‹ Mémoire sur les fouilles de LichtChapitre 6 sur 60 · AAA AA · texte numérisé non relu

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au-dessous du niveau du dallage: on était arrivé à quinze mètres environ du centre de la pyramide lorsque brusquement les eaux firent irruption dans le chantier, rendant impossible la continuation des travaux. C'est au cours de cette campagne que furent découverts les quelques objets votifs en albâtre qui permirent au savant professeur d'attribuer à la

XII dynastie la construction des monuments de Licht!;

il indiqua même la pyramide du sud comme étant probablement le tombeau d'Ousertesen EF ®. Nos

an 7 fouilles ont démontré l'exactitude de cette sagace j 7 hypothèse.

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Vs" DURE Nous n'eïmes donc qu'à faire

déblaver l'entrée découverte à cette

époque et, de même que M. Mas-

pero, la présence de l'eau qui noyait

les sous-sols nous arrêta au point où

avaient été interrompus les travaux A précédents et nous empêcha de conüinuer ces intéressantes recherches.

Nous devons donc nous borner à décrire la partie accessible des souterrains.

Partant du milieu de la face, un couloir s'enfonçait dans le sous-sol, suivant une pente de 25°; la section en est carrée et le côté mesure o m. 95 cent. Jusqu'à onze métres de l'orifice, les parois latérales sont garnies de dalles de calcaire: grâce à cette disposition, les spoliateurs avaient pu creuser, le long du blocage, l'étroite galerie qui les conduisit jusqu'à la petite chambre dont nous avons parlé plus haut. À partir de celle-ci, les bas-côtés étant en granit, les chercheurs de trésors avaient dû reculer devant la nécessité de briser la roche résistante qui obstruait le couloir : c’est ce qui les détermina à abandonner cette voie de pénétration.

En raison de ses faibles dimensions, cette descenderie parait avoir été unique-

ment réservée au passage de la momie royale et du cortège funéraire; ainsi que cela fut constaté à Dahchour, dans les pyramides appartenant à la même dynastie, le sarcophage avait suivi un autre chemin, dissimulé vraisemblablement sous la

ne A I fu AT cer . eur masse même (du monument. La ceremonie funèbre terminée, on avait espere mettre

Masvero, Bulletin de l'Institut égyptien, 1883, et Études de Mythologie et d'Archéologie, 1.1, p. 148; Guide du visiteur, p. 299.

Masrrno, Histoire ancienne des peuples de l'Orient classique, (BI je BAG

la tombe à l'abri des spoliateurs en précipitant dans cette pente un blocage de monolithes ; chacun de ces prismes mesurait de sept à neuf mètres de long; leurs faces s'ajustaient exactement aux parois polies du couloir de granit; ils étaient parfaitement dressés, mais leur extrémité inférieure se terminait en tronc de pyramide. On avait ainsi cherché à faciliter l'introduction de ces masses pesantes qui portent à leur base de profondes fissures, témoignant de la violence du choc qui avait arrêté leur course.

On peut se demander comment les ingénieurs de l'époque avaient pu effectuer

ce blocage et faire glisser dans l'étroite galerie ces monolithes qui S'y adaptaient

étroitement. La nature des parois peut nous fournir un rensergnement à ce sujet.

On a remarqué que la partie supérieure de la descenderie était formée d'épaisses pre 1 I I I dalles de calcaire sur une longueur d'environ onze mètres, puis qu'à partir de Ià, c'élaient des blocs de granit qui constituaient les parois. Il semble que cette disposition avait pour but d'établir un cône d'admission donnant accès à la galerie de granit; on aurait ainsi ménagé un plan incliné où, en faisant avancer les prismes de blocage sur des rouleaux, il était possible de les diriger exactement dans l'axe de la galerie et de les y précipiter avec une impulsion suffisante: en effet, 8 Y} | Al ?

étant donné la pente assez faible du couloir (25°), il parait impossible que ces l ] [ I blocs aient pu descendre de leur seul poids, si polies que fussent les surfaces de [ Ï Ï [ glissement. La partie inférieure de ces blocs, où se produisait la plus violente friction, devait être enduite de suif de manière à faciliter le glissement, et le prisme pouvait alors continuer son mouvement avec une vitesse suffisante pour produire le choc, cause des fissures dont nous avons parlé. Si celte supposition est exacte, la partie supérieure du couloir aurait été achevée P] I l après le blocage du reste de la galerie, et les dalles qui en forment les parois RE e ME ; ; auraient été mises en place après l'installation de la momie royale dans son tombeau. Les difficultés que rencontrérent les spoliateurs de l'antiquité à pénétrer par le couloir les engagérent à se frayer une autre voie, que nous avons retrouvée, symétriquement creusée, au milieu de la face méridionale de la pyramide. À la base du revêtement s’ouvrait l'orifice d’une galerie en pente qui futsuivie sur une longueur de dix-sept mètres; son aspect permit d'y reconnaitre une tentative des chercheurs de trésors pour pénétrer jusqu'à la tomberoyale. Mais la massechaotique des éboulis au milieu desquels avait été péniblement creusée notre tranchée, n'offrait aucune stabilité; des éboulements survinrent. au grand péril des travailleurs, et il fallut reporter à la campagne suivante l'exploration de ce curieux cheminement. Nous fûmes plus heureux dans la saison d'hiver 1895-96, el nous x re : / :

parvinmes à dégager de nouveau l'entrée de cette galerie que des éboulements

avaient recouverte. Le couloir put être suivisur une longueur de trente-cinq mètres environ; la pente, assez raide et inégale, étant beaucoup plus inclinée que celle de la palerie du nord, atteignait l'eau au même niveau, mais plus loin du centre de la pyramide, à environ vingt-huit mètres.

Nous ne pouvons donc savoir si les tentatives de spoliation ont réussi, CC qui est du reste assez probable; nous verrons plus loin les raisons qui nous engagent

: k à leur attribuer une époque assez reculée.

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