‹ Mémoire sur les fouilles de LichtChapitre 11 sur 60 · V. CHAPELLE FUNÉRAIRE · texte numérisé non relu

V. CHAPELLE FUNÉRAIRE

Un peu en avant du premier mur d'enceinte s'élevait, au bout de l'avenue et dans le même axe, le temple funéraire, actuellement complètement détruit, mais

dont nous avons pu relever le plan avec une certitude absolue, grâce au dallage,

retrouvé en très bon élat de conservation (fig. 10). Cet édifice avait une forme rectangulaire et mesurait intérieurement vingt- Oo )

quatre mètres sur vingt. Les murs, construits de la même façon que celui de la

première enceinte, avaient + m. 6o cent. d'épaisseur, mais les blocs de calcaire qui les formaient ont disparu, sauf vers l'angle nord-ouest, où nous avons encore quelques-uns de ceux qui constituaient la première assise; soigneusement appa- 4 R. à k : z 0 ;

reillés et parés, ils ne présentaient aucune décoration. Les nombreux fragments de bas-reliefs et surtout d inscriptions en pros caractères, de très beau style, retrouvés dans les décombres de la salle, proviennent sans aucun doute du haut des

ù À 3 er ‘ £ See ae murailles , qui selon | usage, tres fréquent à cette époque, n'étaient décorées qu à

leur partie supérieure. Les fragments de ces blocs ne donnentla plupart du temps

que quelques signes ou des débris du cartouche d'Ousertesen I”; seuls, trois ou

quatre d’entre eux méritent d'être reproduits (fig. 11, 19 et 13).

Tout autour de cette salle (fig. 1 h), de gros pilastres à section carrée forment une sorte de cloître courant le long du pourtour intérieur de l'édifice (voir pl. XIV); ils supportaient sans doute jadis une toiture, laissant la partie centrale seulement à ciel ouvert. Au nord de la cour intérieure, deux ou trois de ces pilastres

montrent encore leurs assises inférieures, tandis que partout ailleurs ils sont

Fin. 13 Fig. 13.

Fragments de bas-reliefs de la chapelle funéraire.

complétement détruits; une légère surélévation du dallage, qui leur servait de base, permet d’en déterminer la position. Il faut remarquer ici la forme spéciale

des piliers des angles, dont la section, au lieu d’être carrée est rectangulaire,

{il forme qui doit s'expliquer, sans doute, par le fait que la présence en cet endroit

de pilastres à base carrée aurait forcé les constructeurs à entailler les deux archi-

traves de manière à les emboiter l’une dans l'autre, ce qui aurait diminué la

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stabilité du monument. Peut-être aussi faudrait-il voir dans cette disposition une manière de racheter une légère erreur de proportion dans les dimensions relatives des deux parois. De même que les murs, les piliers n'étaient pas décorés dans leur partie inférieure.

Deux portes donnaient accès dans l'édifice, une à l'est, débouchant sur le prolongement de l'avenue, l'autre à l'ouest, Souvrant sur le passage compris

entre le mur et la première enceinte. Les montants de ces portes ont disparu,

Fig. 14. Vue de la chapelle funéraire; vestiges de la chapelle funéraire déblayée (?)

mais les seuils subsistent (fig. 15) : ce sont de grandes dalles en granit rose d'Assouan, sur lesquelles se voit encore la trace prise laissée par le mortier qui scellait les montants; la netteté de ces marques en détermine avec exactitude la disposition. Une rainure ménagée dans le granit était destinée au passage du gond lors de la mise en place de l'unique vantail de la porte; elle s'évasait à l'extrémité en forme de godet pour recevoir la crapaudine de bronze qui soutenait la parie inférieure du gond. La cavité laissée par la rainure avait été ensuite obstruée à l'aide de plaquettes de calcaire taillées de façon à la remplirexactement.

Les deux portes de la chapelle funéraire s’ouvraient et se fermaient du dehors, tandis que celles qui sont percées dans le grand mur de briques étaient disposées

en sens contraire, et devaient se fermer à l'intérieur. Cette simple constatation

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nous indique que les gardiens du tombeau royal devaient loger à l'intérieur de la prande enceinte, où ils auraient eu leurs habitations en dehors de la salle Le]

réservée plus spécialement au culte.

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