‹ Mémoire sur les garanties de catholicité [microforme]Chapitre 12 sur 28 · RÉFUTATION · texte numérisé non relu

RÉFUTATION

des accusation * portées contre l'Université Laval il Montréal.

Après de pareils résultats, produits par le nouveau mode d'être de l'Université Laval à Montréal pour la protection des intérèts particuliers du district de Montréal et le plus grand avantage de l'Université Catholique en général an Canada, ilest bien facile de répondre aux accusations que l'on porte contre nous, accusations ordinairement indécises et indéterminées, souvent contradictoires, quelquefois aussi perfides qu'elles ont l'air anodin et benin.

À l'accusation formelle d'avoir violé les décrets romains et les droits de l'Université, je me trouve à avoir répondu plus haut, &mplement.

Aux accusations vagues, que les autorités religieuses à Montréal sont trop faibles et qu'elles ne répriment pas les désordres, que les éleves tont par la ville des processions impies, que le Vice-Recteur est presque sans pouvoir dans li nouvelle organisation, et qu'il Y règne des divisions intestines, je pourrais me contenter de les nier, m'appuyant sur l'axiome: god gratis affirmatur, gratis negatur, Cependant jy ferai, en quelques mots, la réponse suivante,

En quoi les autorités réligieuses ont-elles manque? je Pignore. Si c'est le cus. qu'on spécifie davantage et je suis pret à donner des explications. La chose serait-elle arrivée, que ce serait tout simplement une faiblesse, nne faute des personnes? mais cela n'attiquepuit en rien la valeur de notre Constitution, ni l'opportunité du mode d'être actuel de l'Université Laval à Montréal.

Que les élèves de l'Université à Montréal aient fait des processions impies, je le nie emphatiquement, et personne ne pourra prouver cet avancé, Qu'il v ait eu, quelques années passées, au plus fort de nos divisions, par les élèves d'une institution étrangère et rivale, contre ce qu'on appelait le monopole universitaire du Séminaire de Québec des processions de protestation malheureuses, très vrai: mais impies, jamais. Ces protestation bruvantes et publiques ont comple-

tement cessées depuis l'Union des deux Ecoles de Médecine: ce qui

prouve la sagesse des moyens de pacification auxquels nous avons eu l'ECOUrS,.

On à fait grand bruit du fait que, l'automne dernier, quelques

jours après mon départ pour Rome, un certain nombre d'étudiants

s'étaient rendus en corps au theatre: mais on s'est bien gardé de dire que, immédiatement, cet écart, plutôt dû à la légereté qu'à la malice, à été reprimé avec autant de prudence que de fermeté ; que la chose ne s'est plus répetée: que même ces étudiants ont renvoyé au directeur du théâtre les billets d'admission qu'ils en avaient reçus par faveur.

Croit-on que, à Montréal plus qu'ailleurs, il ne se présentera

jamais, au sein d'une nombreuse jeunesse, certaines choses à corriger ?

Voici du reste c& que m'écrivait, il y à à peine un mois, l'Assistant Vice-Recteur: “ Les élèves donnent parfaite satisfaction à leurs professeurs. Leur conduite est excellente. Ils tiennent à se respecter, On en fait ce qu'on veut. Tous les professeurs s'entendent bien, la paix règne. (Lettre du Rev. 4. G. Payette, A. V. R, à l'abbé JB. Proulx, 29 janvier 1895).

Quand on dit que le Vice-Recteur est presque sans pouvoir, on veut parler sans doute de l'état de choses qui existait avant le mode d'être actuel, alors que tous ses pouvoirs étaient déterminés par ce principe fondamental: * IL y aura à Montréal un Vice-Recteur rési- # dant, nommé par le Conseil Universitaire et approuvé par l'Evèqne * de Montréal, lequel Vice-Recteur suppléera le Recteur dans ladmission ou l'expulsion des étudiants. Cette surveillance est relative seulement à l'observation des reglements universitaires, attendu que, pour la conduite morale et religieuse, l'Evéque de Montréal v pour- * voiera entivrement. ,

Aujourd'hui le Vice-Recteur a les memes pouvoirs que du temps qu'il était nommé directement par le Conseil Universitaire: de plus, il est chargé par l'Evèque de Montréal de la conduite morale et religieuse des élèves: de plus, il représente l'Archevèque de Montréal ou les Evèques de li Province dans l'exercice des pouvoirs que la loi leur donne sur les reglements et les actes administratits du syndicat et des Facultés: de plus, d'après la loi elle-même, il est Gouverneur de droit. et “il est l'intermédiaire régulier entre la Corporation (des Administrateurs) et le Bureau des Gouverneurs, et entre là Corpora-

tion et les Facultés: il convoque les assemblées de la Corporation.

tient la correspondance officielle, et fait exécuter les reglements, \é-

cisions, et arrètés de la Corporation; il peut se nommer, de temps à autre, avec le concours du Vice-Chancelier, un assistant, qui le remplace, lorsqu'il est absent ou empêché d'agir ,, tellement qu'il est le lien nécessaire de la fédération universitaire à Montréal, et que, sans lui, l'Université Laval à Montréal ne peut pas plus marcher qu’un corps sans épine dorsale.

C'est tellement le cas que d'autres adversaires, qui appartiennent à un courant d'idées opposées, allant au delà de la vérité comme ceux dont je parle maintenant restent en deça, (mais êx medio stat virtus) reprochent au Vice-Recteur d’être un potentat, et ont pu écrire dans un journal public: “ C'est très vrai que la nouvelle Corporation “ n'est qu'un fantôme; que ce n'est pas une Corporation multiple, “ comme la loi le disait, mais bien une Corporation simple, dans la- “ quelle un membre est le grand tout, entouré de nombreux collègues, “ ornant ou, du moins, remplissant sa cour tout-à-fait impériale. , (Le Monde, 20 févier 1893).

Quant aux dissensions intestines qui existeraient au sein de l'Université Laval à Montréal, pour se convaincre de l'inanité de pareilles accusations, il suftit de lire les rapports ou procès-verbaux des diverses assemblées universitaires, depuis que l'administration actuelle est entrée en fonction. Ces rapports, au nombre de plus de quatre-vingt, ont été publiés dans les “ Actes des Administrateurs, Gouverneurs et Vice- Recteur de l'Université Laval à Montréal ,. Bien des questions délicates ont eu à être réglées; cependant, en parcourant ces rapports, on verra que, dans l'administration, il n'a cessé de régner la meilleure bonne volonté et l'harmonie la plus parfaite.

On a fuit circuler dans les journaux, je le sais, bien des rumeurs: mais ce n'est pas là une preuve. Le papier souttre tout.

“ Mentez, mentez, disait Voltaire à ses disciples, il en restera toujours quelque chose. ,; Publiez dans les journaux des rumeurs, il en reste toujours aussi quelque chose.

Où vous n'avez pas connaissance de l'article, vous qui êtes attaque, et il demeure sans rétutation; ou l'ayant lu, vous jugez à propos de ne pas le réfuter, parce que votre temps est pris par des occupations plus pressantes, ou bien parce que ce serait donner trop d'importance à des hommes qui veulent pécher en euu trouble; ou, si vous le réfutez, la réfutation ne tombe pas sous les yeux de ceux qui ont vu ces attaques indirectes, Et, tout le temps, le mal est fait.

L'Université Laval à Montréal connait cette guerre de guerrilas ;

chaque fois qu'il se présente pour elle le règlement de quelque question grave, soit à Montréal, soit à Québec, soit à Rome, on peut être certain de voir tomber dans les journaux toute une avalanche de petits articles insidieux, sans signature: le fait, non du grand public intelligent à Montréal qui est loin d'etre contre nous, mais de quelques hommes, qui se cachent derrière leur armure d'anonyme, n'ayant pas le courage d'exposer leurs opinions visière découverte. Pour plus d'informations, je renvoie à un opuscule, qui est annexé à ce Mémoire, et qui est intitulé “ Notes et explications sur

certaines correspondances dans les journaux ,.

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