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D'Orbigny, lors de son classement primitif, avail adopté ce genre et l’a produit sous le numéro 27 de la deuxième série de ses modèles, en prenant pour type le planularia cymba, Defr.; plus tard, en publiant les Foraminifères du bassin de Vienne, 11 a donné le planularia comme synonyme du genre cristellarix.
Les auteurs qui ont eu à produire des espèces appartenant à ce type, tout en prenant pour guide les spécifications génériques de d’Orbigny, s’en sont plus on moins écartés, en classant ces coquilles tantôt dans les marginulines, tantôt dans les cristellaires, et même dans les vaginulines.
Dans la diagnose de ce dernier genre , d'Orbigny ‘, indépendamment des caractères généraux, indique en particulier que les loges sont obliques, sans jamais montrer de tendance à la spirale, la dernière étant tronquée et sans prolongement ; nous ajouterons, ouver- Lure toujours dirigée du colé ventral, caractères que nous trouvons reproduits dans les modèles n° 4 de la {re livraison, vaginulina tricarinata, et n° 54 de la 9e livraison, vaginulina ‘elegans; on les retrouve de même dans le V. badenensis *.
D'après cette définition et l’exposé que nous avons fait plus haut des caractères propres aux coquilles du genre planularia, on voit qu'aucune d’elles ne saurait être comprise dans le genre vaginulina.
Ne pouvant produire l’analyse de tous les ouvrages que nous avons consultés, nous nous contenterons, Comme pour les classifications, d’en mentionner les principaux.
Rœmer *, dont nous avons déjà eu à critiquer la
‘ Foraminifères du bassin lertiaire de Vienne (Autriche), p. 64. 2? Ibidem, p. 65, pl. 3, fig. 6-8.
5 Die Veïsieineringungen des Nordeutschen ooliten Gebirges, 1840.
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classification de quelques genres, en décrit d’autres avec non moins d'incertitude, la légende de la planche xv ne se montrant pas d'accord avec le texte:
F. 10. Vaginulina Kochii, texte Planularia, planularia. Fx Ai. — lœvis — — cristellaria.
F. 19. Planularia Bronnü, — Vaginulina, cristellaria. F. 13. Vaginulina harpa, — planularia.
F. 14. — elongata, — — marginulina.
F. 45. Marginulina comma, — Marginulina, crislellaria.
Gumbel a fait une exacte classification des fossiles de l'oxfordien de Streitberg et a mentionné plusieurs marginulines, dont deux de la forme des planularia, mais qui ne sont pas analogues aux nôtres.
Cornuel ‘ a rangé parmi les marginulines (pl. 1 et 2) une série de coquilles crétacées, qui appartiennent toutes à la section des planulaires.
Reuss ?, dans une de ses premières publications, divise les cristellaires en 3 sections : a, les rotatcæ formées d’un simple disque; b, les projectæ disposées en crosse; c, les planulariæ comprenant les coquilles comprimées, et non enroulées à la base; puis produisant une coquille de cette division, il la dessine et la décrit sous le nom de cytherina strigillata (p. 106, pl 194,099)
Dans de plus récentes publications , Reuss ne suit pas les divisions qu’il a établies antérieurement et, parmi les foraminifères de la craie de la Westphalie *, 1l fait figurer, sous le nom de vaginulina, trois coquilles
‘ Description de nouveaux fossiles microscopiques du terrain crétacé inférieur du départ. de la Haute-Marne, Mémoire de la Société géologique de France, 2e série, t. 3.
2 Die Versteineringungen der Bæœmischen Kreideformation, Stulgari, 1845-1846.
5 Die Foraminiferen der Westphalischen Kreideformation Wien 1860.
qui appartiennent à la section des planularia et même dans la figure 4 on voit trois loges accolées, qui montrent l’enroulement de la base.
Pour le néocomien et le gault du Nord de l’Allema- .gne', Reuss indique (pl. 3 et 4) 23 espèces rapportées au genre vaginuline, qui possèdent toutes une disposition à l’enroulement plus ou moins prononcée. Parmi ces espèces, dont plusieurs ne nous paraissent être que des variétés, il en est beaucoup qui présentent la forme et les ornements des coquilles que nous possédons du fullers; ces rapports seront indiqués quand nous aurons à établir la description des espèces.
Williamson ? bien loin d’imiter Reuss dans sa féconde création d'espèces, adopte un système tout opposé et réunit sous le nom de créstellaria subarcuatula et ses variétés 8 coquilles à types très-variés et même de genres différents : les nos 56, 57, 58 et 62 se rapportent à des cristellaires dont nous aurons à traiter plus tard; le n° 63, var. costata, appartient à une véritable marginuline (coquille allongée, arrondie, à double courbure dorsale, le prolongement cassé); les n°5 64 à 67 indiqués également var. costala, représentent quatre coquilles aplaties, qui se rapportent à la section des planularia.
Pour nous, qui avons, dans nos recherches sur le lias, publié plusieurs espèces de la forme des planularia, nous les avons classées parmi les marginulines et nous nous proposons de ranger de même celles que nous avons à produire pour l’oolithe, sans même établir de sous-division, en nous fondant sur ces motifs :
1 Die Foraminiferen des Nordeulschen Hils und Gault, Wien 1862.
2 Onthe recent Foraminifera of great Britain, by William Crawford Williamson 1858, Ray Society.
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10 pour obtenir une exacte classification , il est reconnu qu’il ne convient pas de s'arrêter aux caractères secondaires d’une coquille, sa forme et ses ornements, ronde ou aplatie, ornée d’une arête dorsale ou de côles sur les flancs; 20 1l faut ne tenir compte que des caractères génériques, l’agencement des loges et la disposition de l'ouverture ; 3° dans toutes ces coquilles, les loges sont empilées, la base présente constamment el sans aucune excephon une disposition à l’enroulement; l’ouverture est portée sur un prolongement et rejetée en arrière; la double courbure dorsale est loujours accusée, toutes les fois que la coquille est entière ; ensemble de caractères qui constitue la diaonose des marginulines en général; 4° i] convient donc de rapporter à ce genre toutes les coquilles qui présentent les caractères que nous venons d’exposer et qui avaient été rangées dans les genres planularia, cylherina, cristellaria et vaginulina.
Tous ces fossiles, présentant la forme des planularia, possèdent un caractère particulier qui consiste en une sorte de gaine opaque ou enveloppe calcaire plus ou moins épaisse, et qui paraît indépendante de la coquille proprement dite; elle supporte les ornements el masque presque toujours la forme et la disposition des loges.
Sur certaines coquilles ternes ou rugueuses, munies d'ornements et à loges non saillantes, lorsque l’enveloppe est épaisse et entière, on peut bien, au microscope et à la lumière diffuse, observer les côtes mais nullement voir les loges, même par transparence ; tandis qu'en enlevant cette enveloppe à l’aide d’un grattoir ou d’un acide affaibli, on obtient uñe coquille lisse, brillante, où toutes les loges sont visibles et se montrent très-saillantes.
Ces faits se produisent avec le plus d’évidence et de
facilité dans le M. Longuemari, du lias supérieur , où la coquille a 4 à 5 millim. de longueur et où l’enveloppe est trés-épaisse.
Pour ne pas faire subir à nos coquilles une manipulation plus ou moins difficile et qui en aurait détruit les ornements ou même attaqué le test, nous avons usé d'un moyen que nous avons déjà employé pour les foraminiféres du lias: nous avons examiné les fossiles par transparence en les tenant plongés sous l’eau, et nous avons obtenu ainsi tous les détails qui étaient masqués par l’enveloppe, la disposition des premières loges, leur agencement, le canal de communication, la direction du prolongement antérieur , etc.
Ainsi que nous venons de le dire les coquilles vues à la lumière diffuse montrent fort raremeni la disposition des loges; si donc, pour une espèce, nous ne représentons qu'une figure, et qu'en même temps nous indiquons le nombre et la forme des loges , c’est que, ayant combiné les deux manières d'examiner Îles coquilles, nous avons obtenu à trèês-peu près la même figure ; lorsqu’au contraire la vue par transparence produisait une figure dissemblable , nous avons eu soin d'indiquer par un dessin celte différence.
Après avoir nettement établi les caractères propres au genre, nous devons faire l’analyse de ceux qui s'appliquent à l’espèce et qui ressortent des ornements et de la disposition des loges.
4o Les ornements dont la valeur est très-secondaire, se composent pour la plupart des coquilles, de côtes rayonnantes de la base vers la partie antérieure; elles sont grosses ou fines, simples ou dichotomes, régulières ou de plus courtes attenant avec de grandes , continues et entières ou interrompues à chaque cloison et en raison directe de la saillie des loges.
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Dans la plupart des coquilles , les côtes se dirigent vers l'ouverture en formant sur le bord de la face antérieure une torsade plus ou moins large.
Indépendamment d’une côte dorsale, qui s’observe dans beaucoup de coquilles, il existe parfois une carène qui peut envelopper entièrement la coquille ou être uniquement dorsale, basale ou ventrale avec ces modifications : 40 elle peut s'étendre le long du dos et encore comprendre la base ; 20 elle peut être ventrale et de mème s’allonger sur la base; 80 elle peut couvrir la face antérieure, mais alors elle esttoujours ventrale.
20 Les loges présentent trois caractères principaux qui permettent de classer les coquilles dans trois divi- SIONS :
L’enroulement postérieur étant un caractère générique se montre plus ou moins prononcé dans toutes Îles coquilles et est toujours incomplet; par conséquent la base ne saurait en aucune circonstance posséder ni une loge centrale n1 un nucléus.
Les loges, qu’elles soient plus ou moins oh décurrentes ou enveloppantes , son :
1° Non arquées et sans aucune saillie sur les flancs, DIE LCTES
20 Arquées et également sans saillie, pl. HT;
30 Droites ou arquées avec saillie sur une ou plusieurs loges ou sur toute la hauteur de la coquille, pi. IV à VIT:
40 Coquilles privées d’une enveloppe calcaire, pl. VII.
Il résulte de cette classification , que par le simple examen d’une coquille, on peut reconnaitre à quelle division 1! convient de la rapporter.
Nous avons dù négliger le caractère inhérent à la position de l'ouverture , qui pour toute cette série de coquilles, est constamment placée sur l'angle dorsal ;
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mais il n’en est pas de même pour le genre pris dans son ensemble où les coquilles présentent cette ouverture dans trois positions différentes: centrale , subcentrale ou dorsale.
Dans le lias, les coquilles de la première catégorie sont trés-nombreuses, celles de la seconde assez rares, et celles de la troisième fort rares ; l’inverse a lieu pour le système oolithique , où nous ne connaissons encore aucune espèce appartenant à la première division, à ouverture placée dans le centre; les espèces à ouverture subcentrale sont assez abondantes, et celles à ouverture contre l’angle dorsal se présentent avec une abondance extraordinaire.
Cette observation sur la création et la dispersion des marginulines se trouve confirmée par les publications de Rœmer, Gumbel, Schwager, etc.
Nous avons cherché autant qu'il nous a été possible de restreindre le nombre des espèces, bien que nous ayons rencontré de grandes difficultés à faire, dans chaque groupe, le choix d’une coquille typique, et nous sommes dans le doute si les rapports que nous avons établis se trouvent à l'abri de Justes critiques.
D'un autre côté, il se peut que les espèces, que nous avons créées et dont le nombre est relativement très- -petit vu la quantité des coquilles, soient susceptibles d’être encore beaucoup réduites et ramenées à deux ou trois types seulement, et il n’est pas impossible que nous n’arrivions à ce résultat si des recherches ultérieures pouvaient nous donner tous les passages d’un type avec ses modifications à une autre série ; circonstances qui pourront peut-être se produire au moins pour quelques types, quand, après avoir établi l’étude de la dispersion verticale des coquilles, nous aurons à examiner leur dispersion horizontale,
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