DEUXIÈME PIÈCE
a Monsieur le doyen,
J’ai l’honneur de vous adresser la note que vous m’avez demandée.
1* Lors des concours à la suite desquels, M. B. et plus tard
M. D. furent nommés chefs des travaux anatomiques, je
fus chargé de faire un mémoire des sujets fournis aux condidats, pour les différentes épreuves : le chiffre ne m’en est plus présent ; mais au besoin, on doit trouver, dans les archives de la Faculté, l’une des trois expéditions de chaque bordereau.
2° Le 5 mars 1846, je fis un mémoire des sujets fournis pour les épreuves de dissection do concours d’anatomie; j’en fis un autre à
la suite du concours qui eut lieu pour remplacer M. D...
passé professeur. Le premier de ces mémoires s’élèvait à la somme de 126 fr., le second à la somme de 526 fr.
3° En 1847, dans la crainte de perdre un emploi indispensable au besoin de mon fils, qui étudie la médecine, je fis à contre-cœur un mémoire s’élevant à la somme de 8,511 fr. 20 c., pour des fournitures que je reconnaissais avoir faites à la Faculté. Le modèle do mémoire se composait de cinq articles, dont quatre étaient écrits de la main de M. Orfila ; quant au cinquième, j’ai ajouté une fourniture minime, pour compléter la somme de 8,511 fr.20 cent, que ce mémoire devait atteindre (1).
4° Enfin, monsieur le doyen, M. Orfila, reconnaissant combien mes appointemens sont insuffisans (je n’ai en effet que 600fr.), consentit, en 1838, à m’accorder une gratification de 400 fr. L’argent manquant, je fus obligé, pour le toucher, de présenter chaque année un mémoire de différentes fournitures faites pour des préparations anatomiques, destinées pour les cabinets de la Faculté, mémoire que contresignaient le chef des travaux et M. Orfila.
Voilà, monsieur le doyen, l’exacte vérité.
Je joins à cette note l’état-des recettes et dépenses des pavillons, depuis le 1'*^ octobre 1847 au 29 février 1848.
J’ai l’honneur d’être, avec un profond respect, monsieur le doyen, Votre très humble et très obéissant serviteur. »
20 septembre 1848 (2).
Signé : G.
(1) C’est là un des mémoires fictifs qui seront signalés le rapport de la commission sur la gestion de M. Orfila.
plus loin dans
(2) Cette lettre n est que la copie de celle que M. G. m’avait adressée des le 14 mars 1848, où se trouvait, par erreur, le chiffre de lû ûoo fr au heu de celui de 8,5il fr. 20 c. ’ ’’