‹ Mémoire sur les États de Foix, 1608-1789Chapitre 67 sur 82 · INSTRUCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

INSTRUCTION PUBLIQUE

ges', ce fat le déboisement des montagnes^. Dès 1780, (( les forêts sont anéanties ^ » On remédia d'abord à cet inconvénient en échangeant du minerai contre du charbon du Gouserans ; mais bientôt le prix du charbon doubla et le fer ouvré du Comté supporta difficilement la concurrence des fers étrangers. « L'exploitation baisse tous les jours », dit Tabbé de Gueydon en 1780*.

On trouvait encore, au xviii^ siècle, quelques maigres industries, telles que des minoteries*, des fabriques de draps et des tanneries. Pour les faire vivre, les Etats avaient recours aux privilèges et aux subventions*. Ces mesures étaient d'ailleurs condamnées par les libres esprits à la veille de la Révolution ^.

2. Instruction publique. — Les Etats ne s'occupaient pas des petites écoles *, mais ils veillaient au bon fonctionnement des collèges et au maintien de

^ Nous lisons dans une délib. de 1746: « Uargent ne circule plus dans la province.. . à cause de la décadence du commerce du fer; il est presque arrivé au dernier période de sa chute.» Arch. dép., proc.-verb. 1746.

« Id., 1752, 17^6 (V^ ass.)

3 Arch. nat., H. 716. Mém. à Necker (par de Gueydon. 1780).

« Id. Un privilège et une subvention sont accordés au sieur Roussillou. (En 1789, Roussillou fut éhi député aux Etats gén. par la sénéch. de Toulouse). Cf. Id., 1749 : Privilège et subvention pour l'établissement d'une soierie à Ramiers.

7 Id., 1782, 1788 et Acoquat, l. c, p. 36.

8 Cependant, en 1725, ils demandent au roi de permettre aux régentes, qui tenaient autrefois des écoles àVarilheset àPamiers, de rouvrir ces écoles et, en cas de refus, de saisir leurs revenus, biens, maisons, meubles et de les donner à d'autres régentes. Arch. dép., proc.-verb. 1725.

leurs privilèges. Ils leur accordaient aussi des subventions.

En 1667, les Jacobins du collège de Pamiers demandèrent aux Etats 300 livres pour enseigner la philosophie ; les Etats les refusèrent d'abord à cause de la pauvreté du pays \ puis les accordèrent^. Mais le roi ayant interdit aux Jacobins d'enseigner la philosophie, les Etats donnèrent, en 1681, cette subvention aux Jésuites ^. La subvention fut portée à 500, puis à 550 et enfin à 600 livres *, mais les Jésuites devaient avoir deux lecteurs, Fun pour la logique, l'autre pour la physique *. A dater de 1724, on accorda, pendant quelques années, 200 livres aux Jacobins pour enseigner la théologie à des jeunes gens qui pourraient ainsi se dispenser d'aller l'étudier à Toulouse ®. Les Etats demandèrent plusieurs fois au roi d'unir le collège des Jésuites de Pamiers à l'Université de Toulouse « pour que les étudiants pussent commencer leurs cours au collège ^. »

Après la suppression des Jésuites le collège aurait peut-être disparu sans les démarches instantes des Etats ^ Malgré la décadence de cet établissement, les Etats lui conservèrent la subvention jusqu'à la Révolution ^.

« Id., 1679.

3 Id., 1681.

* Id., 1726, 1727, 1732, 1756 (2« ass.).

e Id.,1725.

Id., 1724.

7 Id., 1742. (Mention d'une délib. de 1739).

8 Id„ 1766. Arch. nat.,H.722.2. Mèm. de rintend.deRoussillon. » Arch. dèp., proc.-verb. 1789.

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