‹ Mémoire sur les exostoses du sinus frontalChapitre 13 sur 14 · OOL.BEAU. — SUR LES EXOSTOSES DES CAVITÉS DE L’OLFACTION · texte numérisé non relu

OOL.BEAU. — SUR LES EXOSTOSES DES CAVITÉS DE L’OLFACTION

Il y a toujours à faire, même dans les choses les mieux connues de notre art. Relativement au point de pathologie qui nous occupe en ce moment, je concède très-volontiers que M. Richet aura sa part dans les progrès effectués, mais il est venu tardivement, après les autres; c’est en vain qu’il torturerait les textes, qu’il interpréterait les observations anciennes ; les choses sont ainsi; j’ai pris rang avant lui. Je n’ai point effectué la patiente compilation de tous les faits d’exostoses de la face, que ces faits fussent certains ou probables, je me suis contenté de construire un cadre dans lequel rentreront forcément tous les faits isolés.

« Nous devons féliciter M. Dolbeau, dit M. Richet, d’avoir largement contribué à porter la lumière, par ses intéressantes recherches, sur ce point de pathologie encore peu connu et d’avoir, par conséquent, hâté le moment où il rentrera dans le commun domaine des faits bien étudiés. » Ce jugement porté sur mes recherches par un observateur aussi compétent, je l’eusse accepté avec reconnaissance, mais j’ai trouvé qu’il y avait une contradiction trop flagrante entre cette péroraison tout académique et les termes mêmes du rapport de M. Richet, et c’est pour cela que j’ai repris la discussion.

En terminant, j’ai encore à m’excuser auprès de vous, Messieurs. Dans le cours de ce long rapport, peut-être aurez-vous pensé que je détournais trop souvent votre attention du fait de M. Pamard, pour vous parler de choses en apparence étrangères au sujet? J’espère néanmoins avoir montré que tous ces faits d’exostoses sont connexes et qu’on ne peut les bien étudier, les bien interpréter qu’en les réunissant dans un seul et même groupe pathologique.

M. Pamard nous a envoyé une observation et un dessin qui sont dignes de figurer dans les publications de la Société; vous prendrez, je l’espère, dans ce sens, une décision favorable. Enfin, quand viendront vos prochaines élections pour les correspondants nationaux, M. Pamard sera un candidat auquel vous ferez, je n’en doute pas, un accueil en rapport avec sa situation personnelle et son zèle scientifique.

Je vous propose, Messieurs, 1° d’adresser une lettre de remerciements à M. Pamard, d’Avignon ; 2° de renvoyer son travail au comité de publication.

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