‹ Mémoire sur les États de Foix, 1608-1789Chapitre 71 sur 82 · LES CHAPITRES · texte numérisé non relu

LES CHAPITRES

Geneviève restèrent à Foix, bien que « la réforme eût été introduite contre les formes de Téglise et des canons. » Mais, en 1700, ils demandèrent au roi et au nouveau pontife la sécularisation du chapitre * .

Ils sollicitent, la même année, la sécularisation du chapitre cathédral de Pamiers ; ils allèguent comme raison que l'état ecclésiastique languit et souffre et que toutes les cathédrales du royaume sont séculières^. Le chapitre de Pamiers ne fut sécularisé qu'en 1745 ; l'évêque affecta aux nationaux de la province et aux natifs de Pamiers quatre des canonicats restés à la nomination du chapitre ^. Les Etats votèrent 10.000 hvres au chapitre pour l'aider à payer les frais de l'obtention- de la bulle *.

En 1767, le chapitre du Mas-d'Azil demande sa sécularisation ; les Etats lui octroient 500 livres et appuient sa requête à Paris et à Rome *.

Quand le roi eut supprimé la riche abbaye de Lézat, les Etats lui demandèrent de la remplacer par un

* ft Requête de la communauté de Foix, — Depuis l'établissement des religieux de Sainte-Geneviève aux canonicats et prieurés de réglise de Saint-Volusien de Foix, en vertu de Funion et réforme faite par M. de Caulet, évoque, cette ville a si fort déchu que le tiers des maisons est tombé en ruines et ses habitants réduits à un état si malheureux que leur misère ne peut plus souffrir d'accroissement. » Arch. dép., proc -verb. 1700. J'avoue ne pas comprendre comment le fait d'avoir obligé de joyeux chanoines à suivre la régie put causer la ruine de la ville de Foix. V. Doublet, Caulet réformateur des chapitres de Foix et de Pamiers. 1895. Paris, Picard.

* Arch. dép., id.

3 En demandant la sécularisation, ils voulaient trouver des emplois pour les fils de la noblesse. Id.

* Id.,1746.

s Id., 1767.

chapitre de chanoinesses, car « nulle part, disaientils, la noblesse n'est plus dévouée ni plus pauvre, les gentilshommes ne peuvent placer leurs enfants d'une manière convenable et le sort des filles de condition doit surtout intéresser ^ »

2, Les Etats et les protestants. — Les protestants eurent leurs libres entrées aux Etats jusqu'en 1661. Cette année-là, un vieux noble, protestant, M. de Brie, pria rassemblée de recevoir son fils à sa place. Sa proposition ne fut pas mise aux voix et le président lui dit « que l'assemblée pouvait exclure MM. de la R. P. R. comme cela se pratiquait dans le Languedoc ^. »

En 1664, il fut arrêté, sauf approbation du roi, que nul de la R. P. R., de quelque qualité ou condition qu'il fût, n'aurait entrée ni voix délibérative aux Etats. Les Etats de 1665 décident que si des communautés donnaient procuration à des protestants, ces protestants seraient rejetés^ Le roi d'ailleurs, en réponse à l'article 7 du cahier des remontrances des protestants, leur avait fait très expresse défense d'entrer aux Etats et assiettes des diocèses. Les Etats se plaignent du grand nombre de catholiques

* Arch. dép., proc.-verb. 1788.

« Id., 1661. L'auteur du Projet de réforme dit que les nobles « sont déjà privés de l'entrée pour être de la R. P. R. suivant Tusage des Etals de l^anguedoc. » II demande au roi de défendre aux réformés de paraître aux Etats et au commissaire du roi de les convoquer. Arch. dép., pièces div. Proj. de réf.

3 Les communautés protestantes étaient Mazères, Saverdun le Mas-d'Azil, les Bordes, le Caria, Sabarat, Camerade et Campagne. Arch. nal., K. 1162. Mém. sur le pays de Foix. 1739.

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