‹ Mémoire sur les fouilles de LichtChapitre 40 sur 60 · III. TOMBEAU DE SESENB-NEF · texte numérisé non relu

III. TOMBEAU DE SESENB-NEF

Au nord de l'avenue, nos fouilles mirent au jour un monument ou plutôt un groupe de monuments funéraires assez compliqué, dont le mauvais état de conservalion ne nous a permis de relever que les grandes lignes.

Un gros massif rectangulaire de maçonnerie formant le centre, est entouré d’un petit mur de briques, qui tourne à angle droit vers le nord pour renfermer dans son enceinte un autre massif plus petit, construit en briques crues. En face de la porte, du côté sud, se trouvaient deux de ces petits murs en zig-zag, comme

on en a relevé près de la pyramide méridionale de briques à Dahchour, dont

nous ne pouvons expliquer le but; ils ont une brique seulement d'épaisseur. Dans

cette petite enceinte s'ouvraient plusieurs puits, de dimensions très variables,

tous entièrement spoliés.

Un petit mur partait de l'angle nord-est de cette enceinte pour aller aboutir à un autre massif de briques dans lequel se trouvait l'orifice d’un puits rectangulaire aboutissant à une petite chambre simplement taillée dans la roche friable:

4 : , & . ANA, c'était celle où reposait autrefois le Lecteur en chef Sesenb-nof ($ D | MU ]

Comme les autres tombes de la nécropole de Licht, celle-ci aussi avait été

à eur . Û À , 1 : , Dire à 1€ spoliée, mais moins complètement, c’est-à-dire qu'on s'était contenté d'enlever la momie et les quelques objets de valeur qui l’accompagnaient.

Des objets gisaient pêle-mêle sur le sol, une caisse à canopes en bois peint en jaune avec des lignes d'hiéroglyphes bleus, quatre têtes de canopes en bois rehaussé de couleurs, où dominaient surtout le vert, le bleu et le blanc, puis quatre petites boîtes carrées, en forme de naos, mais ouvertes par en haut, décorées d'orne-

ments peints; ces boîtes, sur lesquelles s’adaptaient aisément les têtes, n'étaient

sans doute pas autre chose que les canopes eux-mêmes. Ces objets, altérés sans doute par l'humidité, ne purent supporter l'action de l'air et tombèrent en poussière; nous eûmes cependant le temps de relever les inscriptions tracées sur le couvercle et sur les parois extérieures de la caisse à canopes, qui nous donnent

la formule courante du Moyen Empire (fig. 94).

Un sarcophage en bois dur, couvert d'inscriptions, se dressait au milieu de la chambre; seul, le couvercle avait été déplacé par les spoliateurs pour pouvoir

enlever la momie. Nous eûmes un moment l'espoir de conserver ce beau monument qui élait certainement un des plus intéressants spécimens de son espèce, mais

peu à peu, l'effet du temps se fit sentir, la peinture s'écailla, le bois se délita, et

nous dûmes l'abandonner sur place, nous contentant d’en avoir soigneusement Ab a . . (| fac-similé tous Les textes. |

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