‹ Mémoire sur les chemins à ornières;Chapitre 3 sur 33 · OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES

Tout le monde sait aujourd'hui ce que Ton entend par chemins de ter ( railwajs) , ou, plus

(1) Ce mot d'ornières entraîne ordinairement l'idée d'un creux. Dans ce cas, cependant , nous entendons par ornières des espèces de guides creux ou saillans que suivent les roues de chariots. Cette dénomination de routes à ornières est empk)yée par le plus grand nombre des personnes qui s'occupent de cette nouvelle espèce de voies de communication : c'est pourquoi nous l'avons adoptée. Nous n'avons d'ailleurs pas trouvé de terme qui nous parût remplacer convenablement le nom d'ornières.

Les mesures dontnous ferons usa^t; d ) us ce mémoire sont :

Le pied anglais m 12 pouces anglais rz: o m , 3047.

Le pouce = 8 lignes = o ,u ,o254.

Le yard n 3 pieds.

Le mille anglais = 1760 yards zzz i6o8 m ,774.

L'acre anglaise rz: 4o43ni.c. ) çç.

La livre anglaise = ok,453i.

Le quintal m 1 12 livres = 50,747.

La tonne e= 20 quintaux = 1014,94.

Le chaldron de Newcastle r= 53 quint. r= 20689,59.

Le penny ( au pluriel pence) = ofr. 10 cent.

Le shelling = 12 pences = 1 fr. 26 cent.

La livre 20 shellings = 25 fr. i5. cent.

généralement, chemins à ornières. Nous ne pensons pas qu'il soit nécessaire d'en donner une explication. Écrire un traité complet sur leur construction et les machines dont on se sert pour les parcourir serait une tâche au dessus de nos forces. Nous nous bornerons donc à réunir dans ce Mémoire quelques renseignemens que nous avons recueillis en Angleterre et que nous croyonsêtre peu connus. Nous en publierons d'autres qui nous ont été communiqués en France par les ingénieurs des nouvelles routes en fer que l'on y établit, et que nous avons toutes visitées. Enfin , nous y joindrons des données extraites des meilleurs ouvrages qui s'occupent des chemins à ornières , au moyen desquelles on classera et comprendra plus aisément les résultats ou dessins que nous avons rapportés de nos voyages.

Les routes à ornières, construites d'abord dans le voisinage d'établissemens d'industrie pour faciliter les transports aux grandes routes 9 après s'être ainsi répandues considérablement en Angleterre, comme voies auxiliaires, ont fini par devenir elles-mêmes routes principales. On en a aussi établi sur plusieurs lignes en France, en Autriche, en Prusse, aux États-Unis, et un grand nombre sont en projet. Elles paraissent donc devoir acquérir un haut degré d'importance pour

A ORNIERES. 9

tous les pays en général, et offrir plus particulièrement des avantages incalculables à nos usines et nos exploitations de mines, en multipliant les débouchés , en rapprochant les distances entre les matières premières et le combustible et en employant , pour leur propre construction , les produits de nos forges et de nos fonderies.

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