‹ Mémoire sur les chemins à ornières;Chapitre 4 sur 33 · COUP-D'OEIL HISTORIQUE · texte numérisé non relu

COUP-D'OEIL HISTORIQUE

On sait qu'il existe trois espèces de chemins à ornières, connus sous les noms de chemins à ornières plates , chemins à ornières creuses, et chemins à ornières saillantes.

Les premières routes à ornières, qui , d'après Hi^que

ornière?.

M. Wood(i), furent établies, vers le commencement du dix-septième siècle , dans le voisinage de Newcastle-sur-Tyne , pour le transport de la houille aux principales chaussées ou aux canaux, furent en bois et à ornières saillantes. On ne tarda pas à fixer sur le bois des bandes de fer dans les parties où le frottement était le plus grand ; peut - être même se servit - on déjà , à une époque assez éloignée , de chemins entière*

(i) A practzcal treatise on Rails-roads. By Njchola* Wood. London. knigtand Laccy, i825, p. 33 et »uir.

ment construits de cette manière. Ce n'est cependant que vers 1 767 que l'on employa la fonte seule à la place du bois. Les premiers essais eurent lieu à Colebrookdale en Shropshire, et les premières ornières en fonte furent des bandes plates, avec un simple rebord pour maintenir les roues sur la ligne du chemin. On sentit néanmoins bientôt l'avantage des ornières saillantes, et on y revint. On substitua, en i8o5, à la houillère de Walbotle près Newcastle-sur-Tyne, le fer malléable à la fonte ; mais ce n'est que depuis peu d'années que l'usage du métal raffiné s'est répandu.

Historiquede On u 'employa , dans l'origine, comme puis-

^moTrice" 16 sance motrice que les chevaux.

En 1788 seulement, on imagina d'aider la marche des chariots montant le long des plans inclinés , en faisant agir sur eux , par l'intermédiaire d'une poulie, le poids des chariots descendans.

Machines î)e 1 808 , datent, suivant M. Woqd, les prefixes * mières tentatives que l'on fit pour se servir de la vapeur. Des machines station naires , placées au haut des collines , firent tourner un treuil, sur lequel s'enroulait une corde fixée par une de ses extrémités aux chariots qu'il fallait élever. Machines îo- En 181 r, on vit les premières machines iococomotives. motiveSî dont WaU , d'abord , puis Woolf et

Trevithick, avaient eu l'idée sans l'avoir appliquée ; elles consistent en une machine placée . sur un chariot, qui en fait tourner immédiatement les roues de manière à le mettre en mouvement parla réaction du frottement. Après plusieurs essais infructueux , elles ont fini par devenir susceptibles d'un emploi assez général sur les routes de niveau ou très peu inclinées.

Tel est l'abrégé historique des principaux développemens qu'a reçus la branche de l'art de l'ingénieur dont nous nous occupons; d'autres perfectionnemens ont aussi eu lieu, mais ils se sont faits graduellement, de sorte que l'on ne peut aisément fixer l'époque à laquelle ils furent introduits, ou bien ils sont de moindre importance. On a modifié la forme des rails , changé les moyens de les attacher au sol , déterminé le tracé du chemin d'une manière plus conforme au but de cette espèce de route et à la nature des moteurs qu'on y emploie; enfin, on a construit les chariots sur de meilleurs plans , etc. , etc. Nous tâcherons, par la suite, de fixer exactement le point où l'on est arrivé.

Les principales routes en fer sur lesquelles nous avons recueilli nos observations en Angleterre sont celles de Liverpool à Manchester, des environs de Glasgow, des houillères de Newçastlesur-Tyne, de Dudiey à Stourbridge. Nous don-

nerons aussi quelques renseignemens qui nous ont été communiqués sur la route de Darlington à Stokton.

Le tracé des routes en fer étant , ainsi que nous venons de le dire , en relation avec la nature des moteurs , nous ne pouvons en parler qu'après avoir traité de ceux-ci. Nous allons donc, supposant la direction déterminée, nous occuper de suite de la construction.

Les rails (1) étant employés même pour les travaux de terrassement, nous commencerons par les décrire.

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