‹ Mémoire sur les cucurbitacéesChapitre 13 sur 28 · e Expérience · texte numérisé non relu

e Expérience

3'introduisis la racine d'une plante de haricot clans une

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solution d'acide oxalique de même force que la précédente, et au bout de 24 heures, la plante étoit morte.

Lorsque j'arrosois avec une solution d'acide oxalique des haricots en terre, la plupart du temps, ils n'en ont pas souffert. Cela est sans doute dû à la chaux que contient la terre, avec laquelle l'acide oxalique s'unit, et de cette manière la plante arrosée ne doit absorber que de l'eau pure»

De la Ciguë..

Le 14 Mai, une plante de haricot fut introduite par sa racine dans une solution de cinq grains de 1 extrait aqueux de eiglie dans une once d'eau. Au bout de quelques minutes , je remarquai une crispation des deux feuilles inférieures :1e lendemain, ces deux feuilles avoient commencé à jaunir à leurs extrémités,- les feuilles supérieures, n'étoient pas encore mortes. Le 16 Mai , la presque totalité de la surface des deux feuilles inférieures étoit devenue jaune, et ces feuilles étoient tout-à-fait sèches. Les feuilles supérieures étoient aussi flétries, mais sans changement de couleur.

De la Digitale fourpr.ee;

Le 10 Mai, à 9 heures j'introduisis la racine d'une plante de haricot , dans une solution de six grains de cette substance dans une once dreau. Au bout de quelques moraens, il y eut une légère crispation de l'extrémité de quelquesunes des feuilles ; le soir , les extrémités de ces feuiiles , étoient flétries, et 24 heures plus tard, je trouvai la plante entièrement morte..

sur l'action des poisons etc. 6ï

Les deux derniers poisons dont j'ai parlé , lorsqu'ils sont administrés aux animaux, détruisent la vie, en agissant sur le système nerveux.

L'ensemble de ces expériences me semble avoir démontré d'une manière satisfaisante :

i.° Que les poisons métalliques agissent sur les végétaux à peu près de même qu'ils agissent sur les animaux. Ils paroissent être absorbés et entraînés dans des différentes parties de la plante, et en altèrent et détruisent le tissu par leur pouvoir corrosif.

2.0 Que les poisons végétaux , et en particulier ceux d'entre ces poisons qui sont démontrés ne détruire les animaux que par leur action sur le système nerveux , causent aussi la mort des plantes. Or, comme l'on ne peut guères concevoir que des poisons qui n'attaquent d'aucune manière le tissu organique des animaux , puisse altérer celui des, végétaux jusqu'au point de les tuer au bout d'un petit nombre d'heures 3 il me paroît très-probable, qu'il existe chez, ces derniers êtres un système d'organes, qui est affecté par certains poisons végétaux à peu près de la même marinière que le système nerveux,.

Avant de terminer ce Mémoire, je ferai mention de quelques expériences qui se rapportent à l'action des différens gaz sur les racines des végétaux.

C'est un fait connu, que si L'on; ôte une plante de la.

Bz MÉMOIRE

terre , et qu'on l'arrange de manière à ce que les racines se trouvent être dans un récipient contenant de l'air atmosphérique, imprégné d'une certaine quantité d'humidité, tandis que la tige et les feuilles sont à l'air au-dessus du récipient, il s'y trouve au bout de quelques heures une petite quantité de gaz acide carbonique (1). On a expliqué ce phénomène, en attribuant la formation de l'acide carbonique à la combinaison de l'oxigène de l'air avec le carbone surabondant des racines. Les expériences suivantes ont été faites, dans le but de voir, si une plante périroit plus tôt lorsque ses racines se trouveraient dans un récipient qui ne contiendroit point d'oxigène ; et que par conséquent , la formation de l'acide carbonique , et la consommation du carbone surabondant des racines , seroit impossible.

Je choisis six plantes de haricots parfaitement semblables , et je les ajustai chacune dans un récipient placé audessus de l'eau, de manière à ce que les gaz qui y seroient introduits, restassent toujours imprégnés d'humidité. Les racines des haricots se trouvoient clans les récipiens , dont le sommet étoit percé d'une ouverture par laquelle passoient les tiges, de manière à qe qu'elfes se trouvassent, ainsi que les feuilles , dans l'air de la chambre.

Ayant luté hermétiquement les ouvertures pratiquées

(i) Ce fait a été étudié par M. Théodore de Saussure. Ce savant a fait sur de jeunes maronniers , des expériences qui tendent au même but que celles qui suivent, et qui en général lui ont présenté des résultats .analogues à ceux que j'ai obtenus. Voyez Recherches chimiques sur la végétation j page 104.

sur l'action des poisons etc. 63

au sommet des récipiens., j'introduisis dans chacun un gaz différent. Dans le premier, j'introduisis de l'air atmospérique; dans le second, de l'hydrogène 5 dans le troisième, du gaz acide carbonique 5 dens le quatrième, de l'oxide nitrique 3 et dans le cinquième , de l'azote. i.° jLir atmospérique.

La plante dont la racine fut introduite dans le récipient contenant de l'air atmosphérique, se porta parfaitement bien pendant 4-8 heures. Après cet intervalle , les feuilles se flétrirent peu à peu.

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