INSTRUCTION PUBLIQUE
Le Comté de Foix et le Béarii avaient le droit d'envoyer l'un et Tautre trois boursiers au collège de Foix, à Toulouse. Les Etats s'occupèrent assez souvent de ce collège pour faire « exécuter sa fondation ^ » En 1726, ils demandent que ces trois places ne puissent être occupées que par des enfants du pays ^. En 1768, ils font des démarches communes avec les Etats de Béarn, pour conserver leurs bourses au collège de Foix^ En 1783, les boursiers du Comté et du Béarn se plaignent aux Etats de leurs pays respectifs parce que les anciens règlements ne sont pas suivis ; « les maîtres et les sous-maîtres, disent-ils, font des dépenses excessives et exercent un véritable despotisme dans la maison*. » Enfin, à la veille de la Révolution, le collège est supprimé et les Etats de Foix et de Béarn font de vains efforts pour obtenir son rétablissement *.
Les Etats de Foix payaient encore la pension d'un élève de Técole vétérinaire ^, mais ils refusèrent Pentretien d'un élève ingénieur à l'école des Ponts-et- Chaussées ^.
En 1778, ils établirent un cours d'accouchement à Pamiers. Il fut confié au médecin Pilhes qui devait faire 45 leçons au printemps et 45 à l'automne. Ils votèrent en outre 400 Uvres pour l'entretien de quatre élèves qui feraient des cours sous la direction
< Arch. dép., proc.-verb. 1771, 1783.
« Id., 1726.
Md.,1768.
* Id., 1783.
» Id., 1789. (Mention de démarches faites en 1788).
« Id., 1785.
7 Id., 1782.
du professeur ^ Les Etats annonçaient cette création urgente par un avis au public, affiché sur les nnurs, où on lisait : « Les sages-femnnes sont sans notions, sans principes et n'exercent leur art que pour le malheur des habitants. Le tableau des raanœuvres barbares, que ces matrones pratiquent, fait frémir. La province n'a pas de ville, de bourg ou village qu'elles n'aient ensanglanté, point de lieu qui ne soit marqué par les victimes de leur impéritie ^. »
3, Hôpitaux, — Les Etats votaient chaque année un fonds de 1.000 livres pour les hôpitaux du Comté '^, plus 3 ou 400 livres, quelquefois même 7 ou 800 pour les aumônes ; ces sommes devaient être distribuées aux malheureux par les Capucins de Foix, les Tierçaires de Mazères, les Cordeliers de La Bastide-de- Sérou, les Cordeliers, les Carmes, les Jacobins, les Augustins, les Carmélites et les Ursulines de Pamiers ; ils accordaient souvent des subventions aux dames hospitalières de Foix*. En 1703, ils votent 100 livres qui seront données à des personnes de qualité dont la misère est connue, à condition qu'elles vivent ensemble dans une maison particulière ou dans un couvent*.
4. Sécurité publique, — Ils s'occupent enfin de la sécurité publique et ils accordent des gratifications aux particuUers et aux fonctionnaires qui ont fait
* Arch. dèp., proc.-verb. 1779, 1785.
« Arch. dép., pièces div., Avis au public. (S. d. probablement de 1778.
3 Ces fonds allaient presque en entier à l'hôpital de Pamiers qui devait s'ouvrir pour tous les malades du Comté.
* Arch. dép., proc.-verb. 1667, 1688, 1675, 1677, 1680, 1681.1703, 1709, 1710, 1728, 1742, 1756, 1759, 1788, 1789.
s Id., 1703. Cf. Id., 1742.