ET (1 LAS
S.' Denis qui ont été vendus P, 74,026,00 ; et ils sont presque du double plus nombreux, En prenant pour base la première vente, celle-ci dépasserait de beaucoup P, 100,000,00, 11 m'est avis que le Séminaire de Québec s'est montré très-prudent, en pressant l'acceptation immédiate de sa réclamation; car, lorsque tous ces lots seront vendus, en face du bénifice énorme que lui aura rapporté son administration à Montréal, il pourrait avoir mauvaise grâce de réclamer de Montréal un seul sou,
“ Très-bien! dira-t-on; cependant vos calculs de vente, quelque probables qu'ils soient, ne reposent toujours que sur une supposition plus où moins problématique, , — C'est vrai. Mais ce qui n'est pas du tout problématique, c'est le protit considérable que le Séminaire de Québec à fait sur la première vente. Et, surtout, ce qui n'est pas moins réel, c'est qu'on nous demande dans ces comptes, malgré ces protits, de payer des intérêts et des taxes sur des terrains dont on garde la propriété,
Je me disais: La succursale, comme toute institution de ce genre, doit avoir des arrérages; (et il parait qu'il y en avait pour plus de P. 5000.00). Les dettes de cette sorte, il est vrai, sont loin d'avoir une valeur au pair de leur montant apparent; mais enfin elles valent quelque chose. Et, dans ces comptes, il n'était fait mention d'aucuns arrérages quelconques. J'en parlai à M. Marcoux. “ En etfet, dit-il, un certain nombre d'élèves ont payé par billets promissoires. À combien s'élèvent ces billets’ Je ne le sais pas, n'en ayant point additionné la somme. , Un certain nombre n'était pas un chiffre assez précis pour me permettre de faire un calcul, même approximatif.
Sur ce point, au moins, on avouera que les comptes n'étaient pas complets.
Je vois, à la date du 30 juillet 1880, la seule dont ces comptes fassent mention, deux items ainsi conçus: “ Prété à la faculté de Médecine pour l'Hôpital Notre-Dame P. 4000.00. — Intèret simple au
LA
30 juillet 1SS9, P, 2138.30 ,: ce qui forme une somme totale de D, 6138.30.
D'un autre côté, où m'aflirme que cet emprunt à été fait par l'Hôpital Notre-Dame, personne civile tout-h-fait indépendante de la succursale : succursi le et Hôpital étant des institutions amies, à qui je ne connais d'auvres liens actuellement que des rapports de services mutuels, Dans ces circonstances, je demandai à M, Marcoux de vouloir bien me montrer l'acte de prêt: il me déclara ne pouvoir le faire.
Je ne refuse pas absolument de payer cet item, Mais, au milieu des doutes que l'opinion soulève autour de moi, pour pouvoir rendre compte de la prudence de ma propre gestion, avant d'accepter une réclamation de plus de six mille piustres, est-ce être trop exigeant que de demander à voir l'instrument juridique qui l'institue ?
J'ai dit plus haut que les voyages à Rome, dont on nous réclame le paiement, s'élèvent à P, 5930,46. Cette sonme totale se décompose comme suit:
1881, Voyage de M. Th. Hamel à Rome . . . . . P. 1088.00 1884, Voyage de M. L. N. Bégin h Rome,» + . + .; 638.87 , Payé à M. L, N. Bégin à Rome. , : . … 225,00 1886, Voyage de Mgr Paquet à Rome... . 4, 397.93 1888-89, Voyage de Mgr Paquet à Rome . . . . ., 1099.66 ‘A Voyage du juge Baby. . . . . . . . . , 2923.00
Total P. 59530,46
Mon intention n'est pas de contester, pour le moment, l'à-propos pour la succursale de payer tous ces voyages à Rome, dont quelquesuns peut-être lui ont été d'une utilité plus ou moins douteuse. Mais tout simplement, et je voudrais qu'on le remarquat bien, cette prétention du Séminaire de Québec établit clairement ce point, qui est d'une très grande importance: c'est qu'il veut faire payer à la suecursale, non seulement ce qu'il a dépensé à Montréal, mais ce qu'il a dépensé ou croit avoir dépensé à l'occasion de Montréal.
Or, dans un balancement de comptes, le mème principe doit présider aux comptes de la recette et aux comptes de la dépense. I ne
peut y avoir là-dessus deux opinions.
Maintenant je me demande: Le Séminaire de Québec, qui met dans le chapitre de ses dépenses ce qu'il a dépensé indirectement à l'occasion de Montréal, fait-il entrer dans le chapitre de ses recettes ce qu'il a reçu indirectement à l'occasion de Montréal? Est-ce que, par hasard, à cette occasion, Rome ne lui aurait pas accordé quelque petit dédommagement, dont il n'est pas question dans cette reddition de comptes? Dans tous les cas, laissant de côté toutes questions douteuses, les profits réels, considérables, qui ont été faits sur les terrains, à Montréal, si le Séminaire de Québec ne veut pas les considérer comme des revenus directs, certainement il ne peut refuser d'admettre qu'il lui sont venus, indirectement au moins, à l'occasion de la succursale de l'Université à Montréal.
C'est pourquoi il me semble que, dans cette reddition de comptes, le Séminaire de Québec, pour ne pus soulever d'objections qui me paraissent irréfutables, aurait du se décider pour l'une de ces deux méthodes: premièrement, recettes à Montréal et à l'occasion de Montréal, dépenses à Montréal et à l’occasion de Montréal; ou secondement, recettes à Montréal seulement, et dépenses à Montréal seulement.
Mais je répugne tout-à-fait à cette équation boiteuse: dépenses à Montréal et à l'occasion de Montréal, recettes à Montréal seulement,
Le jeu n'est plus possible, la partie n'est pas égale.
XTIL.
Quel que soit le mode que choisisse le Séminaire de Québec, bon nombre de personnes sont d'avis que la succursale ne lui doit rien: même, je crois, c'est l'opinion générale dans l'archidiocèse de Montréal. Je savais cela: d'un autre côté, je voyais, à n'en pas douter, que le Séminaire de Québec, du moins les autorités, n'était pas toutà-fait de cette opinion. Alors, que faire?
Recevoir les comptes aveuglément? mais l'archevèque de Montréal, et l'archidiocèse tout entier, qui aurait été appelé à payer P. 26.292,13, auraient pu me demander: “ Dans cette pénurie d'éclaircissements et de documents, au milieu de tant de faits obscurs et de principes contestables, sur quoi vous êtes-vous basé, pour vous former une opinion? ,
Demander à nos supérieurs communs un tribunal d'arbitrage