DOCUMENT N. V
Roma, li 9 febbraio 1890.
Dîio Eduardo Fabre, Archiep. Marianopolitan.
Ilhne et Bme Domine,
Uti dominatio Tua mihi significavei-at per epistolam die décima quarta praeteriti Januarii, hue pervenerunt R. D. Proulx, Vice-Rector Succursalis Universitatis Lavallensis, et Doctor Desjardins, qui mihi manifestaverunt nonnuUas propositiones relate ad istam Scholam medicinae, quae propositiones Tuae Domni fortasse ignotae non erant. Re autem mature, ut par erat, perpensa, responsum illis fuit, quemadmodum ex telegrammate ab eisdem Tibi expedito jara cognoveris, quod, quum
hoc negotium Scholam Medicinae respiciat, poterit ipsa, coUatis consiliis ciim Domne Tua et cnm episcopis suffraganeis istiiis provinciae Marianopolitanae, id facere quod melins judicaverit, dnmmodo salva et intégra maneant quae décréta fuerunt a Summo Pontifice et jura Universitatis Lavallensis.
Haec Tibi significanda habvii ; atque intérim Deuni precor ut Te diutissime sospitet.
Dominationis Tuae addictissimns, (firmato) Joan. Gard. Simeoni, Fraefedus.
(Traduction).
Rome, le 9 février 1890.
A Monseigneur Edouard Fabre, ! Archevêque de Montréah
Illustrissime et Révérendissime Seigneur,
Comme Votre Grandeur me l'avait annoncé par une lettre en date du quatorze du mois de janvier dernier, sont arrivés ici le Révérend M. Proulx, Vice- Recteur de la Succursale de l'Université Laval et le Docteur Desjardins, qui m'ont fait connaître relativement à l'Ecole de Médecine certaines propositions, lesquelles sans doute ne sont pas ignorées de Votre Grandeur. La chose, comme il convenait, ayant été mûrement pesée, il leur fut répondu, comme déjà vous le savez par le télégramme qu'ils vous ont expédié, que vu que cette affaire regarde l'Ecole de Médecine, elle pourra, après en avoir conféré avec Votre Grandeur et les Evêques suffragants de la province de Montréal, faire ce qu'elle jugera être le mieux, sauve l'intégrité des décrets du Souverain Pontife et des droits de l'Université Laval.
Voilà ce c^ue j'avais à vous dire ; et je continue à prier Dieu qu'il vous conserve encore longtemps.
De Votre Grandeur le très dévoué, Jean Gard. Simeoni, préfet.
DOCUMENT N.o VL
Roma, li 12 giugno 1890.
m me et Rme Domine,
Haud ignorât Amplitudo Tua nuper actum fuisse a moderatoribus Athenaei Marianopolitani Lavallensis Universitatis de unione Facultatis medicae artis ipsius Athenaei cum Scola pariter medica in eadem Urbe Marianopolitana existente. Et quamvis haec unio gravibus undique rationibus consuleretur, commotis hinc inde animis, ad felicem exitum nondum perduci potuit. Haec res minime studiis partium dijudicanda est, sed altius sumenda ratione aequanimi et intuitu boni com-
munis. Commune autem bonum ferre non videtur ut in eadem civitate duplex facultas medica coexistât. Hinc Apostolicae Sedi, quae nihil omisit ex iis quae ad instaurationem et incrementum studiorum in ista Provincia ecclesiastica conferre viderentur, summopere gratum foret si unio de qua agitur tandem ad effectum perducatnr, salvis tamen juribus Universitatis Lavallensis et Decretis pontificiis. Et quia ad hoc obtinendum valde auctoritas RE. PP. Sacrorum Antistitum istias provinciae conferre dignoscitur, Amplitudinem Tuam rogo ut una cum Episcopis istius provinciae, ea quae polletis prudentia ac maturitate, operani auctoritatemque vestram conferatis ad quaestiones simultatesque e medio toUendas, animasque sedendas, ut bic inde intuitu majoris boni, et salvis juribus nti supra, in unione peragenda conveniatur et libenter onera ferantur quae ab lioc perutili unione requiruntur.
Pro certo habens tam grave negotium opéra Amplitudinis Tuae et Episcoporum provincialium ad optatum finem tandem perduci posse^ eidem Amplitudini Tuae omnia bona a Domino adprecor.
Addictissimus uti Frater,
JoANNEs Gard. Simeoni, Praefecius.
D., Archiep. Tyren. Sec.
(Traduction).
Rome, 12 juin 1890.
Illustrissime et Bévérendissime Seigneur,
Votre Grandeur n'ignore pas que l'administration de l'Université Laval à Montréal s'est occupée dans ces derniers temps d'imir la Faculté de Médecine de cette Université avec l'Ecole de Médecine de la même ville de Montréal. Toutes sortes de graves raisons militent en faveur de cette union, bien que le partage et l'agitation des esprits n'aient pas encore permis de la conduire à un heureux terme. Ce n'est point une question à juger par des impressions de parti, mais par des vues de bien public plus élevées et plas sereines. Or l'intérêt public demande, on le comprend, qu'il n'y ait point, dans la même ville, deux Facultés de Médecine à côté l'une de l'autre. Aussi le Saint-Siège, qui n'a rien négligé pour assurer dans cette Province ecclésiastique l'heureuse organisation et le progrès des études, verrait-il avec la plus grande satisfation se réaliser l'union projetée, sans préjudice toutefois des droits de l'Université Laval, ni des Décrets Pontificaux. Pour atteindre ce but il est clair que l'autorité des évêques de la Province sera d'un très grand poids. C'est pourquoi je prie Votre Grandeur et avec Elle les évêques suffragants d'user de tout ce que Vous avez de prudence et de sagesse, de sollicitude et d'autorité, afin d'écarter les sujets de discussion et de litige, de calmer les esprits et de faire qu'en vue du plus grand bien, et sous la réserve des droits susdits, on s'entende de part et d'autre pour réaliser l'union et pour accepter de grand coeur les sacrifices exigés par une oeuvre si utile.
C'est avec la convinction que les soins de Votre Grandeur et des évêques comprovinciaux pourront enfin amener cette grave affaire à un heureux terme, que je prie Dieu d'accorder toutes sortes de biens à Votre Grandeur, dont je suis
Le très de'voué Frère,
Jean Gard. Simeonï, Préfet D., Archevêque de Tijr. Sec.