ROGUE
pour juger des prétentions diverses? C'est ce que je fais aujourd'hui; mais, alors, je croyais encore à la possibilité d'en arriver à un arrangement à l'amiable.
Demander de nouvelles explications sur les comptes? C'est ce qui
me paraissait le plus modéré et le plus sage. Et c'est ce que je fis.
Cependant je ne voulus m'arrêter à aucun parti, donner aucune réponse, faire aucune démerche, avant d'avoir consulté les honorables conseillers que m'avait adjoints Sa Grandeur Monseigneur l'Archevèque de Montréal. Je convoquai une réunion générale du Conseil dans une des salles de l'Archevèché. Elle eut lieu, samedi le 15 Août après-midi, le lendemain du jour où M. Marcoux m'avait passé ses quatre feuilles volantes, je veux dire ses quatre pages de chiftres. On ne peut me reprocher, ici du moins, d'avoir voulu trainer les choses an longueur. Tous les membres assistaient à l'assemblée: je leur exposai dans leur entier les comptes, et ma manière de voir, celle que je viens d'expliquer ci-dessus. Tous, unanimement, après délibération, décidèrent de demander à M. Marcoux des comptes plus clairs, plus complets et plus détaillés.