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Fig. 48. Coffre en bois contenant la pérruque.
des Ptolémées ou des empereurs romains, sans doute, par des habitants du pays qui construisirent à son orifice, à deux mètres à peine audessous du niveau du sol, une chambre de dimensions moyennes, où ils entassèrent leurs morts (fig. bo). Les sarcophages sont sans intérêt, du même style que ceux qu'on trouve à profusion dans toutes les nécropoles pauvres de basse époque : ils ont la forme humaine, sont faits en bois grossièrement peint de couleurs vives, et montrent le plus souvent une tête grotesque el grimaçante ; le Corps, mal momifié, porte fréquemment des cartonnages et des
masques de style médiocre.
Fig. A9. Sceau d'argile.
Si ces cercueils n'offrent que peu d'intérêt, les matériaux avec lesquels la chambre avait été construite, méritent notre attention : ce sont des dalles de pierre bien travaillées, choisies parmi les décombres qui encombraient la
nécropole; toutes ces pierres provenaient du même monument, sans doute le
tombeau commun de louteune corporation de femmes; c'est du moins ce que semble indiquer le fait qu'un bon nombre de ces dalles sont des tables d'offrandes portant
les noms et qualités de celles qui les avaient fait sculpter; quelques-unes sont |
intactes, la plupart sont brisées en plusieurs morceaux qui ont pu facilement
être raccordés.
La plus grande de ces tables d'offrandes ne porte aucune inscription, mais (fl simplement la représentation habituelle du signe 2, surmonté de deux vases à
Fig. 50. Puits des tables d'offrandes, plan el coupe.
libations et de deux pains ronds. Quant aux treize autres, qui sont, à peu de chose près, de la même dimension, o m. go cent. de long sur o m. 5» cent. de large et o m.09 cent. d'épaisseur, elles représentent, avec de lépères variantes, le même signe des offrandes 2, et de chaque côté, deux petits bassins qui se déversent au dehors par des rigoles se réunissant au milieu de la face inférieure. Les inscriptions hiéroglyphiques, gravées en creux, courent le long de la bordure.
Toutes ces inscriptions sont conçues dans le même style : c'est d'abord, en haut et sur les côtés, la formule ordinaire des offrandes funéraires, les prosey-
nèmes à Osiris, le maitre de Mendès, le dieu grand, le maitre d'Abydos; et à Anubis
sur sa montagne, dans l'Ousis, le maître de To-sar, puis, les litres et le nom de
la morte. Les inseriptions du bas sont plus courtes, et ne donnent guère que le
nom, précédé du litre : dévote auprès du dieu grand, ou auprès du ror.
Ge sont des femmes qui sontnommées sur ces tables d’offrandes; presque toutes
donnent aussi le nom de leurs mères; quant aux titres, ils varient peu, comme
on peut le voir par la liste suivante :