‹ Mémoire sur les garanties de catholicité et de succès de la constitution spéciale que le Saint-Siège et la nécessité des circonstances ont donnée à l'Université Laval à MontréalChapitre 5 sur 26 · La réalisation des désirs du Saint Père · texte numérisé non relu

La réalisation des désirs du Saint Père

3. " La reconnaissance officielle des décrets romains dans la Législature de la Province ;

4. " L'Union de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal et de la Faculté de Médecine de l'Université Laval à Montréal ;

5. ° Une auréole de respect pour les décisions du Saint Siège ;

6. ° Un accroissement d'influence dans les sphères universitaires pour l'autorité et Taction épiscopales ;

1." Un élargissement des bases universitaires, qui nous a permis, entre autres avantages, de faire rentrer sous la direction de l'Université Catholique la presque

totalité des professeurs et des élèves catholiques du district de Montréal ;

8. ° Une consécration et un affermissement de l'Unité universitaire sous la seule forme possible et durable dans notre pays ;

9. " L'appaisement des défiances que pouvaient entretenir les intérêts divers qui existent nécessairement dans un district aussi vaste que celui de Montréal ;

10. " La continuation de nos meilleures traditions nationales en cimentant, par l'admission d'un large élément laïque dans l'administration financière de l'Université Laval h Montréal, l'union des autorités religieuses et du laïcisme chrétien.

11. " Enfin, la confiance iospirée au capital, en remettant les finances surtout entre les mains d'hommes d'affaires : de là des dons.

Cependant ces dons sont loin encore d'être à la hauteur de nos besoins, de même que l'idée d'une Université laïque à Montréal, bien qu'affaiblie, n'est pas tout-à-fait morte : c'est pourquoi il importe d'être prudent, et de ne rien faire qui puisse tarir la source de la générosité publique, ou fortifier les chances de ceux qui désirent une Université laïque.

XV, — Réfutation. Après de pareils résultats, produits par le mode d'être actuel de l'Université Laval à Montréal, il est bien facile de répondre aux accusations qu'on porte contre nous.

1. ° En quoi les autorités religieuses ont-elles manqué à leur devoir*? qu'on spécifie, et je donnerai des explications. Y auraient-elles manqué, que cela n'attaquerait en rien la valeur de notre Constitution spéciale.

2. " Que les élèves aient fait des processions impies, je le nie emphatiquement. Qu'on apporte des preuves. Il est arrivé une seule démonstration publique qu'on peut appeler malheureuse, plutôt due à la légerté qu'à la malice ; et elle a été reprim^ée sur le champ : que veut-on de plusl La conduite des élèves est excellente.

8," On avance que le Vice-Recteur, sous le nouveau régime, est presque sans pouvoir. Chose singulière, d'autres trouvent qu'il est trop puissant. Le fait est qu'il est

le lien nécessaire de la fédération universitaire à Montréal, et que, sans lui, l'Université Laval à Montréal ne peut pas plus marcher qu'un corps sans épine dorsale.

4.° Quant aux dissensions intestines qui existeraient au sein de l'administration, on ne peut apporter k l'appui de cette assertion que des rumeurs publiées dans les journaux, à dessein, par des personnes intéressées à créer une fausse impression. Qu'on lise les procès-verbaux des assemblées des Administrateurs et des Gouverneurs, au nombre de plus de quatre-vingt, et l'on verra que, dans l'administration, il n'a cessé de régner la meilleure bonne volonté et l'harmonie la plus parfaite.

XVI. — Conclusion. Nous n'avons pas la prétention d'avoii' atteint, dans notre oeuvre, la perfection; seulement, étant données les circonstances, nous croyons avoir réussi, même audelà de toute espérance, à établir légalement le mode d'être le meilleur.

Quand il y aura des améliorations k apporter, qu'on veille chercher le remède, non dans des récriminations inutiles, mais dans les moyens que nous donne la Constitution Jamdudum elle-même. Elle dit:

Les Evêques des deux Proviaces de Québec et de " Montréal se réuniront tous les ans pour prendre con- " naissance de l'enseignement et de la discipline de l'Uni- " versité, et ils détermineront d'un commun accord tout " ce qui sera jugé nécessaire suivant les temps et les cir- " constances. „

Dans le recours k l'épiscopat réuni des deux Provinces ecclésiastiques de Québec et de Montréal, se trouve la solution naturelle et efficace de toutes les difficultés universitaires.

XVn. — Par la démonstration et la réfutation qui précèdent, j'ose espérer avoir prouvé que tous, dans la Provinces ecclésiastique de Montréal, unis dans un même effort, Evêques, Prêtres, Laïques de bonne volonté, nous sommes à faire de l'Univôrsité Laval k Montréal une grande institution, qui n'est pas indigne des sympathies et des faveurs du Saint Siège.

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