‹ Memoire sur les instruments de la passion de N.-S. J.-CChapitre 133 sur 317 · ESPAGNE · texte numérisé non relu

ESPAGNE

L’histoire, qui nous montre beaucoup de reliques de la Passion en Italie, en France, en Allemagne, ne parle pas de l’Espagne. La source la plus abondante, surtout pour la France, a été les croisades; mais, à cette époque, les Espagnols avaient à lutter contre les infidèles, en leur faisant la guerre sur le sol même de la

(1) M. le chanoine Dehaerne.

(2) M- Bechune.

patrie, qu’ils ne pouvaient abandonner. On ne doit donc pas en trouver beaucoup dans ce noble & malheureux pays. Les auteurs spéciaux, comme Costadoni, Rocca, Gretser, Richa, &c., qui nous donnent de si précieux renseignements sur Venise, Rome, l’Allemagne, &c., manquent à l’Espagne, parce qu’il n’y avait probablement rien à en dire. L’appel que j’ai fait à NN. SS. les évêques ne m’a presque rien donné. Un savant jésuite français, le père Pierrard, qui a beaucoup voyagé dans la Péninsule, ne m’a non plus rien signalé. Enfin, l’indigence des grandes reliques en Espagne apparaît dans l’envoi d’un simulacre du vrai clou que saint Charles Borromée fit au roi Philippe II. Je transcris ici les rares indications que j’ai pu recueillir.

A Manresa il existe un fragment de la couronne d’épines, du bois de la crèche, de la vraie croix, de la tunique de Notre-Seigneur.

A Séville. — Une portion du titre.

A Burgos. — Au couvent de Las Huelgas, à Burgos, des reliques données par saint Louis.

A I’Escurial. — A Saint-Laurent de l’Escurial, un clou, probablement celui que saint Charles Borromée envoya à Philippe II, & un morceau de la vraie croix donné en 1749 par le roi de France.

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