SUR LES
Par «I. DOLBEAU,
Professeur à la Faculté de médecine de Paris, chirurgien de l’hôpital Beaujon, MÉMOIRE LU A L’ACADÉMIE DE MÉDECINE LE 4 SEPTEMBRE 1866 (I).
Les tumeurs du sinus frontal, quelle qu’en soit d’ailleurs la nature, constituent des maladies qu’ajuste titre on peut appeler rares.
Dézeimeris a fait sur les maladies du sinus frontal un bon travail (2), que les auteurs classiques ont tous mis à profit lorsqu’ils ont traité de la matière. On doit cependant mentionner dans le mémoire de Dézeimeris une lacune importante : il n’y est pas question des exostoses développées dans la cavité des sinus frontaux.
Des recherches entreprises dans le but de combler la lacune que je viens de rappeler nous ont conduit à lire beaucoup d’observations, à consulter quelques thèses. Voici l’impression générale qui nous est restée de cette étude. Les chirurgiens qui nous ont précédé ont certaine-
(1) Bull, de l’Académie de médecine. Paris, 1865-66, tome XXXI, p. 1076. — Voyez le rapport de la commission composée de MM. Gosselin et Richet, rapporteur {Bull, de l’Académie de médecine). Paris, 1871, tome XXXVI, p. 564.
(2) Dézeimeris, Mémoire sur les maladies des sinus frontaux. {Journal l’Expérience.)