirs ; à l'arbre A se lie celle qui le communique à l'autre.

S, Ressorts auxquels est suspendu le cadre cc r c"c" ! par de petites tiges verticales, au moyen d'oreilles ou parties saillantes.

A. ORNIERES. 191

Fig. 3s. Projection horizontale de quelques détails delà partie supérieure de la chaudière.

ab, Traverse horizontale communiquant lé mouvement aux tiroirs situés du côté de b.

mm\ Manchon communiquant aux tiroirs situés du côté de a.

On remarque en v et y' de petits boutons, qui attiennent l'un à l'arbre, l'autre au manchon mm! . Les tiges rg, dg', fig. i, Pl. II, portent, à leurs extrémités en d «et /, des espèces d'anneaux, par lesquels l'ouvrier fait passera volonté le bouton ou bien l'en sépare, afin de diriger ou d'arrêter les tiroirs suivant ses désirs.

S, Soupape de sûreté.

S', Deux quarts de roues dentées , auxquels l'ouvrier fait faire à volonté un quart de révolution autour de leurs centres c et c', à l'aide d'un manche pc\ de manière à les amener dans la position indiquée par les lignes pointées. Dans la première position , ils permettent au robinet tournant de produire son effet en faisant agir la vapeur par détente ; dans la seconde position , ils l'en empêchent, et la vapeur n'agit plus que par l'effet de son élasticité à son entrée dans le cylindre.

On fait ordinairement agir la vapeur par détente au commencement de la marche , lorsqu'il

n'y en a encore qu'une petite quantité de formée , afin de la ménager, et on l'emploie sans détente lorsque l'opération est en grande activité.

Comme nous n'avons pu esquisser cette machine que lorsqu'elle travaillait , il est possible que quelques détails soient inexacts ; mais on peut compter sur la parfaite exactitude des dimensions importantes.

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