II. Les versets 1-12 du chapitre IX sont ainsi traités
1 . Notices archéologiques sur les tentures et les tapisseries de la cathédrale d'Angers, par M. L. de Farcy (Angers, 187 5, in-8°), p. 29. — Le second des tableaux de la Tapisserie (n° 6 des planches de M. de Joannis) est reproduit en couleurs dans l'ouvrage de M. Guiffrey, Hist. de la tapisserie (Tours, 1886, gr. in-8°), pl. II. Voir aussi Y Histoire générale de la tapisserie, de MM. Guiffrey et Mûntz, vol. France, p. 12 et i3. Les deux panneaux répondant aux planches VI et VII de la publication de M. de Joannis, et qui représentent : l'un, les vieillards déposant leurs couronnes aux pieds du Seigneur, l'autre, l'agneau sanglant, les figures symboliques des évangélistes et les vingt-quatre vieillards, ont été exposés à Paris en 1900 dans une galerie du petit palais des Beaux-Arts,
TAPISSERIE
dans le manuscrit de la Bibliothèque nationale \ Un premier tableau (fol. 14) nous fait voir le cinquième ange faisant tomber une étoile sur le puits de l'abîme, qui s'ouvre en laissant échapper une épaisse fumée ; les « locustes », monstres ailés, à corps de cheval, à face humaine, la tête couronnée, s'élancent hors du puits. Sur le second tableau (fol. 14 v°) nous voyons les « locustes » s'avançant à la suite de leur chef Abaddon, monté sur une locuste et tenant à la main droite une sorte de fleur de lis qu'il lève en air ; Abaddon n'est point couronné. — Même disposition dans les manuscrits d'Oxford, de M. Blin de Bourdon et de Lord Crawford.
Au lieu de ces deux tableaux, le manuscrit de M. le docteur Rey n'en a qu'un seul. Le cinquième ange y sonne de la trompette et fait tomber une étoile; il tient à la main une grosse clé dorée. Du puits de l'abîme sort un gros nuage de fumée et s'élancent les « locustes », dont l'avant-train seul apparaît ; ces monstres s'apprêtent à suivre leur chef, monté sur un coursier à tête humaine, couvert d'une housse de mailles. Le chef déploie ses ailes noires et porte une couronne d'or sur la tête et un sceptre à la main droite. Sur le côté, en dehors du cadre, saint Jean regarde ce spectacle par une petite fenêtre ménagée dans la bordure du tableau. Le manuscrit de Namur nous offre la même composition; toutefois saint Jean n'y est pas représenté, et la housse du coursier est en étoffe.
La peinture correspondante des manuscrits de Cambrai, de Metz et de la vente de 1879 ne diffère que par un détail de celle qui vient d'être décrite. L'ange n'y