‹ Mémoire sur les garanties de catholicité et de succès de la constitution spéciale que le Saint-Siège et la nécessité des circonstances ont donnée à l'Université Laval à MontréalChapitre 2 sur 26 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Ces différents décrets, ou bills, ou lois, amenés par la nécessité des circonstances, ont été ou donnés far le Saint Siège, ou approuvés par lui, ou établis avec l'assentiment du Conseil Universitaire.

Pour concilier les intérêts de Québec et de Montréal, le Saint Siège a ordonné rétablissement de la Succursale de Montréal.

De là, la Décision de la S. Cong. de la Propagande du 1"" février 1876, et la lettre du Cardinal Préfet du 9 février de la même année, qui proclame hautement la nécessité d'un siège universitaire à Montréal.

Treize ans plus tard, pour mettre fin à des divisions on ne peut plus malheureuses. Notre Très Saint Père le Pape Léon XIII donna la Constitution Jam dudum. Ce fut notre salut.

Elle fut reçue avec satisfaction et reconnaissance à Montréal.

A Québec, l'enthousiasme fut moins grand. Le bien de la paix demandait qu'il intervînt une union entre une Ecole de Médecine, qui existait depuis longtemps à Montréal, et la nouvelle faculté de Médecine qu'y avait établie dernièrement l'Université Laval. Le Saint Siège le désirait fortement.

L'Ecole de Médecine voulait, en faisant cette union, conserver sa charte d'incorporation ; le Conseil Universitaire s'y refusait.

Il fut demandé à Eome s'il n'y aurait pas moyen, tout en ménageant les droits essentiels de Laval, " d'admettre, à de certaines conditions, dans l'Université, la dite Ecole, avec sa charte dûment amendée „.

L'Eminentissime Préfet de la S. Gong, de la Propagande répondit affirmativement le 6 février 1890 une premièse fois, et une seconde fois le 9 du même mois.

Le 12 juin 1890, le susdit Cardinal Préfet fit appel à la prudence et à l'autorité des Archevêque et Evêques de la Province ecclésiastique de Montréal pour amener cette union désirable.

Alors les Evêques de la dite Province de Montréal font rédiger et adoptent un projet de Bill, qui fut envoyé à Eome, et trouvé acceptable.

Même le Saint Père, dans une lettre en date du 19 novembre 1890, demande au Premier Ministre de la Province de Québec de vouloir bien le faire reconnaître par la Législature.

V. — L'Archevêque de Montréal, voulant partager a/ec d'autres

personnes intéressées la responsabilité de l'administration financière de l'Université à Montréal, fit préparer, h cet effet, un nouveau projet de loi. Québec refusa de l'approuver. Le Saint Siège, consulté, y apporta quelques modifications, et le projet devint loi.

VI. — Quant aux autres modifications, au mode d'être primitif de

l'Université Laval, elles ont été faites à Montréal, ou avec la coopération du Conseil Universitaire, ou de son consentement.

Page 1