LIVRE I, CH. V. — LA CROIX A PARIS
fille, Mu* de Brissac; toutes ces reliques sont munies de leurs authentiques.
Elles portent d’ailleurs en elles-mêmes un espèce de certificat d’origine, car elles proviennent bien d’un même bois qui est du conifère ; la couleur est blondroux, avec veines plus foncées.
Le morceau appartenant à Mllc de Brissac a 28ram sur 7"™ & 3“"" d’épaisseur, & cube 588"'"'
Le second, à M™e la marquise de Biencourt, a 34™ sur 6mia & 3““,
& cube 612
Le troisième, à Mmc la duchesse de la Châtre, en forme de croix, d’un développement de 45""" sur 1/2““' & 2"™ d’épais., a un volume de. 225
En tout. . . . 142$™
Ces dames ont toutes eu la bonté de me permettre de dessiner ces reliques sous leurs yeux.
1 6“ M. l’abbé Labouderie avait reçu de Grégoire le conventionnel un morceau de la vraie croix, il en donna une portion à l’église de Chaîin argues, & l’autre à M"1* la baronne Mou nier W.
17° Une daine pieuse avait fait cadeau d’un beau crucifix en bronze à Mr de Quélen, archevêque de Paris. Ce prélat, pour lui donner une destination sainte, fit placer dans le pied une relique insigne de la vraie croix détachée d’un des morceaux de Notre-Dame. A sa mort la relique passa à Mgr Surat qui avait été son secrétaire pendant de longues années, puis son légataire universel, & qui en est actuellement possesseur.
Deux morceaux placés en croix ont ensemble environ 5o""n de développement & 4'™ de largeur. J’évalue leur volume à 200"1"1.
En résumé, d’après ce qui précède on peut faire des reliques de Paris le tableau suivant, qui prouve que cette ville possédait, du temps de saint Louis, plus de reliques de la vraie croix qu’on n’en retrouve aujourd’hui dans le monde entier!
(1) Voir Chalinargues, Pièces justificatives.