Ms. français 2700, fol. 5 et
NOTICE DES SEIZE MANUSCRITS
Le manuscrit se trouvait encore dans la librairie royale à la mort de Charles VI, et, dans la prisée que firent des volumes de cette collection trois libraires de l'université de Paris, l'Apocalypse fut portée pour une somme de 12 livres \
Il dut être compris dans le lot des livres de Charles VI que le duc de Bedford se fit adjuger après la prisée des libraires et qu'il fit passer, au moins pour une notable partie, en Angleterre 2. Le grand bibliophile flamand, Louis de Bruges, seigneur de La Gruthuyse, le ramena sur le continent et fit peindre au bas de la première page ses armes, qui furent recouvertes des armes du roi de France, quand Louis XII eut incorporé les manuscrits de Louis de Bruges dans sa librairie de Blois.
C'est pendant que le manuscrit était en Angleterre qu'on y a inscrit sur le premier feuillet une note dont il a été plus d'une fois question et qui est ainsi conçue :
Fiat opus abstractum Costesdy et Hugo de Vi super Apocalipsim, & inscribatur circa et sub picturas sequentes, et tune erit complacens, et si necesse fuerit fiât rasura gallicani-
Costesdy doit désigner un certain Costebius Anglus theologusy dont on connaît un commentaire sur l'Apocalypse 3, et dans Hugo de Vi il faut probablement reconnaître Hugo de Vitonio ou de Virley, carme anglais, qui a composé un livre sur les figures de l'Ecriture sainte 4. L'auteur de la note voulait qu'on fît
1. Voir l'édition des Catalogues de la librairie du Louvre, dans le Cabinet des manuscrits, t. III, p. 120, nos 92 et 93.